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Chaos à la Maison Blanche? "Fake News", répond Trump

| AFP | 279 | Aucun vote sur cette news
A la Maison Blanche, on assiste à une valse des conseillers de Donald Trump. Dernier en date: l'avocat Don McGahn, photographié ici en février 2018
A la Maison Blanche, on assiste à une valse des conseillers de Donald Trump. Dernier en date: l'avocat Don McGahn, photographié ici en février 2018 ( JIM WATSON / AFP/Archives )

Donald Trump a tenté jeudi de dissiper l'impression tenace d'une présidence dysfonctionnelle où les départs se succèdent à un rythme effréné sur fond de développements judiciaires lourds de menaces.

"Les Fake News (...) adorent parler de chaos à la Maison Blanche alors qu'ils savent qu'il n'y a pas de chaos, juste une +machine bien huilée+ avec des pièces remplaçables!", a-t-il tweeté.

Objet de l'emportement présidentiel matinal? Un article du New York Times affirmant que sa fille Ivanka et son gendre Jared Kushner ont joué un rôle dans le départ, annoncé mercredi, de l'avocat de la Maison Blanche Don McGahn.

Ils n'ont "RIEN à voir" avec cela, a-t-il rétorqué, après une série de tweets dans lesquels il désigne une nouvelle fois les médias comme "l'ennemi du peuple".

La rotation au sein du cercle rapproché du président de la première puissance mondiale n'a - en soit - rien d'exceptionnel tant la pression est forte, l'exposition maximale.

Mais la fréquence des départs - volontaires ou forcés - les conditions souvent rocambolesques de leur annonce, et les réactions a posteriori de certains "exilés" renforcent l'image d'un président tempétueux qui apprécie peu le débat contradictoire et les voix dissonantes.

Au coeur de l'été, c'est l'une ses ex-conseillères, Omarosa Manigault Newman, dont le rôle exact a toujours été difficile à cerner, qui a réglé ses comptes par livre interposé avec celui qui l'avait rendu célèbre grâce à son émission de téléréalité "The Apprentice".

Le président des Etats-Unis a répondu par une salve d'insultes sur Twitter sur cette "foldingue" qui n'est "jamais arrivée à rien".

- Le rôle du National Enquirer -

Dans cette atmosphère de méfiance et défiance, les proches conseillers du président sont souvent à la peine pour expliciter, argumenter ou développer les tweets présidentiels.

Fait révélateur: le point de presse quotidien du porte-parole de l'exécutif, tradition ancienne à la Maison Blanche, a pratiquement disparu.

En toile de fond, une série d'enquêtes en cours, au premier rang desquelles celle du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe dans la présidentielle, qui empoisonnent la "West Wing" qui vit au rythme des révélations.

Donald Trump a déclaré jeudi dans un entretien à Bloomberg News qu'il "la considère comme une enquête illégale", évoquant --sans les nommer-- de "grands spécialistes" selon lesquels "il n'aurait jamais dû y avoir de procureur spécial".

Selon le New York Times, Donald Trump et son ex-avocat personnel Michael Cohen, qui vient de se retourner spectaculairement contre son ancien client, avaient échafaudé un projet pour se prémunir contre tout scandale.

Durant la campagne 2016, les deux hommes auraient envisagé de racheter toutes les informations sensibles amassées depuis les années 1980 sur le magnat new-yorkais et détenues par le tabloïd National Enquirer. Les deux hommes ne seraient cependant jamais allés au bout de leurs intentions, selon le quotidien.

Le journal à scandales appartient au groupe de presse American Media, détenu par David Pecker, ami de longue date du magnat de l'immobilier.

M. Pecker a, selon des médias américains, accepté en échange d'une immunité de coopérer avec les enquêteurs dans l'affaire des paiements versés à deux maîtresses présumées de Donald Trump pour acheter leur silence.

Le National Enquirer avait accepté d'acheter l'exclusivité du récit de l'une d'entre elles, la playmate Karen McDougal, pour 150.000 dollars.

Le président américain pourrait livrer sa version des faits jeudi soir dans un environnement qu'il apprécie tout particulièrement: l'ambiance surchauffée d'un meeting de campagne.

Avant même son arrivée à Evansville, dans l'Indiana, il avait prédit une "grande soirée" devant "une grande foule".

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