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Changement climatique: la mobilisation d'une "autre Amérique"

| AFP | 1419 | 5 par 3 internautes
Une centrale à charbon à Castle Dale, dans l'Utah, le 9 octobre 2017
Une centrale à charbon à Castle Dale, dans l'Utah, le 9 octobre 2017 ( GEORGE FREY / AFP/Archives )

Cinq mois après l'annonce du retrait américain de l'accord de Paris, Donald Trump continue à détricoter les mesures de son prédécesseur Barack Obama pour lutter contre le réchauffement, sans freiner pour autant l'essor des énergies propres et la mobilisation d'une "autre Amérique" contre le changement climatique.

Les actions du président Donald Trump "vont au-delà du retrait de l'accord de Paris sur le climat en s'attaquant au rôle du gouvernement pour faire avancer le pays vers un futur énergétique propre", juge Alden Meyer, directeur de la stratégie à l'ONG scientifique "Union of Concerned Scientists".

"L'administration Trump essaye de faire pencher la balance en faveur du charbon et d'autres sources d'énergie fossile tout en s'efforçant de freiner la pénétration des technologies énergétiques propres", ajoute-t-il.

Il cite la décision visant à obtenir l'annulation du décret de M. Obama qui contraignait les centrales électriques au charbon à réduire leurs émissions de CO2 et des efforts pour assouplir les normes de pollution automobile.

A l'aube de la COP 23, des signes alarmants pour le climat
A l'aube de la COP 23, des signes alarmants pour le climat ( Simon MALFATTO / AFP )

Mais "il est très clair que malgré ces attaques, les investissements et le déploiement des énergies renouvelables et des technologies pour accroître l'efficacité énergétique continuent à croître", juge Alden Meyer.

"L'industrie des énergies renouvelables marche déjà très bien et nous pouvons mesurer le succès du secteur, où les créations d'emplois augmentent fortement dans l'éolien et le solaire", pointe Frank Maisano de la firme d'avocats Bracewell, spécialisé dans l'énergie.

- 'Avec ou sans Trump' -

La négociatrice fidjienne pour la COP23, Nazhat Shameem Khan, le 16 septembre 2017 à Montréal
La négociatrice fidjienne pour la COP23, Nazhat Shameem Khan, le 16 septembre 2017 à Montréal ( Alice CHICHE / AFP/Archives )

Le solaire a vu ses effectifs grossir de 24,5% en 2016 comparativement à 2015, pour atteindre 373.807 salariés, indique le ministère américain de l'Energie.

Dans l'éolien, la hausse a été de 32% avec 101.738 emplois.

Cette tendance se poursuit et ces deux secteurs demeurent plus créateurs de postes de travail que tous les autres dans l'énergie.

La part du solaire et de l'éolien a franchi cette année les 10% de l'électricité totale produite aux Etats-Unis en un mois, selon les autorités.

En mars, 8% provenait de l'éolien et 2% du solaire. Dans plusieurs Etats comme la Californie, cette proportion est plus élevée.

Le climatologue Michael Mann, de l'université d'Etat de Pennsylvanie, estime "possible" que les Etats-Unis atteignent leurs objectifs de réduction des émissions carboniques fixés par l'accord de Paris, "avec ou sans Trump".

Il cite "les progrès suffisants réalisés au niveau local et des Etats, l'engagement de nombre de grandes entreprises et l'élan inéluctable des énergies renouvelables".

Elliot Diringer, un expert du "Center for Climate and Energy Solution", une ONG de Washington, abonde dans ce sens.

"Nous avons récemment examiné les différentes analyses et il nous paraît que, même avec Trump, les émissions de CO2 américaines en 2025 seront probablement de 14 à 18% sous leur niveau de 2005", explique-t-il à l'AFP.

- 'Une autre Amérique' -

L'objectif d'Obama était de 26 à 28% et "nous pensons qu'une réduction plus importante est tout à fait possible", juge Elliot Diringer, pointant "les actions au niveau municipal, des Etats et la part grandissante des énergies propres, qui rendent possible ces objectifs sans les politiques fédérales".

Ces actions sont canalisées par le mouvement "We Are Still In" (Nous sommes toujours dans l'accord), lancé début juin après l'annonce du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris.

Il est coordonné par le milliardaire Michael Bloomberg et compte près de 1.800 entreprises et investisseurs, 252 municipalités et comtés ainsi que neuf Etats dont les poids lourds Californie et New York.

Pour Alden Meyer, "cette initiative est très importante car elle montre une autre Amérique bien réelle, toujours engagée dans l'accord de Paris".

Les représentants de "We Are Still In" seront d'ailleurs nombreux à la 23e conférence climat de l'ONU (COP23) qui débute à Bonn lundi et aussi plus visibles que la délégation américaine conduite par un diplomate, Thomas Shannon, relève-t-il.

"Dans le monde des affaires, on comprend que la question du climat est sérieuse tout comme l'importance des engagements internationaux", assure Frank Maisano, ajoutant: "je sais que des membres de l'administration Trump le pensent aussi".

Selon une source proche du responsable du dossier à la Maison Blanche, la finalisation du retrait américain de Paris, qui ne peut pas devenir effective avant fin 2020, est loin d'être certaine. "Ca reste une question ouverte", dit-elle à l'AFP sous couvert d'anonymat.

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