En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 378.85 PTS
-0.07 %
5 376.50
+0.08 %
SBF 120 PTS
4 257.86
-0.08 %
DAX PTS
11 549.96
-0.46 %
Dowjones PTS
25 918.62
+0.67 %
7 452.33
+0.97 %
1.135
-0.66 %

Nouvelle-Zélande : l'auteur du carnage de Christchurch inculpé pour meurtre

| AFP | 976 | 2.60 par 5 internautes
Brenton Tarrant, un extrémiste de droite qui a fait un carnage dans deux mosquées de Christchurch, comparaît au tribunal, le 16 mars 2019 en Nouvelle-Zélande
Brenton Tarrant, un extrémiste de droite qui a fait un carnage dans deux mosquées de Christchurch, comparaît au tribunal, le 16 mars 2019 en Nouvelle-Zélande ( Mark Mitchell / POOL/AFP )

L'extrémiste australien Brenton Tarrant a fait samedi avec la main le signe de reconnaissance des suprémacistes blancs devant le tribunal néo-zélandais qui l'inculpait de meurtre, au lendemain de son carnage dans deux mosquées de Christchurch, où 49 fidèles ont été tués.

L'ex-instructeur de fitness de 28 ans, "fasciste" autoproclamé, est globalement resté impassible lorsque son inculpation lui a été notifiée, lors d'une brève audience à laquelle seule la presse était admise pour raisons de sécurité.

Debout dans la tenue blanche des prisonniers, menotté et flanqué de deux policiers, il a cependant fait de la main droite le signe "OK" en joignant le pouce et l'index, un symbole utilisé à travers le monde par les adeptes du suprémacisme blanc.

Il restera en détention jusqu'à une prochaine audience fixée au 5 avril.

"Monstrueux"

Cette tragédie a provoqué une onde de choc en Nouvelle-Zélande, un pays de cinq millions d'habitants dont 1% se disent musulmans, connu pour sa douceur de vivre, sa tradition d'accueil et sa faible criminalité.

Photo diffusée par le bureau de la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern la montrant à Christchurch le 16 mars 2019
Photo diffusée par le bureau de la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern la montrant à Christchurch le 16 mars 2019 ( - / OFFICE OF PRIME MINISTER OF NEW ZEALAND/AFP )

Près du tribunal, le fils de Daoud Nabi, un Afghan de 71 ans tué, demande justice: "C'est monstrueux. Cela dépasse l'imagination".

Coiffée d'un foulard noir, la Première ministre Jacinda Ardern est allée samedi à la rencontre des rescapés et des familles dans une université où a été installé un centre d'information.

Sahra Ahmed, une Néo-Zélandaise d'origine somalienne, s'est dite émue par son geste: "Ça me touche beaucoup, c'est une façon de dire: je suis avec vous".

Des gerbes de fleurs en hommage aux victimes du carnage dans deux mosqués de Christchurch, le 16 mars 2019 en Nouvelle-Zélande
Des gerbes de fleurs en hommage aux victimes du carnage dans deux mosqués de Christchurch, le 16 mars 2019 en Nouvelle-Zélande ( TESSA BURROWS / AFP )

"Nous aimons toujours ce pays", a lancé de son côté Ibrahim Abdul Halim, imam de la mosquée de Linwood, l'une des cibles du tueur. Les extrémistes ne parviendront "jamais à entamer notre confiance".

Bien que nombre de commerces soient restés fermés samedi et que beaucoup d'habitants aient choisi de rester chez eux, des bouquets s'empilaient près d'un mémorial improvisé proche de la mosquée al-Nour, l'autre lieu de culte visé.

"Je suis désolé que vous ne soyez pas en sécurité ici. Nos cœurs sont brisés par vos pertes", pouvait-on lire sur un mot déposé près des fleurs.

Elan de solidarité

Dans tout le pays, un élan de solidarité interconfessionnelle a été observé, avec des millions de dollars de dons, des achats de nourriture halal pour les victimes. Des Néo-Zélandais se proposent même d'accompagner les musulmans qui auraient peur de sortir.

Attaques de mosquées en Nouvelle-Zélande
Attaques de mosquées en Nouvelle-Zélande ( Vincent LEFAI / AFP )

"Mes enfants ont peur mais il faut faire front, en tant que communauté", confie Azan Ali, 43 ans, d'origine fidjienne, qui était dans la mosquée de Linwood avec son père au moment de l'attaque.

