En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 754.08 PTS
-0.95 %
4 765.0
-
SBF 120 PTS
3 776.40
-
DAX PTS
10 740.89
-
Dowjones PTS
23 675.64
+0.35 %
6 491.52
+0.67 %
1.138
+0.16 %

Des clowns apportent la thérapie du rire aux enfants rohingyas

| AFP | 320 | Aucun vote sur cette news
Des acteurs bangladais proposent une
Des acteurs bangladais proposent une "thérapie du drame" en jouant pour les enfants rohingyas dans le camp de Kutupalong, le plus grand camp de réfugiés du monde. Cliché du 28 octobre 2017. ( TAUSEEF MUSTAFA / AFP )

Avec leurs pitreries et leurs mimes, une troupe de clowns au nez rouge déclenche ce que l'on entend rarement dans les immenses camps de réfugiés rohingyas du sud du Bangladesh: des rires d'enfants.

Entourés par une foule enthousiaste, des acrobates rivalisent d'habileté sur fond de musique électronique. Le visage peinturluré de blanc, des clowns font des grimaces aux gamins.

Ce cirque apporte une distraction bienvenue dans les cités de tentes surpeuplées. Des centaines de milliers d'enfants rohingyas y vivent, traumatisés pour certains par les violences auxquelles ils ont assisté en Birmanie voisine.

Des acteurs bangladais déguisés en clowns se produisent devant des enfants rohingyas dans le camp de Kutupalong, le plus grand camp de réfugiés du monde. Cliché pris le 28 octobre 2017.
Des acteurs bangladais déguisés en clowns se produisent devant des enfants rohingyas dans le camp de Kutupalong, le plus grand camp de réfugiés du monde. Cliché pris le 28 octobre 2017. ( TAUSEEF MUSTAFA / AFP )

"C'est hilarant. Je n'ai jamais rien vu de tel. Mes amis et moi ne pouvions pas nous arrêter de rire", raconte Mohammad Noor, 10 ans.

Ce garçon a fui la Birmanie le mois dernier après la mort de son père dans les violences considérées par l'ONU comme une épuration ethnique. Avec sa mère et ses trois frères et sœurs, ils vivent dans un abri rudimentaire du camp de Kutupalong où la vie se résume à survivre.

"Notre seul but est d'amener le rire chez les Rohingyas", explique Rina Akter Putul, acrobate et seule femme de la troupe de cirque.

Des groupes de théâtre au Bangladesh se sont donnés pour mission de changer les idées aux personnes qui ont vécu une situation éprouvante, offrant à travers leurs performances une "thérapie du drame".

Une troupe s'était ainsi produite pour les survivants du Rana Plaza, un atelier textile qui s'était effondré en 2013 en faisant 1.100 morts. D'autres artistes avaient organisé des performances dans un village où 50 enfants étaient morts dans un accident de la route.

"Faire rire les gens est une tâche difficile, particulièrement pour ceux qui ont perdu leurs parents dans le conflit" en Birmanie, dit Rina Akter Putul.

- 'N'efface pas les cicatrices' -

Les enfants constituent 60% des plus de 600.000 musulmans rohingyas de Birmanie qui sont passés au Bangladesh depuis fin août, estime l'ONU.

Des acteurs bangladais déguisés en clowns se produisent devant des enfants rohingyas, ravis, dans le camp de Kutupalong, le plus grand camp de réfugiés du monde. Cliché pris le 28 octobre 2017.
Des acteurs bangladais déguisés en clowns se produisent devant des enfants rohingyas, ravis, dans le camp de Kutupalong, le plus grand camp de réfugiés du monde. Cliché pris le 28 octobre 2017. ( TAUSEEF MUSTAFA / AFP )

Beaucoup d'entre eux ont franchi la frontière seuls, ayant perdu leurs familles dans les attaques de leurs villages de l'État birman du Rakhine (ouest) par l'armée ou des milices bouddhistes.

Les ONG à pied d'œuvre dans ces camps de réfugiés s'inquiètent pour la santé mentale et les besoins émotionnels de ces enfants parfois sous le choc.

"Je suis sûr que notre spectacle vivra dans leur mémoire pour quelque temps. Cela n'effacera pas les cicatrices, mais ça leur redonnera le moral", avance Faker Ali, un acrobate qui pratique la "thérapie du drame" depuis deux décennies.

Mais les enfants ne sont pas les seuls à apprécier ce divertissement. Dans l'assistance, nombre d'adultes sont venus eux aussi chercher un répit du quotidien sinistre et misérable des camps.

"La vie en Arakan (autre nom du Rakhine, ndlr) est morne", explique Khairul Amin, un grand-père de 63 ans rencontré par l'AFP au milieu de la foule se pressant pour apercevoir les forains.

"Il n'y a ni télévision ou cinéma ou théâtre. Et il y a cette peur constante d'être tué ou arrêté par l'armée", ajoute-t-il.

Des enfants rohingyas arrivent pour le spectacle assuré par des acteurs bangladais . Déguisés en clowns, ils cherchent à éclaircir le quotidien morose de leur jeune auditoire. Cliché pris le 28 octobre 2017.
Des enfants rohingyas arrivent pour le spectacle assuré par des acteurs bangladais . Déguisés en clowns, ils cherchent à éclaircir le quotidien morose de leur jeune auditoire. Cliché pris le 28 octobre 2017. ( TAUSEEF MUSTAFA / AFP )

Assise avec son plus jeune enfant sur ses genoux, Rehana rit et sourit de bon cœur aux bouffonneries des clowns: "Jamais de ma vie je ne me suis autant amusée", s'exclame-t-elle.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/12/2018

Après prise en compte du résultat semestriel, les capitaux propres part du Groupe au 30 septembre 2018 sont positifs et s'élèvent à 1 ME...

Publié le 18/12/2018

Le paiement en numéraire et/ou la livraison des actions seront effectués à compter du 15 février 2019...

Publié le 18/12/2018

Claude Tempé quitte ses fonctions. Sylvestre Blavet lui succède...

Publié le 18/12/2018

Cet ensemble de sociétés vend aux grandes surfaces de bricolage et grandes surfaces alimentaires en France et en Espagne une gamme très complète de robinetterie pour les salles de bain et les…

Publié le 18/12/2018

Tikehau Capital et Bpifrance entrent au capital de GreenYellow, via une augmentation de capital de 150 ME...