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Condamnés 23 ans après un casse, deux grands braqueurs ne retournent pas en prison

| AFP | 287 | 3 par 1 internautes
Coupables mais libres: 23 ans après le casse d'une banque à Paris, deux anciens grands braqueurs, dont les ADN ont été extraits de mégots trouvés au pied des coffres, ont été condamnés vendredi à 5 ans de prison, entièrement assortis du sursis
Coupables mais libres: 23 ans après le casse d'une banque à Paris, deux anciens grands braqueurs, dont les ADN ont été extraits de mégots trouvés au pied des coffres, ont été condamnés vendredi à 5 ans de prison, entièrement assortis du sursis ( Philippe Huguen / AFP/Archives )

Coupables mais libres: 23 ans après le casse d'une banque à Paris, deux anciens grands braqueurs, dont les ADN avaient été extraits de mégots trouvés au pied des coffres, ont été condamnés vendredi à 5 ans de prison, entièrement assortis du sursis.

A l'issue de quatre heures et demi de délibéré, Mohamed Amimer, 58 ans, ancienne légende du grand banditisme français, et l'ancien braqueur Patrick Musset, 70 ans, ont également été condamnés chacun à une amende de 100.000 euros et leur peine de prison a été assortie d'une série d'obligations pendant trois ans.

Le ministère public avait requis respectivement 12 et 10 ans de réclusion criminelle contre les accusés. A l'énoncé des peines, les deux hommes, qui ont refait leur vie et comparaissaient libres, se sont autorisé un large sourire.

Dans le public, une brochette d'ex-braqueurs et de proches ont à peine laissé échapper des soupirs de soulagement, une joie discrète, qui éclatera plus tard sur les marches du palais.

Les deux hommes ont nié jusqu'au bout leur participation, le 19 juillet 1994, au vol de l'agence de la banque Inchauspé rue Saint-Augustin à Paris, où 15,3 millions de francs avaient été dérobés - soit l'équivalent actuel de 3,2 millions d'euros.

"J'ai payé pour ce que j'ai fait, je ne veux pas payer pour ce que je n'ai pas fait", avait sobrement déclaré Mohamed Amimer avant que la cour ne se retire pour délibérer. "Je ne faisais pas partie des malfaiteurs qui ont attaqué la banque Inchauspé", avait de son côté répété Patrick Musset.

La cour d'assises ne les a pas crus mais a tenu compte du temps passé, des vies reconstruites dehors, sans accroc, depuis des années.

Amimer, ancienne gloire du milieu, s'est depuis sept ans consacré à son fils et à la réinsertion des détenus. Musset, presque sourd d'une oreille, a demandé à pouvoir "profiter" de sa petite-fille.

- "Mort sociale" -

Les condamner, 23 ans après les faits, c'est "pulvériser tout ce qu'ils ont construit, une peine de mort sociale", avait argué Me Philippe Sarda, un des avocats d'Amimer.

Pour l'avocate générale, les accusés étaient largement responsables de leur situation: "s'ils continuent à nier l'évidence, c'est qu'ils y trouvent un intérêt: ils n'ont pas à s'expliquer sur l'argent", ni sur "le calvaire" du cambiste séquestré la veille du crime.

La cour d'assises a également condamné les deux hommes à verser 2,3 millions d'euros à la banque, ainsi qu'à quelque 25.000 euros de dommages et intérêts pour le cambiste séquestré.

Amimer et Musset, qui affirmaient ne pas se connaître, ont en commun une vie de braquages et de cavales, jalonnés de condamnations aux assises. Des "pros", qui volent les banques, presque sans violence. Des bandits avec un code d'honneur, de l'aveu même des policiers.

Ce 19 juillet 1994, les voleurs avaient disparu avec l'argent, ne laissant derrière eux que trois mégots de cigarettes grillées en attendant l'ouverture des coffres. Faute d'identification possible, un non-lieu est prononcé en février 1996.

L'enquête est relancée en 1999 et 2000 par des témoignages anonymes, qui incriminent quatre figures du grand banditisme: deux sont morts, les deux autres sont Amimer et Musset.

Pour l'accusation aucun doute, l'ADN a parlé et désigne les accusés. La défense a de son côté tiré à boulets rouges sur "l'unique élément à charge", oscillant entre l'hypothèse de négligences et celle d'une manipulation policière.

L'avocate de Musset, Florence Moreau, a dressé la longue liste des "questions" et "difficultés" autour des ces fameux mégots, passés entre les mains de plusieurs personnes, conservés pendant des années dans un simple flacon réfrigéré, sans scellés, ce qui a pu permettre toutes les manipulations.

Me Frédéric Trovato, avocat d'Amimer, n'avait lui "aucune théorie" à proposer aux jurés, auxquels il avait simplement demandé de "douter".

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