5 390.46 PTS
+0.20 %
5 383.50
+0.18 %
SBF 120 PTS
4 288.02
+0.14 %
DAX PTS
13 059.84
+0.39 %
Dowjones PTS
23 557.99
+0.14 %
6 409.29
+0.36 %
Nikkei PTS
22 550.85
+0.12 %
Suivez-nous sur Facebook
Suivez-nous sur Google +
Suivez-nous sur Twitter
Suivez-nous sur Youtube

Fusillade au Texas: le portable du tueur inaccessible aux enquêteurs

| AFP | 246 | 4 par 1 internautes
Des personnes déposent des fleurs et des messages près de la First Baptist Church, après une fusillade meurtrière, le 7 novembre 2017 à Sutherland Springs, au Texas
Des personnes déposent des fleurs et des messages près de la First Baptist Church, après une fusillade meurtrière, le 7 novembre 2017 à Sutherland Springs, au Texas ( Mark RALSTON / AFP )

Le FBI a admis mardi être incapable de décrypter le téléphone portable de l'auteur de la tuerie du Texas, un premier obstacle dans une enquête "complexe" sur les mobiles de Devin Kelley, qui avait des antécédents de troubles mentaux.

Il a notamment contacté son père pendant sa fuite après avoir ouvert le feu dimanche sur des fidèles rassemblés dans l'église de Sutherland Springs, tuant 25 paroissiens, dont une femme enceinte et des enfants en bas âge, et en blessant 20, selon les autorités.

La police avait auparavant évoqué la piste d'un "différend familial", notamment avec sa belle-mère à qui il avait envoyé des messages de menaces.

"Cela souligne un problème auquel nous avons déjà été confrontés avec les avancées de la technologie pour ces téléphones et l'encryptage", a expliqué Christopher Combs, responsable de l'enquête pour le FBI. Il a refusé de confirmer que le téléphone du tueur était un iPhone.

L'auteur de la fusillade de Sutherland Springs, Devin Patrick Kelley, sur des photos publiées sur les réseaux sociaux
L'auteur de la fusillade de Sutherland Springs, Devin Patrick Kelley, sur des photos publiées sur les réseaux sociaux ( - / OFF/AFP/Archives )

Apple, s'était retrouvé au centre d'un bras de fer avec la justice américaine en refusant d'aider la police à accéder au contenu crypté du téléphone d'un des auteurs de l'attentat de San Bernardino en Californie (14 morts le 2 décembre 2015).

Le FBI voulait déterminer ses liens éventuels avec le groupe Etat islamique mais, pour le constructeur, cela mettrait en péril la protection des données de centaines de millions d'utilisateurs d'iPhone.

Le FBI avait finalement réussi à déverrouiller l'appareil grâce à des prestataires extérieurs.

M. Combs a assuré mardi que le FBI réussirait à terme à débloquer le téléphone car le Bureau avait "des partenaires avec lesquels nous travaillons".

Les policiers, qui soulignent que la scène de crime est "vaste et complexe", ont également confirmé que le tueur ne figurait pas dans les bases de données des individus interdits d'acheter une arme.

Un agent du FBI passe à côté d'une porte criblée d'impacts de balles à la First Baptist Church, le 7 novembre 2017 à Sutherland Springs, au Texas
Un agent du FBI passe à côté d'une porte criblée d'impacts de balles à la First Baptist Church, le 7 novembre 2017 à Sutherland Springs, au Texas ( MARK RALSTON / AFP )

L'armée de l'Air a admis lundi que Kelley n'avait pas été inscrit au registre du Centre national d'information criminelle (NCIC) après avoir été condamné par une cour martiale pour violences conjugales. Cette inscription aurait dû lui interdire d'acheter ou de posséder une arme à feu.

- 'Un danger pour lui-même' -

La tuerie, la pire dans l'histoire du Texas, n'a que timidement relancé le débat sur la circulation des armes à feu, surtout dans un Etat où la majorité de la population est favorable au port d'arme.

"Je suis une fière propriétaire d'arme et j'en ai toujours une sur moi. Et je suis contente d'en avoir, quand ce genre de choses arrive ", a assuré à l'AFP Stephanie Perkovich, 33 ans, qui habite La Vernia, à 10 kilomètres du lieu de la tuerie.

Le président Donald Trump a aussi écarté la question du port d'arme, évoquant un "problème" de "santé mentale".

Selon des médias américains, Devin Kelley avait effectivement été interné dans une clinique psychiatrique en 2012 après avoir proféré des menaces de mort.

Kelley, à l'époque caporal accusé de violences contre sa femme et son beau-fils, avait été arrêté dans la gare routière d'El Paso (Texas, sud) en juin 2012, selon un rapport de police révélé par une télévision de Houston.

Il venait de s'échapper d'une clinique de Santa Teresa (Nouveau Mexique), à une vingtaine de kilomètres de là, où il avait été interné pour avoir proféré des menaces de mort à l'encontre de ses supérieurs.

Le Pentagone a refusé de confirmer, indiquant à l'AFP que le ministère ne faisait aucun commentaire sur un éventuel problème psychologique d'un militaire.

Selon un témoin ayant signalé la disparition de Kelley, celui-ci, alors âgé de 21 ans, "souffrait de problèmes psychologiques et voulait s'enfuir" de la clinique.

Le militaire représentait "un danger pour lui-même et pour les autres" car il avait tenté d'introduire des armes sur la base où il était stationné et "voulait mettre à exécution (ses) menaces de mort".

Décrit comme un homme inquiétant à la vie personnelle ratée, Devin Kelley avait été recruté en 2010 par l'armée comme logisticien.

Deux ans plus tard, il a été traduit en cour martiale pour des violences à l'encontre de son épouse et pour avoir fracturé le crâne du jeune enfant de celle-ci. La femme a demandé le divorce cette même année. Le caporal a été condamné à un an de détention. Il a aussi été dégradé et renvoyé des rangs de l'US Air Force.

Il s'était remarié et résidait à New Braunfels, à une cinquantaine de kilomètres de Sutherland Springs. L'ancien soldat exposait ses frustrations sur les réseaux sociaux, prenant pour cible la religion, l'Eglise et les croyants.

 ■

Copyright © 2017 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE BOURSE DU MOMENT

Jusqu'à
1000 € OFFERTS

sur vos frais de courtage !*

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 30 novembre 2017

CODE OFFRE : RENTREE17

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : RENTREE17 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/11/2017

      CASINO, GUICHARD-PERRACHON Société anonyme au capital de 169 825 403,88 EUR Siège social : 1, Cours Antoine Guichard 42000 SAINT-ETIENNE 554 501 171 R.C.S.…

Publié le 24/11/2017

Le nombre de demandeurs d’emploi en catégories A, B, C a progressé de 100 en octobre par rapport à septembre en France, à 5 616 000 personnes, a annoncé le Ministère du travail. Il a…

Publié le 24/11/2017

  ACANTHE DEVELOPPEMENT Société Européenne au capital de 19 991 141 euros Siège social : 2 rue de Bassano - 75116 PARIS RCS PARIS 735 620 205 - SIRET 735 620 205 00121…

Publié le 24/11/2017

Fouad Chéhady est nommé responsable de la Transformation et de l’Excellence opérationnelle, membre du comité exécutif de Natixis. Il est rattaché à Laurent Mignon, Directeur général de…

Publié le 24/11/2017

Saint-Gobain a acquis 90% des actions d'Isoroc Pologne ainsi que la marque Isoroc en Europe. Saint-Gobain détient déjà la société Isoroc Russie et la marque correspondante depuis 2016. Isoroc…

CONTENUS SPONSORISÉS