En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 782.44 PTS
-0.64 %
4 782.5
-0.46 %
SBF 120 PTS
3 809.08
-0.60 %
DAX PTS
10 723.57
-0.60 %
Dowjones PTS
24 345.76
-0.18 %
6 657.21
+0.66 %
1.140
+0.12 %

Climat: les scientifiques présentent aux Etats leur âpre diagnostic

| AFP | 315 | Aucun vote sur cette news
Réunis en Corée du sud, les délégués des Etats de l'ONU se penchent à partir de lundi sur le dernier rapport des scientifiques du Giec, constat implacable de la montée des dérèglements climatiques et du retard pris pour les contrer
Réunis en Corée du sud, les délégués des Etats de l'ONU se penchent à partir de lundi sur le dernier rapport des scientifiques du Giec, constat implacable de la montée des dérèglements climatiques et du retard pris pour les contrer ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

Réunis en Corée du sud, les délégués des Etats de l'ONU se penchent à partir de lundi sur le dernier rapport des scientifiques du Giec, constat implacable de la montée des dérèglements climatiques et du retard pris pour les contrer.

Soumis à leur approbation, le texte, basé sur 6.000 études scientifiques, met en garde contre des impacts forts à 1,5°C de réchauffement, et liste les options, désormais limitées, pour agir si le monde veut rester sous ce seuil (dont 1°C est déjà acquis du fait des gaz à effet de serre déjà émis).

C'est à la COP21 à Paris fin 2015 que l'ONU avait chargé son Groupe des experts du climat (Giec) de produire un rapport sur l'objectif 1,5°C. Les Etats venaient de s'engager à réduire leurs émissions pour rester "bien-en deça de 2°C" par rapport à l'ère pré-industrielle.

L'ajout de l'engagement à "poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°C", arraché en dernière minute, était d'abord une revendication des Etats les plus vulnérables, comme les petites îles.

Mais la recherche en a depuis précisé les implications et revu le curseur des risques, dans un monde déjà secoué par une recrudescence de vagues de chaleur et autres feux de forêts.

Incendie à Lamoine, en Californie, le 6 septembre 2018
Incendie à Lamoine, en Californie, le 6 septembre 2018 ( JOSH EDELSON / AFP/Archives )

"Il y a trois ans il n'y avait pas beaucoup de littérature scientifique sur un réchauffement à 1,5°C," explique Jim Skea, professeur à l'Imperial College de Londres et co-président du Giec.

Le rapport de 400 pages décrit aujourd'hui une nette différence d'impacts entre 1,5 et 2°C, et ce partout, qu'il s'agisse d'ampleur des canicules, d'extinctions d'espèces ou de productivité agricole.

"C'est important car ça clarifie la question: oui, ça fait une grosse difference (1,5 ou 2)", dit Laurence Tubiana, architecte de l'accord de Paris. "Je me souviens de discussions avec pas mal de pays avant Paris, on nous disait: pourquoi 2°C? pourquoi pas 2,5°C?"

- Faisable? -

Pour autant, est-il encore faisable de rester à +1,5°C? Et ce alors que 2017 a vu les émissions mondiales issues de l'énergie repartir à la hausse...

"On ne donne pas de réponse simple", prévient la climatologue Valérie Masson-Delmotte, qui co-présidera cette session coréenne du Giec. Mais "on est maintenant à la croisée des chemins. Regarder 1,5°C, c'est regarder ce qui va nous arriver, dans notre vie, pas à la génération suivante".

"Globalement ce rapport dit +il faut que les émissions (atteignent leur pic) très vite+, dès 2020", résume Laurence Tubiana. "Je crois qu'il faut l'utiliser pour dire +il y a urgence, et des solutions+".

Une usine de metallurgie près de Sofia, en Bulgarie, au crépuscule le 30 décembre 2006
Une usine de metallurgie près de Sofia, en Bulgarie, au crépuscule le 30 décembre 2006 ( DIMITAR DILKOFF / AFP/Archives )

Stabiliser à 1,5°C exige une neutralité en émissions de CO2 au milieu du siècle, note aussi le projet de texte : ne plus émettre dans l'atmosphère plus que ce que nous sommes capables d'en retirer.

Alors comment risquent de réagir, à la réunion d'Incheon, les Etats appelés à approuver par consensus le "résumé à destination des décideurs", rédigé par les experts et qui leur sera présenté ligne par ligne ?

L'ONU n'a pas fixé la date de sortie de ce rapport de manière anodine: dans deux mois, aux négociations climat de la COP24, prévue en Pologne, les pays doivent entamer un processus de révision de leurs engagements de 2015, insuffisants car promesse d'un monde à +3°C.

A Incheon, les Etats ne sont pas censés toucher le fond du résumé, mais il pourra y avoir des échanges serrés sur les formulations, anticipent les habitués du processus.

Il y a l'inconnue américaine. "Les Etats-Unis pourraient soutenir la science, comme ils l'ont fait dans le passé, ou se mettre à faire de l'obstruction,", dit un auteur sous couvert d'anonymat.

Selon le département d'Etat, Trigg Talley, vétéran de la diplomatie climat, a été chargé de conduire la délégation, un point "rassurant" pour les auteurs.

Quid de l'Inde, qui a envoyé beaucoup de commentaires? Et de l'Arabie saoudite?

Cet été une soixantaine de gouvernements ont émis 3.600 commentaires sur la version préliminaire, selon Valérie Masson-Delmotte: "pour le moment ça reste constructif".

La réunion doit durer jusqu'à vendredi, mais le rapport doit être rendu public officiellement lundi 8.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 10/12/2018

Communiqué de Presse             Paris, le 10 décembre 2018   Tableau de déclaration mensuelle des opérations réalisées en novembre 2018 Date de début…

Publié le 10/12/2018

10 DECEMBRE 2018 NOMBRE D'ACTIONS ET DE DROITS DE VOTE COMPOSANT LE CAPITAL INFORMATION MENSUELLE 30 NOVEMBRE 2018     La société Officiis Properties…

Publié le 10/12/2018

Lundi 10 décembre 2018AIR FRANCE-KLM Le groupe aérien publiera (avant Bourse) le trafic du mois de novembre. Mardi 11 décembre 2018Aucune publication n'est attendue.Mercredi 12 décembre…

Publié le 10/12/2018

    CGG   Société anonyme au capital de 7 099 443 euros Siège social : Tour Maine Montparnasse 33 avenue du Maine 75015 Paris 969 202 241 R.C.S.…

Publié le 10/12/2018

Ramsay Générale de Santé a nommé Stéphan Vales (46 ans) en tant que directeur du pôle Le Havre à compter du 3 décembre dernier. Ce pôle compte deux établissements en Seine-Maritime,…