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Dopage Russie: le CIO subit un camouflet, confusion à huit jours des JO-2018

| AFP | 218 | Aucun vote sur cette news
Matthieu Reeb, secrétaire général du TAS en conférence de presse, le 1er février 2018 à Pyeongchang
Matthieu Reeb, secrétaire général du TAS en conférence de presse, le 1er février 2018 à Pyeongchang ( François-Xavier MARIT / AFP )

Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a infligé jeudi un camouflet au Comité international olympique (CIO) avec l'annulation totale de ses sanctions à l'encontre de 28 sportifs russes, créant la confusion à huit jours de l'ouverture des JO-2018 à Pyeongchang.

"En théorie, certains des 28 sportifs dont la suspension à vie a été levée peuvent prétendre à une participation aux JO de Pyeongchang. Leur participation devra au préalable être soumise à un panel du CIO", a en effet précisé à l'AFP un porte-parole du TAS.

Une "théorie" vite balayée par le CIO qui a réagi depuis ses quartiers de Pyeongchang. "La décision du TAS ne signifie pas que des athlètes, parmi le groupe des 28, seront invités aux Jeux. Ne pas être sanctionné ne confère pas automatiquement le privilège d'une invitation", a tenu à préciser l'instance olympique dans un communiqué. "Dans ce contexte, il est important de noter que (le TAS) insiste sur le fait que sa décision +ne signifie pas que les 28 athlètes sont déclarés innocents+."

Virulent, le CIO ne masque pas sa déception et "regrette énormément que (le TAS) n'ait pas pris en compte l'existence avérée de la manipulation organisée du système antidopage" russe pour les 28 cas. Sa décision "pourrait avoir un sérieux impact sur la lutte contre le dopage à l'avenir", poursuit le CIO qui "envisagera la suite à (lui) donner, notamment un appel auprès du Tribunal fédéral suisse".

Entre le 1er novembre et le 22 décembre, le CIO avait sanctionné 43 sportifs russes pour avoir bénéficié du système de dopage institutionnalisé mis au jour en Russie entre 2011 et 2015, et notamment lors des JO-2014 à Sotchi. Système révélé par le rapport commandé par l'Agence mondiale antidopage (AMA) au juriste canadien Richard McLaren, et qui impliquait le ministre russe des Sports de l'époque, Vitali Moutko, et les services secrets russes (FSB).

Sur ces 43 sportifs suspendus à vie des JO et privés de leurs résultats de Sotchi, 39 ont été entendus fin janvier par le Tribunal arbitral du sport, lors d'une audience exceptionnelle tenue à Genève.

Le TAS a estimé que les preuves apportées par le CIO pour 28 sportifs "n'étaient pas suffisantes" pour établir une violation des règles antidopage. En conséquence, les arbitres du TAS ont "annulé leurs sanctions et rétabli leurs résultats individuels obtenus à Sotchi-2014".

- Imbroglio autour des JO-2018 -

Le champion olympique de ski de fond, sur 50 km, Alexander Legkov en conférence de presse, le 13 mai 2016 à Moscou
Le champion olympique de ski de fond, sur 50 km, Alexander Legkov en conférence de presse, le 13 mai 2016 à Moscou ( VASILY MAXIMOV / AFP/Archives )

Parmi les sportifs ayant obtenus gain de cause en appel figure les champion et vice-champion olympiques de l'épreuve reine du ski de fond, le 50 km, Alexander Legkov et Maxim Vylegzhanin, ainsi que le champion olympique du skeleton, Alexander Tretiakov.

Au total, la Russie, qui avait perdu 13 médailles après les sanctions du CIO, en récupère huit dont 2 en or. Et repasse ainsi en tête du tableau des médailles.

Vitali Moutko, désormais vice-Premier ministre russe chargé des Sports, lui-même suspendu à vie par le CIO, a immédiatement estimé que les accusations de dopage institutionnalisé contenues dans le rapport McLaren étaient tout bonnement "démenties" par la décision du TAS.

Ce verdict crée une énorme confusion à l'orée des jeux Olympiques qui débutent dans huit jours à Pyeongchang en Corée du Sud.

"Oui, il s'agit d'un résultat très significatif qui va effectivement créer de la confusion. Cela renforce l'importance de sanctionner les auteurs du système si les preuves individuelles contre les personnes qui en ont bénéficié sont jugés insuffisantes", a réagi Graeme Steel, président de l'iNADO, organisation qui représente 69 agences nationales antidopage dans le monde.

Au delà des 28 sportifs blanchis, onze autres ont vu leur suspension à vie annulée mais reconnus coupables d'infraction aux règles antidopage. Ils restent donc inéligibles pour les JO-2018 et ne récupèrent pas leurs résultats de 2014.

Au total 43 Russes avaient été sanctionnés et le Comité olympique russe (ROC) avait été exclu, en réaction aux conclusions de deux commissions d'enquête commandées par le CIO et dirigées par les Suisses Denis Oswald et Samuel Schmid qui avaient confirmé le rapport McLaren.

Le CIO avait toutefois laissé la porte ouverte aux sportifs russes "propres", mettant en place un panel dirigé par l'ancienne ministre française des Sports Valérie Fourneyron, pour faire le tri.

Sur 500 noms proposés par le ROC, ce panel en avait refusé 111, parmi lesquels le sextuple champion olympique et légende du short-track Victor Ahn, le biathlète russe Anton Shipulin, champion olympique à Sotchi en relais. Le président du CIO, l'Allemand Thomas Bach avait expliqué que le panel avait "de sérieux indices" à leur encontre.

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