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Scènes de tension à Barcelone pour un conseil des ministres sous haute protection

| AFP | 726 | 5 par 1 internautes
Des policiers face à des manifestants radicaux près du lieu où se tient la réunion du gouvernement, le 21 décembre 2018 à Barcelone
Des policiers face à des manifestants radicaux près du lieu où se tient la réunion du gouvernement, le 21 décembre 2018 à Barcelone ( Pau Barrena / AFP )

Affrontement entre séparatistes radicaux et police, routes coupées: la situation était tendue vendredi en Catalogne où le gouvernement espagnol a délocalisé à Barcelone, sous haute protection policière, son conseil des ministres, considéré par certains indépendantistes comme une "provocation".

Près de la statue de Christophe Colomb qui surplombe la mer en bas de la célèbre avenue des Ramblas, la police régionale des Mossos d'Esquadra a chargé à deux reprises dans la matinée un groupe d'environ 200 militants radicaux qui ont jeté des barrières ou des pierres sur les forces de l'ordre, selon un journaliste de l'AFP.

Au total, six personnes ont été arrêtées après ces "incidents violents", ont indiqué les Mossos qui avaient déjà annoncé l'arrestation plus tôt d'un manifestant en possession "de matériel pouvant être utilisé pour faire un objet incendiaire ou explosif".

Près de la gare de França, non loin du palais de Llotja de Mar où le conseil des ministres a débuté un peu après 09H00 GMT, plusieurs milliers de manifestants étaient rassemblés dans le calme avec des pancartes disant notamment "dehors les forces d'occupation", a constaté l'AFP.

"C'est une provocation, ils sont venus nous provoquer", a déclaré Carles Serra, salarié de l'industrie textile de 45 ans, en référence à la tenue de la réunion du gouvernement qui doit notamment approuver à Barcelone une forte augmentation du salaire minimum et annoncer des investissements dans les infrastructures catalanes.

"Faisons tomber le régime"

Dès l'aube, plusieurs routes avaient été par ailleurs coupées à travers la région par les indépendantistes radicaux des Comités de défense de la République (CDR), dont l'autoroute AP-7 reliant la Catalogne à la France, a indiqué le service de gestion du trafic de la région. Certaines ont été depuis rouvertes.

Des manifestant pro-indépendance rassemblés près du lieu où se tient la réunion du gouvernement, le 21 décembre 2018 à Barcelone
Des manifestant pro-indépendance rassemblés près du lieu où se tient la réunion du gouvernement, le 21 décembre 2018 à Barcelone ( Josep LAGO / AFP )

"Soyons ingouvernables", "Faisons tomber le régime". C'est sous ces mots d'ordre que plusieurs organisations indépendantistes catalanes ont appelé leurs militants à se mobiliser contre la délocalisation dans la métropole catalane du conseil des ministres, protégé par un dispositif policier exceptionnel.

Une vingtaine d'organisations séparatistes - dont l'influente Assemblée nationale catalane (ANC), organisatrice ces dernières années de mobilisations massives pour l'indépendance -, ont convoqué une grande manifestation à 18H00 (17H00 GMT) dans le centre de Barcelone.

Ce conseil des ministres se tient plus d'un an après la vaine tentative de sécession de la région en octobre 2017 et un an jour pour jour après les dernières élections régionales lors desquelles les indépendantistes ont confirmé leur majorité au parlment régional.

Reprise du dialogue

Réunion au sommet entre le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez (g) et le président indépendantiste régional Quim Torra, le 20 décembre 2018 à Barcelone
Réunion au sommet entre le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez (g) et le président indépendantiste régional Quim Torra, le 20 décembre 2018 à Barcelone ( JAVIER SORIANO / AFP )

L'image de ces scènes de tensions contraste avec la réunion au sommet jeudi soir entre le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez et le président indépendantiste régional Quim Torra à l'issue de laquelle un inhabituel communiqué commun a été publié pour affirmer le "pari d'un dialogue effectif" en vue de "garantir une solution" à la crise catalane.

Une nouvelle rencontre est prévue en janvier.

Mais loin d'apaiser la situation, la reprise du dialogue a été dénoncée avec virulence aussi bien par les séparatistes radicaux que par la droite espagnole.

La présidente du groupe du Parti Populaire (droite) à la chambre des députés, Dolors Montserrat, a qualifié de "honte" et de "trahison de l'Espagne" la photo de MM. Sanchez et Torra jeudi soir.

"Le dialogue est selon moi un pas en arrière. Ce n'est pas le moment de dialoguer. Il me semble que c'était seulement une photo pour calmer les esprits", a lancé pour sa part Mariona Godia, une manifestante séparatiste de 35 ans, employée dans l'administration.

Investi à la tête du gouvernement début juin notamment grâce aux voix des indépendantistes catalans, Pedro Sanchez avait entamé son mandat avec la volonté de renouer le dialogue. Mais le ton s'était durci ces dernières semaines entre les deux parties.

Les indépendantistes, sans qui M. Sanchez n'a pas de majorité au parlement, avaient ainsi annoncé qu'ils ne voteraient pas le budget après les lourdes réquisitions du parquet espagnol début novembre à l'encontre de leurs dirigeants devant être jugés début 2019 pour leur rôle dans la tentative de sécession.

Le chef du gouvernement, échaudé par le succès de l'extrême droite à l'élection régionale début décembre en Andalousie (sud), notamment grâce à son discours anti-indépendantiste, avait tenu des propos très virulents contre les séparatistes la semaine dernière en les accusant de "ne plus avoir que le mensonge pour soutenir leurs positions politiques".

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