En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 921.54 PTS
+0.35 %
5 921.50
+0.35 %
SBF 120 PTS
4 653.63
+0.29 %
DAX PTS
13 201.61
+0.16 %
Dow Jones PTS
27 781.96
-0.01 %
8 257.83
+0. %
1.103
+0.06 %

Colère et heurts à Barcelone après la condamnation des indépendantistes catalans

| AFP | 1239 | 4.83 par 6 internautes
Des policiers devant l'aéroport El Prat de Barcelone, le 14 octobre 2019
Des policiers devant l'aéroport El Prat de Barcelone, le 14 octobre 2019 ( Pau Barrena / AFP )

Des milliers d'indépendantistes catalans en colère sont descendus dans les rues lundi et ont tenté de paralyser l'aéroport de Barcelone, après la condamnation de neuf de leurs dirigeants à des peines de prison pour la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Dès l'annonce des peines allant de 9 à 13 ans de prison, des rassemblements spontanés ont eu lieu dans la métropole catalane avant que les militants ne rejoignent, à l'appel d'un mouvement anonyme baptisé "Tsunami démocratique", l'aéroport pour le bloquer.

La police anti-émeutes a chargé à plusieurs reprises des centaines de militants tentant de pénétrer dans le terminal et jetant pierres et poubelles, a constaté l'AFP.

Heurts entre manifestants sépartistes catalans et policiers devant l'aéroport de Barcelone, le 14 octobre 2019
Heurts entre manifestants sépartistes catalans et policiers devant l'aéroport de Barcelone, le 14 octobre 2019 ( LLUIS GENE / AFP )

56 personnes ont été blessées, dont 53 à l'aéroport, selon les services d'urgence, qui n'ont pas précisé la gravité de ces blessures.

110 vols ont été annulés, selon le gestionnaire aéroportuaire Aena, tandis que des voyageurs ont été contraints de quitter leurs véhicules sur l'autoroute pour rejoindre le terminal à pied avec leurs valises.

A travers la région, dont le gouvernement est toujours contrôlé par les indépendantistes, des militants ont coupé des routes et des voies de chemin de fer.

"Qu'ils nous entendent dans la rue"

Dans la soirée, des milliers de militants se sont rassemblés dans le centre de Barcelone pour une manifestation prévue depuis plusieurs jours, criant "les rues seront toujours à nous". Des échauffourées ont opposé manifestants et forces de l'ordre près du siège de la police, a constaté l'AFP.

"S'ils ne veulent pas nous entendre lorsque nous faisons de la politique, qu'ils nous entendent dans la rue", a déclaré Mireia Sintes, étudiante de 26 ans.

Manifestants brandissant le drapeau indépendantiste de la Catalogne, devant l'aéroport de Barcelone, le 14 octobre 2019, après la condamnation de neuf de leurs dirigeants à des peines allant de neuf à 13 ans de prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.
Manifestants brandissant le drapeau indépendantiste de la Catalogne, devant l'aéroport de Barcelone, le 14 octobre 2019, après la condamnation de neuf de leurs dirigeants à des peines allant de neuf à 13 ans de prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. ( Josep LAGO / AFP )

Sur twitter, le "Tsunami démocratique", a annoncé de nouvelles actions pour mardi. Des marches sont prévues à travers la région à partir de mercredi avant une grève générale convoquée pour vendredi.

Le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez avait envoyé ces derniers jours des renforts policiers et prévenu qu'il n'hésiterait pas à prendre des mesures extraordinaires pour garantir la sécurité, y compris à suspendre l'autonomie de la région, comme en octobre 2017 après la tentative de sécession.

Dans une région que le séparatisme maintient en ébullition depuis près de dix ans, ces condamnations relancent des tensions qui vont dominer les élections législatives du 10 novembre, les quatrièmes en quatre ans.

13 ans pour Junqueras

L'ancien vice-président régional catalan Oriol Junqueras s'est vu infliger la plus lourde peine avec 13 ans de prison pour sédition et détournement de fonds publics.

Des peines de neuf à 12 de prison pour sédition, et détournements dans certains cas, ont frappé par ailleurs l'ancienne présidente du parlement catalan Carme Forcadell (11 ans et demi), les dirigeants des puissantes associations indépendantistes ANC et Omnium Cultural, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart (9 ans) et cinq anciens ministres régionaux (entre 10 ans et demi et 12 ans).

Les juges ont écarté le chef d'accusation plus grave de rébellion invoqué par le parquet qui avait requis jusqu'à 25 ans de prison pour Oriol Junqueras.

L'autoroute deservant l'aéroport de Barcelone bloquée, le 14 octobre 2019, après la condamnation de neuf de dirigeants séparatistes catalans à des peines allant de neuf à 13 ans de prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.
L'autoroute deservant l'aéroport de Barcelone bloquée, le 14 octobre 2019, après la condamnation de neuf de dirigeants séparatistes catalans à des peines allant de neuf à 13 ans de prison pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. ( Pau Barrena / AFP )

Trois autres anciens membres du gouvernement catalan, qui étaient en liberté conditionnelle, ont eux été condamnés à des amendes de quelque 60.000 euros chacun pour désobéissance.

"Je ressens de la rage, de l'impuissance. Ils sont condamnés pour une idéologie qui est la mienne", a lancé Joan Guich, un étudiant de 19 ans manifestant à Barcelone.

Ces douze indépendantistes étaient jugés pour avoir organisé le 1er octobre 2017, en dépit de l'interdiction de la justice, un référendum d'autodétermination, émaillé de violences policières, suivi de la proclamation le 27 du même mois d'une vaine déclaration d'indépendance par le parlement catalan.

Cette tentative de sécession avait été la pire crise politique qu'ait connue le pays depuis la fin de la dictature franquiste en 1975.

"Ce n'est pas la justice, c'est une vengeance", ont dénoncé, dans un communiqué commun, les neuf indépendantistes condamnés.

"Nous reviendrons encore plus forts (...) et nous gagnerons", avait réagi plus tôt Oriol Junqueras, principal accusé du procès, en l'absence de l'ex-président catalan Carles Puigdemont qui a fui en 2017 en Belgique pour échapper aux poursuites et à l'encontre duquel la justice espagnole a lancé lundi un nouveau mandat d'arrêt international.

Dans une allocution solennelle, en espagnol et en anglais, Pedro Sanchez a appelé pour sa part à une "nouvelle étape" en Catalogne basée sur le "dialogue", tout en rappelant que "personne n'est au-dessus de la loi".

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
6 avis
Note moyenne : 4.83
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 15/11/2019

2CRSi grimpe de plus de 3% sur les 4 euros ce vendredi, après l'acquisition de Boston Limited, référence mondiale dans l'intégration, le marketing et...

Publié le 15/11/2019

Vallourec chute de plus de 7% à 2,41 euros malgré des résultats trimestriels en amélioration. Les investisseurs prennent prétexte de l'absence de prévisions chiffrées pour prendre leurs…

Publié le 15/11/2019

Nvidia, leader des processeurs graphiques, peine à trouver sa tendance avant bourse à Wall Street ce vendredi, au lendemain de résultats contrastés...

Publié le 15/11/2019

Après les bons chiffres à fin septembre

Publié le 15/11/2019

Vallourec abandonne 8,3% désormais à 2,386 euros, cédant aux prises de bénéfices dans un marché animé représentant déjà plus de 3% du capital, au...