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Soudan: grande manifestation à Khartoum pour maintenir la pression sur les militaires

| AFP | 251 | 1 par 1 internautes
Des manifestants venus des montagnes de Nubie défilent à Khartoum, le 1er mai 2019
Des manifestants venus des montagnes de Nubie défilent à Khartoum, le 1er mai 2019 ( - / AFP )

Les manifestants sont attendus en grand nombre jeudi après-midi à Khartoum pour "une marche d'un million" de personnes à l'appel des meneurs de la contestation qui maintiennent la pression sur les militaires alors que les négociations sur un transfert du pouvoir aux civils piétinent.

Le Soudan est le théâtre depuis décembre d'un mouvement de contestation populaire inédit, déclenché par le triplement du prix du pain et qui a conduit le 11 avril à la destitution par l'armée du président déchu Omar el-Béchir, aujourd'hui incarcéré.

Les manifestants, qui tiennent un sit-in depuis le 6 avril devant le QG de l'armée à Khartoum, réclament désormais au Conseil militaire de transition le transfert immédiat du pouvoir à un gouvernement civil.

Les discussions entre les deux camps achoppent depuis plusieurs jours notamment sur la composition d'un Conseil conjoint qui inclurait des civils et des militaires et remplacerait le Conseil militaire au pouvoir.

Devant le QG de l'armée et sous une chaleur écrasante, les contestataires scandaient jeudi "Que tu chutes ou non, nous resterons", en référence au Conseil militaire, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des chants révolutionnaires résonnaient à travers des enceintes, dans une ambiance festive, et des volontaires distribuaient de l'eau.

La plupart des manifestants sont attendus pour la "marche du million" plus tard dans la journée, en raison notamment des températures très élevées.

"Nous espérons que la marche attire d'immenses foules aujourd’hui", a déclaré jeudi à l'AFP Ahmed al-Rabia, l'un des meneurs de la contestation, qui participe aux discussions avec les autorités militaires.

Selon lui, aucune date n'a encore été fixée pour de prochaines discussions avec le Conseil militaire.

Les meneurs de la contestation et les militaires se sont mis d'accord samedi sur la création d'un Conseil conjoint qui remplacerait le Conseil militaire de transition.

Mais des désaccords persistent sur sa composition, faisant monter les tensions cette semaine.

Les représentants de la contestation proposent un conseil de 15 membres, dont huit civils, tandis que l'armée veut un conseil de 10 membres, dont sept militaires.

Mardi, le général Salah Abdelkhalek, membre du Conseil militaire, a annoncé que le chef de cette instance, Abdel Fattah al-Burhane, serait "le chef du (futur) Conseil souverain".

Fer de lance de la contestation, l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC) a alors accusé les militaires de "ne pas envisager sérieusement de céder le pouvoir au peuple" et appelé "à une marche d'un million (de manifestants) le 2 mai" pour réclamer un pouvoir civil.

"Chercher les ennuis"

Le Conseil militaire a auparavant prévenu qu'il ne laisserait pas le chaos s'installer et exhorté les manifestants à retirer les barricades installées et à rouvrir les routes et ponts bloqués aux alentours du QG de l'armée.

Mardi, la situation s'est d'autant plus tendue que les militaires ont annoncé la mort de six membres des forces de sécurité, tués dans des heurts avec les manifestants à travers le pays.

La contestation au Soudan
La contestation au Soudan ( Gal ROMA / AFP )

"Le Conseil militaire maintient que le Conseil (conjoint) souverain devrait être dirigé par les militaires avec une représentation civile", a accusé ce jour-là Mohammed Naji al-Assam, un dirigeant de l'Association des professionnels soudanais (SPA), qui fait partie de l'ALC.

Le leader d'opposition et ancien Premier ministre soudanais Sadek al-Mahdi dans sa résidence à Omdourman, le 1er mai 2019
Le leader d'opposition et ancien Premier ministre soudanais Sadek al-Mahdi dans sa résidence à Omdourman, le 1er mai 2019 ( OZAN KOSE / AFP )

Les militaires, selon lui, cherchent à "accroître leurs pouvoirs quotidiennement".

Mais, dans une interview mercredi à l'AFP, Sadek al-Mahdi, le leader de l'opposition, a mis en garde les meneurs de la contestation contre toute tentative de leur part de provoquer les militaires.

Cet ancien Premier ministre, évincé du pouvoir en 1989 par le coup d'Etat mené par Omar el-Béchir avec le soutien des islamistes, a assuré que le Conseil militaire n'allait pas tarder à transférer le pouvoir aux civils.

"Si nous provoquons (...) les forces armées qui ont contribué au changement, cela revient à chercher les ennuis", a-t-il ajouté.

Le chef-adjoint du Conseil militaire, Mohamad Hamdan Daglo, avait affirmé que les militaires au pouvoir étaient investis dans les négociations mais qu'ils ne laisseraient pas le chaos s'installer.

Pour sa part, le général Chamseddine Kabbachi, porte-parole du Conseil militaire, a fait état de "pillages, de violences sur des citoyens, de routes bloquées, d'attaques contre les forces de sécurité".

"Les forces armées doivent rester au sein du Conseil souverain" conjoint en raison des tensions que traversent le pays, a affirmé mardi M. Kabbachi.

Le Conseil militaire de transition, composé de dix membres, a jusque-là résisté aux appels à céder le pouvoir et les manifestants, qui ont reçu le soutien de Washington, les ont accusé de ne pas être si différents de l'ancien régime.

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