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Dopage et soupçons de corruption sur le podium au procès du clan Diack

| AFP | 211 | Aucun vote sur cette news
Lamine Diack, alors président de l'IAAF lors de 196e réunion du Conseil de l'IAAF, le 20 juillet 2014 à Eugene (Oregon)
Lamine Diack, alors président de l'IAAF lors de 196e réunion du Conseil de l'IAAF, le 20 juillet 2014 à Eugene (Oregon) ( JONATHAN FERREY / Getty/AFP/Archives )

Derrière la piste aux étoiles, les soupçons de dopage et les pots-de-vin: le tribunal de Paris juge à partir de lundi l'ancien patron déchu de l'athlétisme mondial, Lamine Diack, poursuivi avec cinq autres acteurs présumés d'un système de corruption voué à protéger des athlètes russes dopés.

L'affaire, qui avait éclaté en novembre 2015 avec l'arrestation du Sénégalais à Paris, s'est déployée de manière tentaculaire, débouchant sur plusieurs autres dossiers sulfureux qui ont terni l'image du sport: depuis 2016, la Russie a été accusée de dopage institutionnel à grande échelle et la justice française est désormais aussi saisie de soupçons de corruption dans l'attribution des Jeux olympiques de Rio-2016 et Tokyo-2020.

A 86 ans, l'ancien patron de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF, 1999-2015), interdit de quitter le territoire français, risque en théorie jusqu'à dix ans de prison et une lourde amende pour corruption active et passive, abus de confiance et blanchiment en bande organisée. A ses côtés, l'un de ses anciens conseillers, l'avocat Habib Cissé, et l'ancien responsable du service antidopage de l'IAAF, Gabriel Dollé, seront jugés pour corruption passive.

En revanche, la justice française n'a jamais pu approcher l'un des acteurs clé de l'affaire, l'ancien puissant conseiller marketing de l'IAAF, le fils de Lamine Diack, Papa Massata, réfugié à Dakar depuis le début de l'enquête. Jugé en son absence, "PMD" entend néanmoins se défendre via ses avocats aux audiences, qui s'étaleront sur deux semaines.

Deux autres protagonistes manqueront à l'appel devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal: l'ancien président de la Fédération russe d'athlétisme, Valentin Balakhnitchev, et l'ancien entraîneur national des courses de fond, Alexeï Melnikov, soupçonnés d'avoir soutiré des sommes à sept athlètes en échange de leur protection contre des sanctions, pour un total évalué à 3,45 millions d'euros. Des faits que le tribunal reproche également à Lamine Diack.

Passeport biologique

L'affaire démarre au début des années 2010, avec l'arrivée d'une nouvelle arme dans l'antidopage, le passeport biologique, qui permet de déceler des variations sanguines suspectes. L'outil s'avère concluant et en novembre 2011, une liste de 23 Russes suspects, est établie.

Au même moment, Lamine Diack, Habib Cissé et Papa Massata Diack multiplient les voyages à Moscou et les dossiers disciplinaires vont traîner en longueur, permettant à plusieurs athlètes de participer aux JO de Londres-2012, et pour certains d'être médaillés, comme Sergey Kirdyapkin (or au 50 km marche), Olga Kaniskina (argent au 20 km marche) ou Yuliya Zaripova (or au 3.000 m steeple). Leurs titres ont été retirés des années après pour dopage.

Durant l'enquête, Lamine Diack a reconnu que les sanctions ont été échelonnées dans le temps pour éviter de plomber l'image de la Russie, sur fond de négociations sur les droits télé et le sponsoring de la banque d'Etat VTB pour les Mondiaux de Moscou de 2013.

"Il fallait différer la suspension des athlètes russes pour obtenir le contrat VTB", a-t-il notamment avoué.

Lamine Diack a aussi concédé qu'il avait obtenu 1,5 million d'euros de la Russie pour faire campagne en 2012 à la présidentielle sénégalaise contre le sortant Abdoulaye Wade.

"Concomitance"

Le clan Diack face à la justice
Le clan Diack face à la justice ( Vincent LEFAI / AFP )

Mais ses avocats soulignent que les athlètes russes ont finalement bien été sanctionnés (la plupart en 2014) et que Lamine Diack cherchait avant tout à sauver l'IAAF de la déroute financière. Ils réfutent tout lien entre le jeu diplomatique de Moscou en Afrique et les dossiers sportifs. "Concomitance ne veut pas dire contrepartie", assurent à l'AFP William Bourdon et Simon Ndiaye, qui plaideront la relaxe.

L'enquête a permis de retrouver la trace d'un virement de 300.000 euros, provenant d'un compte au Singapour associé à Papa Massata Diack, en faveur de la marathonienne Liliya Shobukhova, en guise de "remboursement" après sa suspension en 2014. Pour six autres athlètes identifiés, leurs noms et les sommes apparaissent sur des notes saisies chez Habib Cissé, mais les enquêteurs n'ont pas retrouvé trace de virements bancaires.

Lamine Diack sera aussi jugé pour avoir permis à son fils de s'approprier d'importantes sommes dans les négociations avec les sponsors, soit en imposant ses sociétés comme intermédiaires, soit en s'attribuant des commissions "exorbitantes". L'enquête n'a pas évalué de montant, mais l'IAAF, présidée par Sebastian Coe, réclame 24,6 millions d'euros de dommages et intérêts aux prévenus sur ce volet, sur un préjudice total estimé à 41 millions d'euros. Le procès démarre lundi à 13h30.

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