En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 847.93 PTS
+0.16 %
4 831.50
-0.12 %
SBF 120 PTS
3 856.56
-0.07 %
DAX PTS
11 054.39
-0.15 %
Dowjones PTS
24 575.62
+0.70 %
6 658.76
+0.00 %
1.137
-0.10 %

Double meurtre de Montigny-lès-Metz: perpetuité confirmée en appel pour Francis Heaulme

| AFP | 449 | Aucun vote sur cette news
Croquis d'audience de Francis Heaulme au tribunal de Versailles, le 20 décembre 2018
Croquis d'audience de Francis Heaulme au tribunal de Versailles, le 20 décembre 2018 ( Benoit PEYRUCQ / AFP )

Trente-deux ans après et à l'issue d'un sixième procès, Francis Heaulme a été condamné vendredi en appel à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de deux enfants à Montigny-lès-Metz, un dossier labyrinthique où la justice s'est "égarée".

La cour d'assises des Yvelines a tranché comme celle de la Moselle en 2017: oui, Francis Heaulme est coupable des meurtres de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, retrouvés tués à coups de pierre le 28 septembre 1986 sur un talus SNCF, dans cette commune de la périphérie de Metz.

"Mon combat est terminé, j'ai été jusqu'au bout, je l'ai promis à mon Cyril", a réagi, très émue, Chantal Beining, la mère de l'un des enfants, à la sortie de l'audience. C'est elle qui avait fait appel du non-lieu prononcé en 2007 au bénéfice de Francis Heaulme, ouvrant la voie à un procès.

Dans le box, la haute silhouette de Francis Heaulme n'a pas bougé à l'annonce de sa troisième condamnation à perpétuité. Au cours du procès, il a reconnu être passé à deux reprises le long de la voie ferrée ce jour-là mais, jusqu'au dernier jour, il a répété: "Montigny, c'est pas moi". Ses avocats ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation.

"S'ils sont morts, c'est qu'ils ont croisé celui qu'il ne fallait pas", a estimé jeudi l'avocat général Guirec Le Bras, debout face à l'accusé, aujourd'hui âgé de 59 ans et incarcéré depuis 1992.

La cour doit donner "définitivement un visage à celui qui a fait disparaître les enfants", a déclaré le magistrat, demandant la perpétuité pour celui qui est surnommé le "routard du crime".

Pourtant, ce visage a longtemps été celui de Patrick Dils. Celui d'un adolescent de 16 ans, condamné pour ce double crime puis acquitté en 2002 à la faveur de la révision de son procès, après 15 ans en prison.

"Lorsque la justice s'est fourvoyée, égarée, dans ce que mon collègue a appelé un +aveuglement collectif+, il nous faut le reconnaître", a souligné Olivier Mesrine, l'autre avocat général de ce procès.

"Un doute"

Les méandres judiciaires de ce dossier ont imprimé un doute dans l'esprit de la famille Beckrich, absente à l'énoncé du verdict. "32 ans après les faits, sans preuve matérielle et sans aveux, seule l'intime conviction a emporté la décision", a regretté Me Dominique Rondu, leur avocat. "Il restera toujours un doute".

Au cours des trois semaines d'audience, la cour a dû lutter contre le temps et la distance qui la séparaient des crimes. Une vingtaine de témoins ne se sont pas présentés, beaucoup ont été entendus en visioconférence, peinant à rassembler leurs souvenirs.

A ces obstacles s'est ajoutée l'absence de preuve matérielle, les scellés ayant été détruits en 1995, empêchant toute nouvelle investigation scientifique.

"L'ADN n'est pas la reine des preuves, pas plus que l'aveu", a balayé l'un des avocats généraux. Contre l'accusé, il y a sa "parfaite connaissance des lieux", des témoignages qui le situent à proximité des faits, des aveux rapportés par des codétenus, a listé M. Le Bras.

L'accusé a toujours nié, mais "il n'a cessé de varier", se dépeignant parfois comme le spectateur des faits, a rappelé l'avocat général, pour qui la "violence" des crimes, "qui dépasse l'entendement", rappelle les autres meurtres pour lesquels le tueur en série a été condamné.

"Jugez-le comme les autres !" a répliqué la défense, demandant au jury de faire abstraction du lourd "passé" de son client. Du premier au dernier jour, les avocats de Francis Heaulme ont demandé l'acquittement au bénéfice du doute.

Dans cette affaire, "la justice est, quelque part, à la recherche de son honneur perdu", a estimé Me Liliane Glock, questionnant à nouveau le rôle de Patrick Dils, il y a 32 ans.

Son confrère Alexandre Bouthier a rappelé qu'un autre homme, Henri Leclaire, avait été soupçonné en 1986 puis en 2014, avant d'être finalement mis hors de cause. "On a le droit de dire, +on a tout essayé, on est allé au bout, il n'y a pas assez de preuves", a affirmé l'avocat. "Ce n'est pas un échec".

Vendredi soir, Francis Heaulme est reparti pour la prison de Ensisheim, en Alsace, où il purge ses condamnations pour neuf autres meurtres.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/01/2019

Pernod Ricard a créé la fonction d'"administrateur référent". Ce poste a été confié à Patricia Barbizet. Le conseil d’administration du buméro deux mondial des vins et spiritueux estime en…

Publié le 24/01/2019

L'indice flash composite en France s'est replié à 47,9 en janvier (48,7 en décembre), un plus bas de 50 mois. L'indice flash de l'activité de services s'est replié à 47,5 (49 en décembre), un…

Publié le 24/01/2019

STMicroelectronics a réalisé au quatrième trimestre 2018 un résultat net de 418 millions de dollars, en hausse de 35,4%. La marge d'exploitation du groupe "dont les clients couvrent toute la gamme…

Publié le 24/01/2019

COMMUNIQUE DE PRESSE NEXANS ANNONCE UN PROJET POUR ADAPTER SON ORGANISATION ET RESTRUCTURER SES ACTIVITES EN EUROPE L'ACCENT EST PLACE SUR L'EFFICACITE OPERATIONNELLE…

Publié le 24/01/2019

Elior Group a publié son chiffre d’affaires au 31 décembre 2018, pour le premier trimestre de l’exercice 2018-2019. Il s'est établi à 1,754 milliard d’euros, en progression de 3,5%. La …