5 450.48 PTS
-0.93 %
5 438.50
-1.04 %
SBF 120 PTS
4 367.37
-0.86 %
DAX PTS
12 834.11
-1.36 %
Dowjones PTS
24 963.56
-0.51 %
7 252.57
-0.04 %
Nikkei PTS
22 680.33
-

Collision de Millas: cinq enfants tués, défaillance technique ou erreur humaine ?

| AFP | 2241 | 2.50 par 2 internautes
La carcasse du bus impliqué dans un accident avec un train régional à Millas, près de Perpignan, le 15 décembre 2017
La carcasse du bus impliqué dans un accident avec un train régional à Millas, près de Perpignan, le 15 décembre 2017 ( RAYMOND ROIG / AFP )

Défaillance technique ou erreur humaine ? Rien n'est tranché mais l'enquête a progressé vendredi au lendemain de la terrible collision entre un autocar scolaire et un train à Millas (Pyrénées-Orientales), dans lequel au moins cinq enfants ont été tués.

Des témoignages recueillis évoquent "très majoritairement" des "barrières (du passage à niveau) fermées", a indiqué le procureur de la République de Marseille qui s'est saisi de l'enquête via son pôle spécialisé dans les accidents collectifs. Mais tous les témoins n'ont pas été entendus, a précisé Xavier Tarrabeux.

La carcasse du bus scolaire impliqué dans une collision avec un train régional, à Millas, près de Perpignan, le 15 décembre 2017
La carcasse du bus scolaire impliqué dans une collision avec un train régional, à Millas, près de Perpignan, le 15 décembre 2017 ( RAYMOND ROIG / AFP )

De son côté, l'employeur de la conductrice du car scolaire, Christian Faur, a affirmé que son employée avait "traversé en toute confiance et en toute sérénité le passage à niveau, barrières ouvertes et feu clignotant éteint".

L'émotion est immense à quelques jours des fêtes de Noël. "On est tous choqués, ils passaient tous les jours par là, ce sont des enfants qu'on côtoie tous les jours", a déclaré, très émue, Maria Baptiste, mère au foyer.

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer (c), la maire de Millas Damiène Beffara (2eG), le préfet Philippe Vignes (G) et la rectrice de l'académie Armande Le Pellec Muller (D), à Millas le 15 décembre 2017
Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer (c), la maire de Millas Damiène Beffara (2eG), le préfet Philippe Vignes (G) et la rectrice de l'académie Armande Le Pellec Muller (D), à Millas le 15 décembre 2017 ( RAYMOND ROIG / AFP )

Tous les enfants, âgés de 11 à 17 ans, venaient du village de Saint-Féliu-d'Avall, à quelques kilomètres du lieu de la catastrophe. A la mairie, où les drapeaux étaient en berne, une cellule psychologique a été mise en place. Un office liturgique a été célébré dans l'église en mémoire des victimes.

Des dizaines de personnes ont par ailleurs fait la queue pour donner leur sang. Comme Delphine Ponthieux: "Ça me touche beaucoup, je le fais pour apporter mon soutien aux familles. On sait que cela aurait pu être les nôtres", a-t-elle souligné, en versant des larmes.

Un employé de la SNCF inspecte le train régional impliqué dans une collision avec un bus scolaire à Millas, près de Perpignan, le 15 décembre 2017
Un employé de la SNCF inspecte le train régional impliqué dans une collision avec un bus scolaire à Millas, près de Perpignan, le 15 décembre 2017 ( RAYMOND ROIG / AFP )

Le président Emmanuel Macron a exprimé "la solidarité de la Nation" avec les victimes de cette catastrophe, une des plus meurtrières impliquant le transport d'enfants depuis 1982. La carcasse de l'autocar a été coupée en deux par la violence du choc.

Et le bilan pourrait encore s'alourdir car le pronostic vital de 6 blessés, tous des collégiens, est encore engagé.

-'faire la lumière'-

Le conducteur du TER a été interrogé, tout comme 13 autres personnes. La conductrice, une quadragénaire employée des autocars Faur, a été grièvement blessée et n'a pas encore été entendue.

Vue aérienne de la zone de Millas dans les Pyrénées-Orientales et détails de la collision entre un car scolaire et un train régional qui a fait plusieurs morts
Vue aérienne de la zone de Millas dans les Pyrénées-Orientales et détails de la collision entre un car scolaire et un train régional qui a fait plusieurs morts ( Thomas SAINT-CRICQ / AFP )

La SNCF a indiqué jeudi que "selon des témoins, le passage à niveau a fonctionné normalement, mais il faut évidemment que cela soit confirmé par l'enquête". Il s'agit d'un passage à niveau "classique" doté d'une signalisation automatique et de deux barrières, qui "n'était pas considéré comme particulièrement dangereux", selon elle.

Un père d'élève, Samuel Conegero, a cependant affirmé, se basant sur une photo prise par son fils, que "la barrière (était) complètement relevée et qu'il n'y (avait) pas de barrière cassée". "Il y avait une barrière levée", a également indiqué Robert Taillant, le maire de Saint-Féliu d'Avall.

Collisions sur des passages à niveau
Collisions sur des passages à niveau ( Sophie RAMIS / AFP )

Vendredi, le ton est monté d'un cran entre la société des autocars Faur et la SNCF. Christian Faur, co-dirigeant de l'entreprise, a accusé la SNCF de "porter des allégations" et souhaité "qu'à la fin lorsque la vérité sera connue, la SNCF assume ses responsabilités".

La SNCF a très rapidement réagi se déclarant "choquée par les accusations particulièrement graves qui viennent d'être formulées à son encontre", formulées selon elle "sans aucun élément tangible de preuve" mais avec "un but purement polémique".

Face aux informations et témoignages contradictoires, les enquêteurs restent très prudents. Plusieurs investigations sont en cours: une enquête judiciaire, une autre de la SNCF, une enquête administrative a été aussi ouverte par le Bureau d'enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT).

"Il est indispensable qu'on puisse faire la lumière", a déclaré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, afin qu'"à l'avenir, sur les 15.000 passages à niveau de France, ce type d’événement tragique ne puisse pas se reproduire".

Dans la petite commune rurale de Millas, sous le choc, le collège a rouvert ses portes vendredi matin. Les collégiens étaient accueillis par une cellule médico-psychologique. Le ministre de l'Education Nationale Jean-Michel Blanquer est venu témoigner "le soutien de l'ensemble de la France".

Le procureur de Marseille se rendra samedi matin sur les lieux de l'accident, où 100 militaires sont mobilisés.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
2 avis
Note moyenne : 2.50
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/06/2018

Bezons, le 18 juin 2018, 20h00   INFORMATION MENSUELLE RELATIVE AU NOMBRE TOTAL D'ACTIONS ET DE DROITS DE VOTE COMPOSANT LE CAPITAL SOCIAL   Etabli en application de…

Publié le 18/06/2018

Plusieurs contrats convertisseurs statiques en 2017 pour 6 ME...

Publié le 18/06/2018

Claranova participe au Berenberg Pan-European Discovery Conference...

Publié le 18/06/2018

Assemblée générale convoquée...

Publié le 18/06/2018

Nouvelle assemblée générale convoquée par Adomos...