En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 188.07 PTS
+0.29 %
5 195.50
+0.46 %
SBF 120 PTS
4 165.35
+0.58 %
DAX PTS
11 798.01
+0.18 %
Dowjones PTS
25 798.42
+2.17 %
7 276.43
+0.00 %
1.157
+0.00 %

Saad Hariri suspend sa démission après son retour à Beyrouth

| AFP | 456 | Aucun vote sur cette news
Le Premier ministre libanais Saad Hariri salue ses partisans à son arrivée à sa maison à Beyrouth, le 22 novembre 2017
Le Premier ministre libanais Saad Hariri salue ses partisans à son arrivée à sa maison à Beyrouth, le 22 novembre 2017 ( MARWAN TAHTAH / AFP )

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé mercredi qu'il suspendait sa démission surprise, en attendant des consultations sur des dossiers épineux dont l'implication dans des conflits régionaux du puissant Hezbollah pro-iranien, partenaire de son gouvernement.

Cette décision, faite au lendemain de son retour au pays, devrait décrisper l'atmosphère au Liban pris de court par sa démission annoncée le 4 novembre depuis Ryad, où son séjour prolongé avait alimenté les spéculations sur une interdiction de voyage.

Dans ses interventions à Beyrouth, M. Hariri n'a pas évoqué les accusations du président Michel Aoun selon lesquelles il avait été "retenu en otage" en Arabie saoudite. Des accusations qu'il avait niées durant son séjour à Ryad.

Le visage grave, M. Hariri s'est exprimé dans une brève allocution télévisée, appelant au "dialogue" dans un pays miné par les crises politiques à répétition opposant les deux principaux blocs, celui emmené par M. Hariri et celui dirigé par le Hezbollah.

"J'ai discuté de ma démission avec le président de la République qui m'a enjoint d'attendre avant de la présenter pour permettre davantage de consultations. J'ai accepté cette requête", a dit M. Hariri à l'issue d'un entretien avec le président Michel Aoun.

Déclaration du Premier ministre Saad Hariri au palais présidentiel près de Beyrouth, le 22 novembre 2017
Déclaration du Premier ministre Saad Hariri au palais présidentiel près de Beyrouth, le 22 novembre 2017 ( STRINGER / AFP )

M. Hariri a appelé à éloigner le Liban des conflits au Moyen-Orient et à respecter une "politique de distanciation", une allusion claire à l'intervention du Hezbollah dans la guerre en Syrie voisine au côté du régime.

"J'aspire aujourd'hui à un véritable partenariat avec toutes les forces politiques en vue de mettre les intérêts du Liban au-dessus de tout autre", a-t-il ajouté.

- 'Je reste avec vous' -

Un protégé de l'Arabie saoudite, M. Hariri avait justifié sa démission en dénonçant la "mainmise" du Hezbollah et de son allié iranien sur le Liban et en disant craindre pour sa vie.

Le président Aoun avait refusé sa démission, la tradition voulant que celle-ci soit remise en main propre et sur le sol libanais.

Dans l'après-midi, des centaines de partisans de M. Hariri se sont retrouvés devant son domicile, dans le centre-ville de Beyrouth, arborant le drapeau bleu de son parti, le Courant du Futur.

Après avoir troqué son costume pour une veste bleu marine décontractée, M. Hariri est sorti saluer la foule.

Bain de foule pour le Premier ministre libanais Saad Hariri devant son domicile, dans le centre-ville de Beyrouth, le 22 novembre 2017
Bain de foule pour le Premier ministre libanais Saad Hariri devant son domicile, dans le centre-ville de Beyrouth, le 22 novembre 2017 ( Fadel ITANI / AFP )

"Je reste avec vous, je vais continuer avec vous", a-t-il lancé, tout sourire, interrompu par les cris enthousiastes des manifestants qui scandaient: "par notre âme, par notre sang, nous nous sacrifions pour toi Saad".

"Nous continuerons ensemble, pour être le front de défense du Liban et de sa stabilité", a-t-il poursuivi, avant de s'offrir un bain de foule et de poser pour des selfies.

"Son retour est très important, même si il y a beaucoup de choses que nous ne comprenons pas" a reconnu à l'AFP Hala, manifestante de 32 ans. "Il a unifié le Liban".

Lundi, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, s'est exprimé sur le sujet et sur un ton conciliant s'est dit "ouvert à tout dialogue".

Pour Maha Yahya, directrice du Centre Moyen-Orient de Carnegie, il y a aujourd'hui "un effort pour calmer les choses, et laisser de la place aux négociations qui ont lieu en coulisses".

- 'Accord politique' -

Le Premier ministre a assisté dans la matinée avec le président Aoun à la parade militaire de la fête de l'Indépendance, 74 ans après la fin du mandat français au Liban.

"Il importera désormais de faire en sorte qu'il y ait un accord politique permettant au Liban, pays qui nous est cher, d'avoir une sérénité et une perspective de longue durée", a souligné à Paris le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Paris s'est impliqué pour "exfiltrer" selon des experts M. Hariri d'Arabie saoudite. Sur invitation du président Emmanuel Macron, M. Hariri avait quitté Ryad le 18 novembre pour la France.

M. Le Drian a salué le rôle de son pays, qui a permis "un processus de désescalade" au Liban.

Saad Hariri
Saad Hariri ( Omar KAMAL / AFP/Archives )

La démission de M. Hariri avait été interprétée comme un nouveau bras de fer entre les parrains régionaux des deux camps rivaux au Liban: l'Arabie saoudite qui soutient M. Hariri, et l'Iran qui appuie le Hezbollah, poids lourd de la politique libanaise.

Le geste de M. Hariri a provoqué une intense activité diplomatique, "la communauté internationale comprenant qu'il n'est de l'intérêt de personne d'avoir encore un autre Etat failli dans la région", souligne Mme Yahya.

Agé de 47 ans, le Premier ministre libanais a repris le flambeau politique après la mort de son père Rafic Hariri, un ancien chef de gouvernement, tué dans un attentat en 2005 à Beyrouth pour lequel des membres du Hezbollah ont été accusés.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Trader sur le CAC40 avec du levier
Lundi 5 novembre de 12h30 à 13h00

Les Produits de rendement : découvrir un nouveau support d'investissement
Lundi 5 novembre de 18h00 à 18h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 17/10/2018

L’équipementier aéronautique Latécoère, au travers de sa branche Systèmes d'Interconnexion, et Sabena technics (groupe TAT), spécialiste de la maintenance aéronautique en France, collaborent…

Publié le 17/10/2018

Dans les premières positions du SRD, STMicroelectronics (+5,5% à 15,6 euros) et Soitec (+4,6% à 62,9 euros) se distinguent dans le sillage d'ASML qui...

Publié le 17/10/2018

Transaction entièrement en numéraire évaluée à environ 278 M$...

Publié le 17/10/2018

Visiativ a réalisé un chiffre d’affaires consolidé de 95,3 millions d'euros sur les neuf premiers mois de son exercice 2018, matérialisant une croissance de 23%, dont +4% en organique. " Le…

Publié le 17/10/2018

CIS enregistre au troisième trimestre 2018 un chiffre d’affaires, à taux de change constant, de 54 millions d'euros contre 60 millions d'euros, un an plus tôt. Les impacts de change, qui sont en…