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Bataille judiciaire autour d'une femme que l'administration Trump veut exécuter mardi

| AFP | 555 | 3.50 par 4 internautes
La prison fédérale de Terre Haute, dans l'Indiana, le 25 juillet 2019
La prison fédérale de Terre Haute, dans l'Indiana, le 25 juillet 2019 ( SCOTT OLSON / Getty/AFP/Archives )

Une bataille judiciaire était engagée mardi pour décider du sort d'une Américaine que l'administration de Donald Trump entend exécuter avant de quitter le pouvoir, malgré les doutes sur son état mental.

Si l'administration républicaine l'emporte, Lisa Montgomery, 52 ans, recevra une injection létale mardi soir à Terre-Haute, dans l'Indiana, et deviendra la première femme exécutée par les autorités fédérales depuis 1953.

Si l'administration échoue, elle échappera sans doute à l'application de sa peine puisque le président élu Joe Biden, qui prêtera serment le 20 janvier, est un opposant à la peine capitale et a promis des réformes.

Les avocats de Lisa Montgomery ne nient pas la gravité de son crime: en 2004, elle a tué une femme enceinte de huit mois afin de lui voler son foetus qui a, lui, survécu.

Elle avait repéré sa victime sur internet et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un chiot. Sur place, elle l'avait étranglée, lui avait ouvert l'utérus, avait pris le bébé et avait abandonné la jeune femme baignant dans une mare de sang.

Mais ses défenseurs estiment qu'elle souffre de troubles mentaux sévères, conséquences de violences et viols en réunion subis dans son enfance. Selon eux, elle ne comprend pas le sens de sa peine, une condition indispensable pour procéder à une exécution.

Lundi soir, un juge fédéral leur a accordé une victoire d'étape, ordonnant de surseoir à son exécution, le temps d'évaluer son état mental.

Les éléments transmis à la Cour semblent indiquer que "Mme Montgomery est si éloignée de la réalité qu'elle ne peut pas comprendre rationnellement le motif de l'administration pour son exécution", a estimé le juge Patrick Hanlon.

"Course folle"

Le ministère de la Justice a immédiatement fait appel, dénonçant une manoeuvre dilatoire. "Elle n'a pas introduit de recours avant le 8 janvier", écrivent ses avocats, en estimant que "les centaines de pages de documents fournis n'atteignent pas le seuil requis pour démontrer son incompétence".

Quelle que soit la décision de la Cour d'appel, il est probable que le perdant saisisse la Cour suprême des Etats-Unis et qu'elle tranche in extremis.

Fervent partisan de la peine capitale, comme ses électeurs les plus conservateurs, Donald Trump a par ailleurs ignoré une demande de clémence adressée par les partisans de Lisa Montgomery.

Malgré le recul de la peine capitale aux Etats-Unis et dans le monde, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu.

Dix Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute et l'administration Trump prévoit, outre Mme Montgomery, d'exécuter deux hommes noirs cette semaine.

"Dans les dernières heures de la présidence Trump, il y a une course folle pour exécuter des gens qui sont dans les couloirs de la mort depuis des années voire des décennies. C'est insensé", a dénoncé lundi sur la radio NPR le sénateur démocrate Dick Durbin, en annonçant l'introduction d'une loi visant à mettre un terme aux exécutions fédérales.

Les démocrates ayant repris le contrôle du Sénat, il est possible qu'elle soit adoptée une fois que Joe Biden aura pris ses fonctions.

"Odeur de la sueur"

Lisa Montgomery, le 20 décembre 2004  à Kansas City
Lisa Montgomery, le 20 décembre 2004 à Kansas City ( - / Wyandotte County Sheriff's Department/AFP/Archives )

D'anciens gardiens du pénitencier de Terre-Haute ont de leur côté écrit au ministère de la Justice pour demander de reporter ces exécutions "jusqu'à ce que le personnel pénitencier soit vacciné contre le Covid-19".

Entre les bourreaux, les gardiens, les témoins, les avocats... une exécution mobilise en effet des dizaines de personnes dans un environnement clos, propice à la propagation du virus. Pour cette raison, les Etats américains, y compris le très répressif Texas, ont suspendu les exécutions depuis des mois.

A contre-courant, l'administration de Donald Trump a au contraire affiché sa détermination à procéder au maximum d'exécutions, avant de quitter le pouvoir.

Dans un communiqué cinglant, Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale, s'est adressée ce week-end aux juristes qui ont "travaillé jour et nuit" pour contrer les recours des condamnés fédéraux ces derniers mois.

"Vous ne sentez peut-être pas l'odeur de la sueur dans la chambre d'exécution" mais vous en êtes responsables au même titre que les bourreaux", leur a-t-elle écrit, en les appelant à "dire non à l'exécution d'une femme et de deux hommes à une semaine de la prestation de serment" de Joe Biden.

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