Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 617.27 PTS
-
5 629.00
-
SBF 120 PTS
4 460.31
-
DAX PTS
13 848.35
+0.44 %
Dow Jones PTS
30 814.26
-0.57 %
12 803.93
+0. %
1.209
+0.13 %

Climat: "L'Affaire du siècle" arrive enfin devant la justice

| AFP | 363 | 1.73 par 11 internautes
Un militant écologiste participe à une action le 14 janvier 2021 à Paris pour attirer l'attention sur le procès intenté à l'Etat par plusieurs ONG
Un militant écologiste participe à une action le 14 janvier 2021 à Paris pour attirer l'attention sur le procès intenté à l'Etat par plusieurs ONG ( Thomas SAMSON / AFP )

Forte du soutien de plus de deux millions de citoyens, "L'Affaire du siècle" arrive jeudi devant la justice, une étape clé pour les défenseurs du climat qui espèrent la reconnaissance d'une défaillance de l'Etat dans la lutte contre le réchauffement.

Deux ans après le lancement de cette procédure, les quatre ONG requérantes -- Notre Affaire à tous, Greenpeace France, Fondation Nicolas Hulot et Oxfam France -- retrouvent les représentants de l'Etat devant le tribunal administratif de Paris.

Et pour bien rappeler le soutien sans précédent des citoyens ayant signé une pétition une pétition en ligne, une affiche géante a été installée jeudi matin sur le sol des bords de Seine proclamant: "Nous sommes 2,3 millions".

"Si L'Affaire du siècle gagne, ce serait une décision historique pour la justice climatique en France. Ça mettrait le politique face à ses contradictions écologiques: beaucoup de discours et très peu d'actes", a indiqué à l'AFP Cécilia Rinaudo, coordinatrice de Notre Affaire à tous.

"Ça fait des années que les gouvernements font de belles paroles pour le climat, que la France se positionne en championne du climat au niveau international et les résultats ne sont toujours pas là", a-t-elle ajouté.

De gauche à droite, les représentants de la Fondation Nicolas Hulot, Célia Gautier, de Greenpeace France, Jean-François Julliard, de
De gauche à droite, les représentants de la Fondation Nicolas Hulot, Célia Gautier, de Greenpeace France, Jean-François Julliard, de "Notre affaire à tous", Marine Denis, et d'Oxfam, Cécile Duflot, en mars 2019 ( Christophe ARCHAMBAULT / AFP/Archives )

"La condamnation d'un Etat pour inaction climatique serait historique, et pas seulement en France", insiste de son côté Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France, soulignant le parallèle avec l'affaire Urgenda, devenue le modèle de la récente montée en puissance de la justice climatique.

En décembre 2019, la Cour suprême des Pays-Bas avait ainsi ordonné au gouvernement néerlandais de réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays d'au moins 25% d'ici fin 2020.

Mais une décision définitive de la justice française n'est pas pour demain.

Jeudi, les conclusions du rapporteur public, dont les parties ont reçu un aperçu, seront écoutées avec attention, même si elles ne se seront pas nécessairement suivies par le tribunal.

"Nous sommes optimistes à la lecture du sens des conclusions du rapporteur", assure Cécilia Rinaudo.

Selon des sources concordantes, il devrait demander la reconnaissance d'une faute de l'Etat à respecter ses propres engagements de réduction d'émissions de gaz à serre.

"Pas d'une semelle"

Le gouvernement rejette lui les accusations d'inaction, mettant en avant notamment la loi énergie-climat de 2019 qui "renforce les objectifs climatiques", en visant la neutralité carbone à l'horizon 2050 ou une baisse de 40% de la consommation d'énergies fossiles d'ici 2030.

Action des ONG portant
Action des ONG portant "L'affaire du Siècle", le 14 janvier 2021 à Paris ( Thomas SAMSON / AFP )

Mais en novembre dernier, le Conseil d'Etat, dans une décision qualifiée d'"historique" par les défenseurs de la planète, a lui-même noté que la France, qui s'est engagée à réduire de 40% ses émissions d'ici 2030 par rapport à 1990, a dépassé les budgets carbone qu'elle s'était fixée.

Et la plus haute juridiction administrative française, saisie par la commune de Grande-Synthe qui s'estime menacée de submersion sur le littoral du Nord, a donné trois mois à l'Etat pour justifier de ses actions en matière de réduction des émissions de CO2.

Cette décision, qui s'ajoute à celle de la même juridiction ayant donné en juillet six mois à l'Etat pour agir contre la pollution de l'air sous peine d'une astreinte record, encourage les militants écologistes.

"On voit bien qu'il y a un durcissement de ton de la justice française envers l'État quand il ne respecte pas ses propres engagements, et derrière, le droit des populations à vivre dans un environnement sain", indique à l'AFP Marie Toussaint, co-fondatrice de Notre Affaire à tous, désormais eurodéputée écologiste.

Les ONG, qui mobiliseront leurs militants en ligne jeudi faute de pouvoir les faire venir au tribunal, espèrent aussi qu'une victoire en justice pourrait modifier le rapport de force politique au moment où le projet de loi issu des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, qu'ils estiment largement en deçà de l'enjeu, sera bientôt présenté en Conseil des ministres.

"On espère un sursaut", commente Cécile Duflot. "Notre volonté profonde n'est pas de faire condamner l'Etat, c'est que l'Etat agisse", assure l'ancienne ministre à l'AFP.

Et quelle que soit d'ailleurs la décision du tribunal en première instance, puis en appel éventuellement, "il y a un vrai mouvement autour de L'Affaire du siècle, qui ne lâchera pas l'Etat d'une semelle", promet Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France.

 ■

Copyright © 2021 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
11 avis
Note moyenne : 1.73
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

UNE OFFRE EXCLUSIVE EN FRANCE AVEC

Grâce à un partenariat exclusif en France avec Morgan Stanley, Bourse Direct propose, à ses clients et en exclusivité, la plus large gamme de produits de bourse jamais présentée jusqu'ici sur le marché français.

» Découvrir

PRODUITS A EFFET DE LEVIER PRESENTANT UN RISQUE DE PERTE EN CAPITAL EN COURS DE VIE ET A L'ECHEANCE.
Produits à destination d'investisseurs avertis disposant des connaissances et de l'expérience nécessaires pour évaluer les avantages et les risques. Consultez la rubrique “facteurs de risques”.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2021

Le fonds aurait réclamé le départ du PDG du groupe agro-alimentaire, selon le site du magazine 'Challenges'.

Publié le 18/01/2021

Esker fera chaque année l'objet d'un audit de contrôle pour valider sa conformité ISO 14001 dans la durée...

Publié le 18/01/2021

Impacté par les conséquences liées à l'épidémie de Covid-19, le trafic total du Groupe ADP a diminué de 60,4% sur l'année 2020 avec 96,3 millions de...

Publié le 18/01/2021

Ce franchissement de seuils résulte d'une augmentation de capital de la société NR21....

Publié le 18/01/2021

Nexans publiera ses résultats de l'exercice 2020, le mercredi 17 février à 7h, heure de Paris...

Votre compte bourse direct

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes. Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

  • Pas de dépôt minimum
  • 0€ de droits de garde
  • 0€ d'abonnement
  • 0€ de frais de tenue de compte,

Demande de documentation

Ouvrir mon compte Bourse Direct en ligne