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Après 40 ans de détention, Patrick Henry, atteint d'un cancer, va sortir de prison

| AFP | 467 | Aucun vote sur cette news
Patrick Henry (c) arrive au tribunal correctionnel de Caen, le 16 avril 2003
Patrick Henry (c) arrive au tribunal correctionnel de Caen, le 16 avril 2003 ( ROBERT FRANCOIS / AFP/Archives )

L'un des plus anciens détenus de France, incarcéré depuis 40 ans pour le meurtre d'un enfant, va sortir de prison: atteint d'un cancer, Patrick Henry, 64 ans, a obtenu vendredi une suspension de peine.

La mesure entrera en application dès samedi, a indiqué à l'AFP Béatrice Angelelli, la procureure de Melun (Seine-et-Marne), où Patrick Henry était incarcéré.

Patrick Henry le 22 août 2002 à Caen
Patrick Henry le 22 août 2002 à Caen ( MYCHELE DANIAU / AFP/Archives )

Le parquet, qui s'était dit favorable à sa requête au vu de son état de santé, ne fera pas appel.

Celui qui fut condamné en 1977 à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de Philippe Bertrand, sept ans, souffre d'un cancer du poumon qui "engage son pronostic vital".

Depuis le 15 mai, il est régulièrement hospitalisé dans une unité sécurisée. Il va désormais pouvoir quitter cette unité et devenir un "patient ordinaire", a dit son avocat Hugo Lévy.

Patrick Henry (lunettes) dans le box des accusés avec son défenseur Me Robert Badinter (1er plan) à Troyes le 18 janvier 1977
Patrick Henry (lunettes) dans le box des accusés avec son défenseur Me Robert Badinter (1er plan) à Troyes le 18 janvier 1977 ( STAFF / AFP/Archives )

Plusieurs médecins ont considéré que son état de santé était "durablement incompatible avec la détention", selon le jugement du tribunal de l'application des peines (TAP) de Melun, que l'AFP a pu consulter.

Pour Me Lévy, cette décision est "conforme à la loi, nécessaire, tant il est inconcevable que les lieux de privation de liberté soient aussi des lieux où les hommes meurent".

Robert Badinter, l'avocat de Patrick Henry, sort du palais de justice de Troyes, le 18 janvier 1977
Robert Badinter, l'avocat de Patrick Henry, sort du palais de justice de Troyes, le 18 janvier 1977 ( - / AFP/Archives )

Symbole de la lutte contre la peine de mort, Patrick Henry avait échappé de peu à la guillotine à la fin des années 1970, grâce notamment à la plaidoirie de son avocat Robert Badinter.

Il était ensuite devenu un visage de la réinsertion, obtenant en 2001, après 25 ans de détention, une libération conditionnelle.

Mais il avait très vite cassé son image d'ex-détenu modèle: interpellé avec près de 10 kilos de cannabis en Espagne en 2002, il était retourné derrière les barreaux.

Il avait ensuite présenté plusieurs demandes de libération conditionnelle, sans succès jusque-là.

- "Il veut le silence" -

Cette fois, la justice a estimé que "la motivation financière, qui a toujours guidé ses passages à l'acte, semble pouvoir être écartée", car sa "sortie sera entièrement prise en charge (...) par un couple d'amis qui le soutient depuis 25 ans".

"Je lui ai proposé un hébergement et une aide financière pour subvenir à ses besoins", a expliqué Martine Veys, la femme de ce couple, lors d'une conférence de presse.

Patrick Henry est "dévoré par la maladie", a ajouté cette visiteuse de prison âgée de 67 ans, qui le connaît depuis 1992. "Aujourd'hui il veut le silence autour de lui, se soigner le mieux possible, c'est ce qu'il m'a dit".

Parmi les conditions de sa suspension de peine, Patrick Henry a interdiction d'entrer en relation avec les parents de Philippe Bertrand et de se rendre dans l'Aube, département où il avait enlevé le garçonnet.

Montage de photos de Patrick Henry (g) et de sa victime Philippe Bertrand
Montage de photos de Patrick Henry (g) et de sa victime Philippe Bertrand ( STF / AFP/Archives )

Le chantage à la rançon puis la découverte du corps de l'enfant, mort par strangulation, sous le lit du jeune VRP Patrick Henry, avait eu un retentissement énorme.

"La France a peur", avait lancé le présentateur du JT Roger Gicquel le soir de la découverte de son corps. Des mots restés célèbres.

Selon son avocat, au vu des "quarante années d'enfermement", et "compte tenu de la maladie mortelle dont il souffre, nul ne peut raisonnablement considérer cette décision comme une faveur judiciaire injustifiée".

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