En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 690.78 PTS
+0.56 %
5 654.50
+0.07 %
SBF 120 PTS
4 485.48
+0.47 %
DAX PTS
12 468.01
+0.08 %
Dowjones PTS
26 935.07
-0.59 %
7 823.55
-0.99 %
1.102
+0.00 %

Hong Kong: reprise des heurts après 10 jours d'accalmie

| AFP | 405 | Aucun vote sur cette news
Des policiers anti-émeutes tirent des gaz lacrymogènes contre des manifestants? le 24 août 2019 à Hong Kong
Des policiers anti-émeutes tirent des gaz lacrymogènes contre des manifestants? le 24 août 2019 à Hong Kong ( Lillian SUWANRUMPHA / AFP )

C'est la fin d'une relative accalmie de 10 jours à Hong Kong: la police de l'ex-colonie britannique a utilisé samedi des gaz lacrymogènes et chargé des manifestants radicaux prodémocratie qui avaient lancé des projectiles.

Cette région semi-autonome du sud de la Chine connaît depuis juin sa plus grave crise politique depuis sa rétrocession en 1997. Des actions quasi quotidiennes sont organisées pour dénoncer notamment le recul des libertés et l'ingérence jugée grandissante de Pékin.

Alors qu'à la suite de graves dérapages, les manifestations étaient depuis plus d'une semaine redevenues pacifiques, la tension est remontée d'un cran samedi dans le quartier populaire de Kwun Tong, dans l'est de la partie continentale de Hong Kong.

Après avoir défilé dans le quartier, des milliers de manifestants vêtus de noir et portant pour beaucoup des masques à gaz et des casques de chantier ont été bloqués par des dizaines de policiers antiémeute.

Les protestataires ont érigé en travers d'une rue une barricade faite de barrières en plastique utilisées pour la circulation et de tiges de bambous servant à fabriquer les échafaudages dans le BTP.

Des inscriptions "Chinazi" apparaissaient sur les murets de béton séparant les deux voies de cette artère.

Des policiers anti-émeutes arrêtent un manifestan, le 24 août 2019 à Hong Kong
Des policiers anti-émeutes arrêtent un manifestan, le 24 août 2019 à Hong Kong ( Lillian SUWANRUMPHA / AFP )

De nombreuses insultes fusaient des rangs des manifestants en direction des policiers, au centre depuis des semaines de l'ire des contestataires, ceux-ci l'accusant de violences.

Après quelques heures de face-à-face, des radicaux ont commencé à jeter des bouteilles sur les forces de l'ordre, ou à leur tirer dessus au lance-pierre. La riposte ne s'est pas faite attendre, la police chargeant en tirant aussi des grenades lacrymogènes, qui n'avaient plus été employées depuis 10 jours.

Pavés déterrés

Plusieurs manifestants ont été arrêtés, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Après des semaines de mobilisation essentiellement pacifique, les manifestations avaient dégénéré fin juillet et début août en des affrontements entre radicaux jetant des pierres ou des briques et les forces de l'ordre faisant un usage massif de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc.

Il y a en outre eu le tabassage, à l'aéroport de Hong Kong, de deux Chinois du continent soupçonnés d'être des espions à la solde de Pékin. L'incident a généré de la part des autorités chinoises des accusations de terrorisme et des menaces croissantes d'intervention de l'armée.

Des policiers anti-émeutes arrêtent une manifestante, le 24 août 2019 à Hong Kong
Des policiers anti-émeutes arrêtent une manifestante, le 24 août 2019 à Hong Kong ( Anthony WALLACE / AFP )

Dimanche dernier, en réponse, une grande marche pacifique a été organisée dans l'ex-colonie britannique, rassemblant 1,7 million de personnes selon ses organisateurs.

"Le pacifisme ne résoudra pas le problème", rétorquait samedi un des manifestants se faisant appeler Ryan.

La mobilisation est partie en juin du rejet d'un projet de loi de l'exécutif local soutenu par Pékin, qui visait à autoriser les extraditions vers la Chine continentale.

Des manifestants prodémocratie érigent une barricade dans une rue de Hong Kong, le 24 août 2019
Des manifestants prodémocratie érigent une barricade dans une rue de Hong Kong, le 24 août 2019 ( Lillian SUWANRUMPHA / AFP )

Le mouvement a depuis considérablement élargi ses revendications.

Les manifestants ont cinq demandes fondamentales, parmi lesquelles l'abandon total du projet de loi sur les extraditions, la démission de la cheffe de l'exécutif Carrie Lam et une enquête sur l'usage de la force par la police.

A la nuit tombée samedi, des manifestants déterraient des pavés et accrochaient ensemble des barrières métalliques, visiblement désireux de continuer à en découdre avec la police.

'Aucun avenir'

"C'est le gouvernement qui a refusé le dialogue avec les manifestants", a déclaré à l'AFP un protestataire souhaitant garder l'anonymat.

"Je ne vois aucun avenir avec ce régime, c'est pour cela que je suis désormais de plus en plus en première ligne lors des manifestations."

Des manifestants prodémocratie défilent dans les rues de Hong Kong, le 24 août 2019
Des manifestants prodémocratie défilent dans les rues de Hong Kong, le 24 août 2019 ( Anthony WALLACE / AFP )

De nombreux contestataires faisaient part samedi à l'AFP de leur exaspération.

"Les jeunes qui sont dehors mettent leur avenir en jeu, et ce pour Hong Kong", s'est emporté Dee Cheung, 65 ans.

"Nous ne sommes pas d'accord avec tout ce qu'ils font, notamment avec ceux qui chargent la police. Mais il faut aussi se poser la question des raisons pour lesquelles ils font ça."

De son côté, la famille de Simon Cheng, l'employé du consulat de Grande-Bretagne qui avait été arrêté en Chine continentale, a annoncé samedi qu'il était rentré à Hong Kong.

Les relations sino-britanniques sont tendues depuis le début de la contestation en juin, Pékin accusant Londres d'ingérence dans ses affaires intérieures.

Le gouvernement chinois avait indiqué que l'employé consulaire faisait l'objet d'un placement en détention administrative de 15 jours, sans en donner les raisons.

La presse chinoise avait rapporté que la cause de cette arrestation était le fait que M. Cheng ait "sollicité des prostituées". Sa famille avait dénoncé des accusations "montées de toutes pièces".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE DE BOURSE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 23 septembre 2019

CODE OFFRE : RENTREE19

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE19 lors de votre ouverture de compte.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/09/2019

L'impact financier représente une charge annuelle d'environ 65 ME...

Publié le 20/09/2019

Les travaux de finalisation des comptes semestriels d'Amoeba sont en cours...

Publié le 20/09/2019

Le groupe se positionnera sur la reprise de nouveaux casinos dans les prochaines années...

Publié le 20/09/2019

Le chiffre d'affaires de Soditech s'établit à 2,32 ME...

Publié le 20/09/2019

Ipsen présentera de nouvelles données dans le cadre de la 13e conférence annuelle de l'International Liver Cancer Association (ILCA 2019)...