41 personnes ont péri à la mosquée al Nour et sept autres à Linwood. Une 49ème victime a succombé à l'hôpital. 39 blessés sont toujours hospitalisés, dont un garçon de deux ans et une fillette de quatre ans.

Les victimes venaient des quatre coins du monde musulman, a souligné Jacinda Ardern. Quatre Egyptiens, un Saoudien, un Indonésien, quatre Jordaniens et six Pakistanais figurent parmi les victimes.

Mme Ardern a précisé que le tireur avait amassé un arsenal et obtenu en novembre 2017 un permis de port d'armes. Elle a promis des réformes: "Je peux vous garantir que nos lois sur les armes vont changer".

Manifeste

Un homme allume des bougies pour rendre hommage aux 49 victimes de l'attaque de deux mosquées à Christchurch, le 16 mars 2019
Un homme allume des bougies pour rendre hommage aux 49 victimes de l'attaque de deux mosquées à Christchurch, le 16 mars 2019 ( Anthony WALLACE / AFP )

Au moins deux armes semi-automatiques, vraisemblablement des AR-15, et deux fusils ont été utilisés par le tireur. Certaines armes avaient été modifiées pour être plus efficaces.

Avant de passer à l'action, l'homme, qui se présente comme un blanc de la classe ouvrière aux bas revenus, a publié sur Twitter un "manifeste" raciste de 74 pages, intitulé "Le grand remplacement", en référence à une théorie complotiste populaire dans les milieux d'extrême droite selon laquelle les "peuples européens" seraient "remplacés" par des populations non-européennes immigrées.

Le manifeste détaille deux années de radicalisation et de préparatifs. L'auteur affirme que les facteurs déterminants dans sa radicalisation ont été la défaite à la présidentielle française de 2017 de la dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen et la mort de la petite Ebba Åkerlund à 11 ans dans l'attaque au camion-bélier de 2017 à Stockholm.

- Deuil -
- Deuil - ( Anthony WALLACE / AFP )

Il dit avoir choisi pour cible la Nouvelle-Zélande pour montrer "qu'aucun endroit au monde n'est épargné, les envahisseurs sont partout sur nos terres, aucune place même la plus reculée n'est sûre". Il y rend aussi hommage au président américain Donald Trump.

Brenton Tarrant a diffusé en direct sur les réseaux sociaux les images du carnage, où on le voit passer de victime en victime, tirant sur les blessés à bout portant alors qu'ils tentent de fuir.

Les comptes Twitter, Instagram et Facebook où ont été publiés la vidéo, les photos et le manifeste ont été suspendus.

"Pas repéré"

Le commissaire Mike Bush a salué "la grande bravoure" des policiers et citoyens ordinaires "qui se sont mis en danger" pour arrêter le tireur, appréhendé 36 minutes après les premiers appels à la police.

Deux autres hommes sont en garde à vue, mais leur lien avec l'attaque n'est pas clair. L'un des deux, Daniel Burrough, 18 ans, a été inculpé pour incitation à la haine.

Mme Ardern a indiqué que Tarrant "n'avait pas été repéré pour son extrémisme par les renseignements ou la police".

"J'ai demandé à nos agences ce matin (samedi) de travailler rapidement pour déterminer s'il y a une activité quelconque sur les médias sociaux ou autre qui aurait dû provoquer une réaction", a-t-elle dit, en précisant que ces questions seraient l'objet d'une réunion du gouvernement lundi.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
5 avis
Note moyenne : 2.60
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 15 avril 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/03/2019

Poxel a généré en 2018 un bénéfice net de 13,5 millions d’euros, contre une perte nette de 22,3 millions d’euros en 2017. Dans le même temps, le chiffre d’affaires de la société…

Publié le 21/03/2019

Année solide malgré une provision pour prime...

Publié le 21/03/2019

Le chiffre d'affaires d'Esker pour l'exercice 2018 progresse de +14,2% et de +16% à taux de change et périmètre constants pour s'établir à 86,9 ME...

Publié le 21/03/2019

26,2 ME de trésorerie...

Publié le 21/03/2019

Au 31 décembre 2018, le Chiffre d'affaires de Réalités s'établit à 133,6 ME en progression de +3,6% par rapport à 2017...