En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 829.96 PTS
-0.49 %
4 823.0
-0.47 %
SBF 120 PTS
3 839.25
-0.48 %
DAX PTS
10 834.96
-0.28 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
+0.00 %
1.134
+0.32 %

Démission surprise de Nikki Haley, l'ambitieuse ambassadrice de Trump à l'ONU

| AFP | 527 | Aucun vote sur cette news
Le président des Etats-Unis Donald Trump et l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, à la Maison Blanche le 9 octobre 2018
Le président des Etats-Unis Donald Trump et l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, à la Maison Blanche le 9 octobre 2018 ( Olivier Douliery / AFP )

L'ambitieuse ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, femme la plus en vue du gouvernement de Donald Trump, a annoncé sa démission, à la surprise générale, la dernière d'une longue série parmi l'équipe stratégique du président.

"Elle m'a dit il y a environ six mois qu'elle souhaitait prendre une pause", a justifié mardi le milliardaire républicain, louant le "travail fantastique" de son "amie", présente à ses côtés, tout sourires, dans le Bureau ovale.

"Elle a été très spéciale pour moi", a-t-il insisté, soucieux de minimiser le choc politique créé par le départ de cette personnalité populaire. Car à moins d'un mois de législatives délicates pour son camp, les électrices semblent se détourner de plus en plus des candidats républicains.

M. Trump a précisé que la démission serait effective "à la fin de l'année" et qu'il dévoilerait le nom d'un successeur "d'ici deux ou trois semaines".

En se rendant en début de soirée dans l'Iowa pour une réunion publique, il a indiqué à la presse avoir présélectionné cinq personnes pour remplacer Nikki Haley. Et il a confirmé que Dina Powell, ancienne responsable du Conseil de sécurité nationale, faisait partie des candidats.

En revanche, l'ambassadeur en Allemagne Richard Grenell n'est pas sur cette liste restreinte, mais le milliardaire s'est dit prêt à envisager sa nomination. "Il réussit tellement bien dans un poste si important (...) que je ne voudrais pas le bouger. Personnellement, je préfèrerais garder Ric où il est", a-t-il néanmoins relevé.

Plus tôt, le président avait évoqué l'hypothèse d'une nomination de sa fille Ivanka --"ce serait de la dynamite"-- mais "je serais accusé de népotisme", a-t-il aussitôt regretté. L'intéressée a elle-même exclu cette possibilité dans un tweet.

Nikki Haley, 46 ans, à qui l'on prête régulièrement des vues sur la Maison Blanche, a assuré qu'elle ne serait pas candidate à la présidentielle de 2020 et qu'elle soutiendrait Donald Trump.

"Il est important de savoir quand il est temps de faire un pas de côté", a seulement expliqué l'ex-gouverneure de Caroline du Sud.

Ses motivations restent donc un mystère.

Ambitions politiques? Désaccords de fond au lendemain de l'arrivée du juge Brett Kavanaugh à la Cour suprême malgré des accusations d'abus sexuels? Besoin de se renflouer dans le privé alors que ses déclarations d'intérêts font apparaître d'importantes dettes?

Ou alors le risque soulevé par une enquête potentielle, réclamée lundi, à la veille de sa démission, par une association de défense de l'éthique sur sept vols en avions privés offerts l'an dernier à l'ambassadrice par des hommes d'affaires?

Quoi qu'il en soit, son départ a pris de court des collègues à Washington et à l'ONU, où son bilan a été globalement salué.

"Partenaire formidable", a commenté laconiquement le secrétaire d'État, Mike Pompeo, qui a repoussé les questions des journalistes.

"C'est un autre signe de la politique étrangère chaotique de cette administration", a déploré le chef de file démocrate à la commission des Affaires étrangères du Sénat, Bob Menendez.

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, qui a annoncé sa démission mardi, est restée mystérieuse sur ses motivations.
L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley, qui a annoncé sa démission mardi, est restée mystérieuse sur ses motivations. ( Olivier Douliery / AFP )

Il fait suite aux nombreux limogeages et démissions autour du président en près de deux ans. L'équipe diplomatique initiale aura ainsi été totalement remodelée, après l'arrivée au printemps de M. Pompeo à la tête de la diplomatie américaine et de John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale.

Ces deux poids lourds ont en partie éclipsé cette étoile montante du camp républicain, qui avait auparavant bénéficié de l'effacement du précédent ministre des Affaires étrangères Rex Tillerson.

- "Politique étrangère chaotique" -

Nikki Haley s'est distinguée en portant d'emblée une ligne dure, notamment contre la Corée du Nord et l'Iran, les deux priorités diplomatiques de Donald Trump.

Nikki Haley a assuré qu'elle ne serait pas candidate à la présidentielle de 2020
Nikki Haley a assuré qu'elle ne serait pas candidate à la présidentielle de 2020 ( Olivier Douliery / AFP )

Depuis New York, elle se faisait également l'écho des critiques présidentielles à l'égard de l'ONU, vue comme une bureaucratie inefficace dans laquelle Washington investit beaucoup trop d'argent mais aussi comme une institution avec d'évidents "biais anti-israéliens".

Selon Stephen Pomper, de l'International Crisis Group, elle était à cet égard "un facteur de division, attaquant les institutions et les ONG qui défendent la transparence et les droits fondamentaux, et travaillant à transformer l'aide humanitaire en arme politique".

Cette fille d'immigrés indiens n'a pas toujours été du côté de Donald Trump. En février 2016, elle avait jugé que le milliardaire incarnait "tout ce qu'un gouverneur ne veut pas d'un président". Et, juste avant la victoire du 8 novembre 2016, elle se disait encore "pas fan" du tonitruant candidat républicain.

Mais elle a ensuite gagné ses galons dans la galaxie Trump. Si elle a laissé entendre l'existence de désaccords avec le président, notamment lorsque ce dernier n'a pas clairement condamné les sympathisants nazis après la mort d'une manifestante antiraciste lors de violences à Charlottesville à l'été 2017, elle a toujours pris soin de ne pas les étaler sur la place publique.

"Si je ne suis pas d'accord avec quelque chose et crois que c'est suffisamment important pour être discuté avec le président, je le fais. Et il écoute", avait-elle dit en septembre, en réponse à la tribune anonyme d'un membre de l'administration qui évoquait une "résistance de l'intérieur" aux agissements de Donald Trump.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/12/2018

COMMUNIQUE DE PRESSE                                                             Paris, le 17 Décembre…

Publié le 17/12/2018

Ingenico (-6,45% à 53,68 euros) affiche l’une des plus fortes baisses de l’indice SBF 120, le spécialiste des transactions sécurisées ayant fermé la porte à un rapprochement avec les…

Publié le 17/12/2018

Boeing a livré ce week-end à la compagnie Air China un appareil 737 MAX. L’assemblage de l’appareil a été finalisé sur le site de Zhoushan, situé dans l’est de la Chine. Une première.…

Publié le 17/12/2018

D'un point de vue graphique, le titre est sous pression après avoir stoppé son rebond technique aux environs du niveau de résistance majeur des 37.54 euros. Du côté des indicateurs techniques, le…

Publié le 17/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France. Pour les salariés ayant un salaire annuel brut inférieur à 25 000 euros,…