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Non-lieu treize ans après le crash de Charm el-Cheikh

| AFP | 376 | 5 par 1 internautes
Le mémorial construit en mémoire des 148 morts du crash aérien de Charm el-Cheikh, le 9 janvier 2004 à Charm el-Cheikh
Le mémorial construit en mémoire des 148 morts du crash aérien de Charm el-Cheikh, le 9 janvier 2004 à Charm el-Cheikh ( ERIC FEFERBERG / AFP/Archives )

Trois minutes après son décollage de Charm el-Cheikh le 3 janvier 2004, l'avion de Flash Airlines s'était abîmé en Mer Rouge, faisant 148 morts dont 134 Français : treize ans plus tard, la justice a ordonné un non lieu, les charges contre la compagnie égyptienne et l'équipage étant "insuffisantes".

Le juge de Bobigny a suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé en janvier 2016 la fin des poursuites pour "homicides involontaires". Ce dernier avait alors estimé que l'enquête ne permettait "pas de retenir d’autre hypothèse que celle des fautes imputables à l'équipe de pilotage", décédée lui aussi dans l'accident de l'avion de la compagnie à bas coût.

Dans son ordonnance rendue le 11 juillet dernier, dont des parties civiles ont fait appel, le juge d'instruction se base sur plusieurs rapports d'expertise. Tous avaient pointé du doigt, à des niveaux divers, des "manquements" de la compagnie en matière de formation des pilotes et de respect de leur temps de repos.

Au terme de l'enquête, le magistrat estime qu'il est prouvé que ces "manquements" ont pu contribuer à "la désorientation spatiale et aux réactions inappropriées de l'équipage" après le décollage depuis l'aéroport de la station balnéaire égyptienne. Toutefois, la société ayant été liquidée il y a neuf ans, elle ne peut être poursuivie, note-t-il.

Quant au manque de formation et au déficit de sommeil des pilotes, il s'agit de "causes indirectes" de l'accident, dans une proportion que l'enquête ne "peut évaluer avec précision".

En conclusion, il estime que l'information judiciaire n'a pas établi de "charges suffisantes contre quiconque".

L'enquête judiciaire pour "homicides involontaires", ouverte le jour de la catastrophe, avait donné lieu à 37 tomes de procédure et réuni 600 parties civiles, sans qu'aucune mise en examen ne soit prononcée.

- "Déni de justice" -

Me Jean-Pierre Bellecave, avocat de l'association des familles de victimes, estime que l'enquête doit se poursuivre et qu'un procès doit avoir lieu. "Il n'y a pas eu de mesure d'instruction contre les dirigeants en Egypte, qui sont encore en vie, alors qu'il est établi que cette compagnie avait commis un certain nombre de manquements", a-t-il déclaré à l'AFP.

Convoqué par la justice française, le président du conseil d'administration de Flash Airlines, Mohamed Nour, ne s'est jamais présenté devant elle.

L'avocat reproche à la justice d'avoir "laissé dormir le dossier". Une action judiciaire est en cours au civil pour "mauvais fonctionnement du service public de la justice", a-t-il ajouté.

Pour le président de l'association des victimes, Claude Fouchard, toutes les expertises concluent que c'est une faute humaine, que les pilotes ont souffert d'une désorientation spatiale. "Mais comme ils sont morts, l'action pénale est éteinte, c'est +circulez il n'y a rien à voir+", déplore-t-il, "en colère".

Or il ressort de "toutes les expertises et du réquisitoire que les pilotes n'avaient pas reçu de formation suffisante", insiste M. Fouchard. Pour lui, les responsabilités vont donc aussi à la direction.

Me Gérard Montigny, qui représente lui aussi l'association, estime de son côté que "les magistrats sont dans une situation de paralysie", "les Égyptiens n'ayant pas coopéré". "On risque d'être dans le même cas de figure pour le crash de la Yemenia", qui avait fait 152 morts au large des Comores en 2009, "on vient d'ailleurs d'interpeller le président Emmanuel Macron à ce sujet", a-t-il poursuivi.

Très engagées dans la procédure, les familles avaient elles-mêmes missionné des experts dont le rapport, publié en 2007, avait épinglé tous les acteurs, y compris la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), pour n'avoir pas interdit de vol la compagnie.

Près de 14 ans après le crash, le président de l'association des familles de victimes ne se fait aucune illusion. "Notre appel sera rejeté. La justice française veut en finir, on nous a usés, on espérait nous écœurer", dit Claude Fouchard, qui dénonce un "déni de justice".

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