En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-0.35 %
5 387.50
-0.51 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-0.34 %
DAX PTS
12 561.42
-0.98 %
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
-0.03 %
1.172
+0.00 %

Equateur: la mode indigène retrouve des couleurs

| AFP | 317 | Aucun vote sur cette news
Une cliente essaie un vêtement inspiré des tenues traditionnelles de l'ethnie puruha, dans un magasin de Riobamba, en Equateur, le 1er juillet 2017
Une cliente essaie un vêtement inspiré des tenues traditionnelles de l'ethnie puruha, dans un magasin de Riobamba, en Equateur, le 1er juillet 2017 ( JUAN CEVALLOS / AFP )

Longtemps étouffée par le style à l'occidentale, la mode indigène retrouve des couleurs en Equateur, pays andin qui compte de nombreux indiens, grâce à une nouvelle génération de créateurs qui revisitent les habits traditionnels.

"Marquez bien le virage !", lance à ses élèves Juana Chicaiza, ex-reine de beauté de l'ethnie puruha, qui a fondé l'agence de mannequins "Awkis y Ñustas" (princes et reines, en langue kichwa), tandis qu'elle explique comment porter avec élégance l'"anaco", la jupe des indigènes des Andes.

Cette femme au yeux bridés et à la longue chevelure brune sait de quoi elle parle: alors qu'elle participait à un concours de beauté, elle a essuyé les moqueries du public à cause de sa tenue.

Loin de la décourager, cette expérience l'a poussée à créer son agence pour "renforcer l'identité" des puruha sur les podiums, où l'on peut voir désormais des tenues mêlant "l'occidental et l'ancestral", explique cette entrepreneuse de 32 ans.

Lucia Guillin, issue de l’ethnie puruha et créatrice de mode indigène, dans son atelier à Riobamba, en Equateur, le 30 juin 2017
Lucia Guillin, issue de l’ethnie puruha et créatrice de mode indigène, dans son atelier à Riobamba, en Equateur, le 30 juin 2017 ( JUAN CEVALLOS / AFP )

"Dans le monde hispanique, on cherche (à ce que les mannequins) aient (des mensurations) de 90-60-90, un corps et un visage fins. Nous, on ne recherche pas ça. On veut qu'elles aient du caractère", explique à l'AFP Mme Chicaiza.

Les indiens représentent, selon leurs organisations, 30% des 16,5 millions d’Équatoriens. De son côté, le recensement officiel fait état de 7% d'indiens, certains habitants ayant du mal à se reconnaître comme tels.

Lucia Guillin et Franklin Janeta, tous deux issues de l’ethnie puruha, ont créé il y a quelques années leurs propres marques de mode indigène, Churandy et Vispu.

A des prix qui vont de 150 à 800 dollars, ils écoulent des hauts et des jupes, ornés de fleurs brodées à la main. Les pièces les plus chères sont destinées aux mariées et aux reines de beautés, elles sont décorées avec des pierres et des broderies.

- 'Plus modernes' -

"Nos vêtements puruha ont disparu et les jeunes ont commencé à s'habiller à l'occidentale", explique Mme Guillin, qui porte une de ses créations laissant voir ses épaules.

Tout en conservant les ornements traditionnels, tels les fleurs et le soleil, ces créateurs ont revisité les habits traditionnels avec des coupes plus osées.

Vêtements brodés à la main et inspirés des tenues traditionnelles de l'ethnie puruha, dans un magasin de Riobamba, en Equateur, le 1er juillet 2017
Vêtements brodés à la main et inspirés des tenues traditionnelles de l'ethnie puruha, dans un magasin de Riobamba, en Equateur, le 1er juillet 2017 ( JUAN CEVALLOS / AFP )

Avant, il n'y avait pas de hauts "décolletés ou avec des manches courtes. Je me suis dit: +Et si on changeait?+ car les jeunes filles aiment les choses un peu plus modernes", explique M. Janeta.

Grâce à ses créations, Mme Guillin est parvenue à ce que l'anaco, que les femmes puruha avaient cessé de mettre par commodité ou à cause d'un sentiment de honte, soit porté fièrement à nouveau.

"Je fais des coupes (...) fendues au niveau des jambes, car il faut en finir avec cette idée que les indiens sont fermés. Si on continue avec ça, on risque aussi de perdre notre culture", estime Guillin.

Selon M. Janeta, qui réalise quelque "12.000 dollars par mois" de chiffre d'affaires, les clients prennent conscience de la valeur des habits indigènes et sont prêts à payer des prix élevés.

Vêtements brodés à la main et inspirés des tenues traditionnelles de l'ethnie puruha, dans un magasin de Riobamba, en Equateur, le 1er juillet 2017
Vêtements brodés à la main et inspirés des tenues traditionnelles de l'ethnie puruha, dans un magasin de Riobamba, en Equateur, le 1er juillet 2017 ( JUAN CEVALLOS / AFP )

"On apprend aux gens à faire la différence entre plusieurs qualités. Avant, on avait du mal à vendre un haut à 60 dollars. Ce n'est plus le cas. Ils payent jusqu'à 400 dollars pour un corset", explique-t-il.

A cette génération de créateurs indigènes, s'ajoutent Esther Miranda, José Mullo et Jacqueline Tuquinga qui ont lancé la marque de parfums Yuyary (souvenir, en kichwa) avec laquelle ils visent un large public.

"Comme c'est une marque en kichwa, on pense que c'est pour nos communautés (indigènes), mais notre produit vise les indiens et les métis. On veut aller au-delà", souligne Mme Miranda.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A 16h00 aux Etats-UnisReventes de logements en juin.source : AOF

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…

Publié le 20/07/2018

Eurazeo annonce être entrée en négociations exclusives avec PAI Partners en vue de la cession de sa participation dans Asmodee, un leader international de l’édition et de la distribution de jeux…