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"Grève féministe" et manifestations monstres en Espagne

| AFP | 353 | Aucun vote sur cette news
Manifestation d'étudiantes féministes le 8 mars 2019 à Barcelone à l'occasion de la Journée des femmes
Manifestation d'étudiantes féministes le 8 mars 2019 à Barcelone à l'occasion de la Journée des femmes ( Pau Barrena / AFP )

Pour la deuxième année consécutive, l'Espagne a célébré vendredi le 8 mars avec une "grève féministe" et des manifestations massives, ayant réuni plus d'un demi-million de personnes à Madrid et Barcelone, alors que le sujet a pris une forte dimension politique avant les législatives du 28 avril.

"Madrid sera la tombe du machisme", ont promis les manifestants dans la capitale espagnole, où plus de 350.000 personnes, selon la préfecture, ont formé une marée violette, couleur du féminisme.

A Barcelone, deuxième ville du pays, 200.000 personnes se sont mobilisées, selon la police municipale, tandis que des dizaines de milliers d'autres ont défilé notamment à Bilbao, Valence ou Séville.

Devant l'hôtel de ville de Madrid, à la façade illuminée de violet comme celle du Parlement, les manifestantes criaient "excusez-nous du dérangement, on nous assassine", en référence aux 975 femmes tuées par leur conjoint ou ex-compagnon entre 2003 et 2018, selon des chiffres officiels.

"Combien de femmes occupent de hautes fonctions ? Très peu. Et ce n'est pas parce qu'elles ne sont pas bien formées, c'est parce que l'égalité n'existe toujours pas", affirmait à Barcelone Maria Nuñez, retraitée de 70 ans.

"Il faut encore lutter contre le +micromachisme+ au quotidien", assurait à Madrid Gemma Martin, venue manifester avec ses deux soeurs, fard violet aux paupières.

Un an après une première "grève féministe" historique, le mouvement a été de nouveau très suivi. Selon le syndicat UGT, plus de six millions de "travailleurs et travailleuses" ont fait grève, au moins deux heures, avec pour mot d'ordre "si nous nous arrêtons, le monde s'arrête".

Tout un éventail de personnalités n'ont pas travaillé, comme la maire de gauche de Madrid, Manuela Carmena, ou de nombreuses journalistes. Au Pays Basque, la session du parlement régional a dû être suspendue faute de quorum, en l'absence de la plupart des députées.

Plusieurs ministres du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez - le plus féminin de l'histoire du pays - étaient en tête du cortège madrilène. "Nous voulons une Espagne féministe. Car c'est seulement grâce au féminisme que nous en finirons avec la violence machiste et que nous obtiendrons l'égalité réelle", a insisté sur Twitter M. Sanchez.

Le 8 mars, Journée internationale pour les droits des femmes, a été marqué par d'autres manifestations à travers le monde.

En Grèce, un arrêt de travail de trois heures a été observé dans de nombreuses administrations, une première.

A Istanbul, la police turque a tiré des gaz lacrymogènes contre des milliers de femmes rassemblées dans le centre de la ville en dépit d'une interdiction de manifester.

Dissensions

En Espagne, alors que le sujet était consensuel ces dernières années, des dissensions sont apparues récemment et se sont exacerbées à quelques semaines des élections législatives du 28 avril.

Une grande rue de Barcelone bloquée par une manifestation féministe le 8 mars 2019 à l'occasion de la Journée de la femme
Une grande rue de Barcelone bloquée par une manifestation féministe le 8 mars 2019 à l'occasion de la Journée de la femme ( PAU BARRENA / AFP )

A droite, le Parti populaire - première formation d'opposition - ne s'est pas associé aux manifestations, en accusant la gauche d'instrumentaliser la cause de l'égalité.

Et le parti d'extrême droite Vox, dénoncé dans les cortèges, multiplie les provocations et réclame l'abrogation de la loi pionnière de 2004 contre les violences machistes.

Une plateforme regroupant des associations catholiques et anti-IVG a d'ailleurs convoqué dimanche à Madrid une contre-manifestation pour dénoncer un féminisme "démodé". L'association catholique ultraconservatrice Hazte Oir ("Fais-toi entendre") a elle fait circuler un bus comparant les féministes aux nazis, agrémenté d'un montage photo de Hitler maquillé, logo féministe sur la casquette.

"L'an dernier, les décisions judiciaires ont été le détonateur, la rage qui a entraîné la mobilisation (en Espagne)", a estimé Anna Bosch, célèbre journaliste espagnole en grève de la télévision publique. Une référence à l'affaire de "la Meute", dans laquelle cinq hommes avaient été condamnés pour avoir abusé d'une jeune femme mais sans que la qualification de "viol" ne soit retenue.

"Le message s'adressait au pouvoir judiciaire" en 2018 mais "cette année, il s'adresse aux dirigeants politiques", a-t-elle dit.

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