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Crise du Golfe: le Qatar prêt au dialogue mais pose des conditions

| AFP | 269 | Aucun vote sur cette news
L'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, le 11 juillet 2017 à Doha
L'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, le 11 juillet 2017 à Doha ( / AFP/Archives )

L'émir du Qatar a prôné vendredi le dialogue avec l'Arabie saoudite et ses alliés, qui ont rompu avec son pays, mais a posé des conditions pour un règlement de la grave crise qui secoue le Golfe depuis un mois et demi.

"Nous sommes ouverts au dialogue pour régler les problèmes en suspens", a déclaré cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani dans un discours télévisé, le premier depuis le début de la crise le 5 juin.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient alors rompu leurs relations avec le Qatar, qu'ils accusent de soutenir "le terrorisme" et de se rapprocher de l'Iran, grand rival régional du royaume saoudien.

Le chef de l'Etat du Qatar a cependant posé deux conditions pour un règlement de cette crise, soulignant qu'il devait se faire "dans le respect de la souveraineté et de la volonté de chaque Etat".

"Ce règlement ne doit pas prendre la forme de diktats mais d'engagements communs et contraignants pour toutes les parties", a-t-il ajouté.

Les quatre adversaires du Qatar avaient imposé de sevères sanctions économiques à l'émirat gazier.

Pour revenir sur ces sanctions, ils ont exigé le 22 juin la satisfaction de 13 demandes, dont la fermeture de la télévision Al-Jazeera et d'une base turque, ainsi qu'une révision des liens avec l'Iran.

Doha a rejeté en bloc ces demandes, estimant qu'elles violaient sa souveraineté.

- 'Lutte sans relâche' -

D'ailleurs, cheikh Tamim a défendu sa politique. "Le Qatar lutte sans relâche contre le terrorisme" que Doha considère comme "un crime contre l'humanité", a-t-il dit.

Il a accusé le Quartet d'avoir voulu "imposer (sa) tutelle" au Qatar, de "porter atteinte à la liberté d'expression et au droit à l'information", en allusion à la demande de fermer Al Jazeera.

Le discours de l'émir du Qatar a été retransmis en direct par Al-Arabiya et Sky News arabia, deux chaînes à capitaux respectivement saoudiens et émiratis.

Son intervention est survenue au lendemain de l'annonce à Doha d'un amendement de la loi sur la lutte antiterroriste du Qatar.

Cet amendement, qui a fait l'objet d'un décret-loi promulgué jeudi soir par l'émir, a été salué vendredi comme "un pas positif" par le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash, l'un des responsables du Quartet les plus critiques de la politique du Qatar.

Le décret-loi définit les termes de "terroristes, de crimes et entités terroristes ainsi que du financement du terrorisme".

Le document établit "deux listes nationales pour les individus et les entités terroristes" et énonce les mesures nécessaires pour pouvoir les inscrire sur ces listes mais il donne aux suspects le droit de faire appel contre leur inscription sur l'une de ces listes.

Ce décret-loi amende la législation qatarie sur la lutte antiterroriste datant de 2004 mais ne donne pas de détails sur la définition du terrorisme ni sur les mesures pour porter un suspect ou une organisation sur une liste noire.

- 'Pas positif' -

"C'est un pas positif pour traiter avec sérieux la liste de 59 terroristes", a expliqué sur Twitter M. Gargash.

Ryad et ses alliés avaient publié le 9 juin une liste nominative de 59 personnes et de 12 entités qui, selon eux, sont "liées au Qatar et au service d'un programme politique suspect du Qatar". Doha avait rejeté comme "infondée" cette accusation.

Pour M. Gargash, "les pressions liées à la crise commencent à donner des résultats".

"Le plus sage (pour le Qatar), c'est de changer totalement d'orientation" politique, a-t-il dit.

Le nouveau décret-loi publié à Doha fait suite à la signature la semaine dernière par les Etats-Unis et le Qatar d'un accord sur "la lutte contre le financement du terrorisme", à l'occasion d'une tournée du secrétaire d'Etat Rex Tillerson dans la région.

M. Tillerson s'est dit "satisfait" des efforts du Qatar pour tenter de régler la crise en recevant vendredi à Washington son homologue omanais.

La crise a donné lieu à une médiation du Koweït et à des missions de bons offices de la part de plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et la France.

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