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Coalition inédite ou élections anticipées: les Allemands bientôt fixés

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Angela Merkel arrive à des pourparlers avec des membres d'un potentielle coalition à Berlin le 15 novembre 2017
Angela Merkel arrive à des pourparlers avec des membres d'un potentielle coalition à Berlin le 15 novembre 2017 ( Kay Nietfeld / dpa/AFP )

Conservateurs d'Angela Merkel, écologistes et libéraux doivent décider jeudi s'ils s'engagent à former un gouvernement de coalition inédit, faute de quoi l'Allemagne risque de devoir organiser des élections anticipées historiques.

Et rien ne semblait joué peu avant la fin des consultations préliminaires, que la chancelière de 63 ans a elle-même fixé au 16 novembre, soit presque deux mois après les législatives du 24 septembre qui ont laissé le pays sans une majorité évidente.

Les derniers pourparlers pourraient se prolonger jusque tard dans la nuit de jeudi à vendredi.

Si Peter Tauber, l'un des ténors de l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de Mme Merkel, continuait de voir de "bonnes chances" d'aboutir, l'allié bavarois (CSU) était bien plus réservé et reprochait aux Verts un manque de souplesse.

Depuis près d'un mois, les partis aux positions souvent très éloignées ont mené des discussions tendues, ponctuées de querelles étalées sur la place publique, visant à savoir s'ils peuvent diriger ensemble le pays.

Ils doivent désormais annoncer s'ils renoncent sur fond de trop nombreux désaccords ou s'ils passent à l'étape suivante, c'est-à-dire l'élaboration d'un "contrat de coalition" avec l'objectif de former un gouvernement au plus tôt d'ici Noël.

"Personne n'a plus besoin d'un accord que Merkel. Après tout, c'est elle qui veut se faire réélire chancelière" pour la quatrième fois, estime le journal Süddeutsche Zeitung.

- 'Absence d'alternative' -

Après une victoire décevante aux législatives et une percée de l'extrême-droite, celle qui dirige la première économie européenne depuis douze ans n'est pas en mesure de faire la fine bouche sur ses futurs alliés gouvernementaux.

Le parti social-démocrate (SPD) a en effet choisi une cure d'opposition après un score historiquement bas aux élections. Il a clairement dit qu'il n'entrera pas dans un nouveau gouvernement avec Angela Merkel.

Au fil des semaines, le soutien de la population envers une coalition dite "Jamaïque" -- référence aux couleurs noire-jaune-verte des conservateurs, libéraux et écologistes -- s'est sérieusement érodé.

Le Parlement allemand
Le Parlement allemand ( Jochen GEBAUER / AFP )

Selon un récent sondage de la télévision publique ARD, la majorité des personnes interrogées (52%) la rejettent désormais, alors que début octobre elle avait la faveur des Allemands.

"Actuellement, il semble que le seul ciment de la coalition Jamaïque soit l'absence d'alternative. Est-ce que cela suffit pour créer une alliance?", s'interroge Der Spiegel dans sa dernière édition.

Mais si les partis n'arrivent pas à s'accorder, alors "de nouvelles élections sont inéluctables. Et personne n'en veut", pointe l'hebdomadaire.

Car elles risquent de profiter avant tout à l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti d'extrême-droite qui avec près de 13% à fait une entrée historique à la chambre des députés.

- 'Gros morceaux' -

Les discussions ont permis d'arriver à quelques engagements, comme le maintien d'un excédent budgétaire.

Mais aucun consensus n'a pu être dégagé sur certains "gros morceaux", comme aime à le répéter le parti CSU.

Sur le climat, les Verts, qui ont renoncé à exiger la fin des moteurs à combustion à l'horizon 2030, demandent à leurs partenaires une proposition plus ambitieuse sur l'objectif de réduction des émissions de CO2, jusqu'ici en vain.

La politique migratoire reste également un point de discorde dans un pays qui a accueilli plus de 1 million de demandeurs d'asile depuis 2015. Les écologistes plaident pour une reprise l'an prochain des regroupements familiaux pour les réfugiés syriens et afghans temporairement en Allemagne, les autres partis, soucieux de la montée de l'AfD, s'y refusent.

Les gouvernements fédéraux allemands
Les gouvernements fédéraux allemands ( Matthias BOLLMEYER / AFP )

La politique européenne elle aussi est un sujet de discorde. Libéraux et conservateurs excluent tout budget européen qui pourrait servir à aider un pays de la zone euro frappé par une crise, comme le propose le président français Emmanuel Macron, tandis que les écologistes là encore soutiennent l'idée.

"S'engager, en parole seulement, à renforcer l'Union économique et monétaire ne suffit pas", a lâché mercredi une responsable des Verts Annalena Baerbock.

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