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Dans les marchés de plein air, civisme et bricolage face au coronavirus

| AFP | 402 | 5 par 2 internautes
Les allées d'un marché parisien, le 21 mars 2020
Les allées d'un marché parisien, le 21 mars 2020 ( Ludovic MARIN / AFP )

"Sans discipline des primeurs et des clients, les marchés vont fermer": derrière son étal de fruits et légumes à Paris, Nathalie Gougy a pris les choses en main pour distancier les consommateurs et leur permettre de s'approvisionner en produits frais sans disséminer le coronavirus.

Une dizaine de panneaux plastifiés invitent les clients à respecter un écart minimal d'un mètre environ sur ce marché familial et cossu de la rue de la Convention (XVe arrondissement), en semaine, dans le sud de Paris.

Posées verticalement, des cagettes espacées de 1,5 mètre servent à éduquer les clients pour trouver leur place dans la file d'attente qui court le long de l'étal.

"J'ai fabriqué les panneaux rapidement hier soir tard, c'est très important qu'il y ait du civisme, et que les gens comprennent les risques sanitaires", explique cette commerçante de Linas (Essonne) dont la famille "tient" le même bout de trottoir parisien depuis 1954.

"Nous avons l'étalage devant nous, un bon mètre pour nous protéger" se rassure Saïd, le mari de Nathalie. Après chaque transaction, il nettoie ses mains gantées au gel hydroalcoolique. "Pour ne pas prendre de risques", car pièces et billets sont accusés de véhiculer le virus.

Mais les photos du marché d'Aligre dans le XIIe arrondissement de Paris, bondé, diffusées sur les réseaux sociaux en début de semaine, ont affolé tout le monde.

"La situation épidémique est telle que la seule solution viable doit passer par un confinement total" des populations, demande notamment le syndicat Jeunes Médecins.

Sur le marché, certains portent un masque, d'autres non. "Il faudrait que la mairie distribue des masques et du gel, je n'en n'ai pas", râle une maraîchère, une botte de carottes à la main.

L'entrée d'un marché et contrôle des policiers à Rennes le 21 mars 2020
L'entrée d'un marché et contrôle des policiers à Rennes le 21 mars 2020 ( Damien MEYER / AFP )

Cette semaine, les commerçants forains ont reçu le soutien du ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Didier Guillaume: il faut que les populations confinées puissent manger des produits frais. Et soutenir les petits producteurs quand les ventes de la grande distribution ont elles enregistré une hausse "jamais vue": +38% en une semaine selon l'indicateur de référence Nielsen.

Mais certaines communes qui manquent de personnels, de placiers ou de barrières pour organiser les flux, ont déjà fermé leurs marchés pour minimiser les risques.

"Il faut bien sortir un peu, pour faire ses courses, c'est un minimum", proteste Andrée, septuagénaire en balade au populaire marché de la place des Fêtes, à l'autre bout de Paris, dans le XIXe arrondissement.

Avec dans son cabas des asperges et du poisson, pas inquiète le moins du monde, elle se dirige vers la caisse, ignorant les marquages à la craie au sol et les consignes de sécurité affichées partout.

Barrière de cellophane, "un placebo"

"Ne me touchez pas, Madame, ne me touchez pas!", hurle plus loin une autre cliente devant la caisse, visiblement remontée contre une femme qui la serrait d'un peu trop près.

Devant ces deux comportements opposés, Céline, 36 ans, vendeuse de primeurs depuis dix ans sur cette place, tente de faire de la pédagogie.

"On essaie de faire respecter au mieux les consignes, ce n'est pas de la mauvaise volonté, c'est une question d'habitude", explique-t-elle à l'AFP.

"Mon sentiment, c'est qu'aujourd'hui, c'est une journée test", poursuit Céline, alors qu'une escouade de policiers municipaux patrouille. "Ils veulent vérifier si ce n'est pas trop le chaos et voir si on peut laisser les marchés ouverts".

"Ca va mieux aujourd'hui. Dimanche et mardi, c'était la folie, avant le confinement", indique-t-elle.

Un employé d'une station service se protège d'un contact avec les clients, le 21 mars 2020 à Paris
Un employé d'une station service se protège d'un contact avec les clients, le 21 mars 2020 à Paris ( Ludovic MARIN / AFP )

"J'ai essayé de me cloisonner", raconte-t-elle en montrant autour de sa caisse une fortification bricolée avec trois cageots de fortune, pour tenir autant que possible les clients à distance.

"Les masques, c'est impossible à trouver, et je ne suis pas persuadé de l'intérêt", relève "Looping", un fromager de 30 ans.

Il a choisi de se retrancher derrière une fine barrière de cellophane qui court verticalement le long de sa devanture. "En sécurité ? C'est un grand mot, on va dire que c'est un placebo", explique-t-il en souriant.

Après "l'embellie de dimanche", il évoque des recettes "catastrophiques" ces derniers jours. Pour ce dimanche, "impossible de prévoir" et "on verra... si on a le droit de revenir".

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