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Les lignes rouges qui compliquent un dialogue Washington-Pyongyang

| AFP | 506 | Aucun vote sur cette news
Montage photo du 10 août 2017 du leader nord-coréen Jim Jong-Un et du président américain Donald Trump
Montage photo du 10 août 2017 du leader nord-coréen Jim Jong-Un et du président américain Donald Trump ( SAUL LOEB, Ed JONES / AFP/Archives )

La crise nord-coréenne ne pourra être résolue que par un dialogue entre Washington et Pyongyang, préviennent la plupart des experts. Mais pour négocier quoi? Les lignes rouges des Etats-Unis et de la Corée du Nord au sujet du nucléaire semblent irréconciliables.

A leur comble la semaine dernière, les tensions se sont apaisées avec la décision du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un de ne pas mettre immédiatement à exécution son projet de tir de missiles près du territoire américain de Guam, saluée mercredi comme "sage et raisonnée" par le président américain Donald Trump.

Le prélude à une désescalade, qui ouvrirait la voie à un dialogue direct?

- Contacts informels -

Pour certains observateurs, Américains et Nord-Coréens doivent, avant d'envisager des pourparlers sur la crise nucléaire, trouver d'autres terrains pour faire baisser la pression. Parmi eux, le sort des trois Américains détenus en Corée du Nord.

La libération par Pyongyang d'un pasteur canadien, début août en pleine escalade verbale avec Washington, est "un assez bon signal" envoyé par le régime nord-coréen, estime Jim Schoff, chercheur au Carnegie Endowment for International Peace.

Les contacts informels sur les prisonniers n'ont jamais été vraiment rompus. Ils passent notamment par le "canal new-yorkais", entre l'émissaire américain pour la Corée du Nord, Joseph Yun, et des diplomates nord-coréens à l'ONU.

Ces discussions en coulisses doivent également empêcher des malentendus qui pourraient dégénérer en conflit. Et, au-delà, elles "sont très importantes pour faire part des intentions de Washington", souligne Mark Dubowitz, patron du groupe de pression conservateur Foundation for Defense of Democracies.

- Conditions préalables -

"Les Etats-Unis veulent négocier avec Pyongyang", ont déclaré cette semaine le secrétaire d'Etat Rex Tillerson et le ministre de la Défense Jim Mattis. Mais les deux pays vont devoir s'entendre sur les conditions d'un dialogue.

"Leurs positions sont inconciliables pour l'instant, ce qui rend difficile l'ouverture de négociations officielles dans un futur proche", souligne Lisa Collins, du Center for Strategic and International Studies. Là aussi, les canaux informels ou des discussions entre militaires peuvent dénouer la situation.

Ce qui importe, insiste Mark Dubowitz, c'est que Washington exerce parallèlement une "pression maximale", "diplomatique, politique, économique et militaire", pour éviter que le dialogue ne capote comme par le passé.

Rex Tillerson et Jim Mattis demandent des gages, comme une "cessation immédiate" par le régime nord-coréen "de ses menaces provocatrices, des essais nucléaires, des lancers de missiles et d'autres tests d'armements". Pendant combien de temps? "La Corée du Nord sait ce qu'elle doit faire", assure la diplomatie américaine.

La Chine et plusieurs experts proposent un "double gel": les Américains interrompraient, en échange, leurs exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. "Ce serait une erreur, ça reviendrait à récompenser le régime nord-coréen pour sa mauvaise conduite", proteste Mark Dubowitz. Mais Washington et Séoul pourraient revoir "l'échelle, la nature, le timing ou le lieu de tels exercices", fait valoir le chercheur Robert Einhorn dans une analyse publiée par la Brookings Institution.

- Dénucléarisation? -

Si finalement les deux ennemis relançaient les négociations, par exemple dans le cadre de "pourparlers à six" (avec la Chine, la Russie, le Japon et la Corée du Sud) interrompus depuis 2009, le plus dur resterait à faire: s'entendre sur l'objet du dialogue.

"Les Etats-Unis veulent discuter de la dénucléarisation de la Corée du Nord, qui demande au contraire la reconnaissance de son statut de puissance nucléaire et veut négocier un traité de paix avec les Américains", résume Lisa Collins.

Pour de nombreux experts, l'administration américaine doit, par réalisme, renoncer à demander que Kim Jong-Un abandonne ses ambitions nucléaires, car il considère qu'il en va de la survie de son régime. Et ce d'autant que Pyongyang possède désormais des capacités nucléaires.

"L'administration devrait donc rechercher un résultat plus modeste", "en commençant par un gel" de toutes les activités nucléaires et balistiques de Pyongyang, connues et clandestines, avec un système de contrôle "crédible", explique Robert Einhorn. En échange, les Américains pourraient selon lui promettre une pause dans les sanctions, commencer à discuter d'un traité de paix et garantir leur non-ingérence dans la politique nord-coréenne.

Mais pour d'autres, ce serait une erreur. "Les Etats-Unis ne doivent pas démarrer les négociations en renonçant à réclamer une dénucléarisation totale de la Corée du Nord", prévient Mark Dubowitz. "Cela doit rester leur objectif principal."

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