En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 873.45 PTS
+0.68 %
4 870.50
+0.68 %
SBF 120 PTS
3 883.08
+0.62 %
DAX PTS
11 119.20
+0.43 %
Dowjones PTS
24 575.62
+0.70 %
6 658.76
+0.00 %
1.134
-0.36 %

Catalogne: un leader indépendantiste demande à la justice d'être libéré

| AFP | 1158 | Aucun vote sur cette news
L'ex vice-président indépendantiste de la Catalogne, Oriol Junqueras, au tribunal de Madrid, le 2 novembre 2017
L'ex vice-président indépendantiste de la Catalogne, Oriol Junqueras, au tribunal de Madrid, le 2 novembre 2017 ( GABRIEL BOUYS / AFP/Archives )

L'ex-vice-président indépendantiste de la Catalogne, Oriol Junqueras, a comparu jeudi devant trois magistrats de la Cour suprême pour demander sa remise en liberté, afin notamment d'exercer ses "droits politiques", a-t-on appris de source judiciaire.

L'audience a démarré vers 10h45 (9h45 GMT), selon un porte-parole de la Cour, et vise à contester son placement en détention par le juge d'instruction en charge du dossier, Pablo Llarena. Elle s'est achevée vers 13h00.

L'audience en présence d'Oriol Junqueras, incarcéré depuis deux mois, intervenait après les élections régionales du 21 décembre en Catalogne où il a été élu député en tant que tête de liste du deuxième parti indépendantiste catalan, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC).

Quelques jours après la déclaration d'indépendance de la "République catalane" votée par le parlement régional, Oriol Junqueras - un docteur en histoire de 48 ans - avait été inculpé pour "rébellion" et "sédition" notamment, soupçonné d'avoir participé à un complot devant mener la région à rompre unilatéralement avec l'Espagne.

Vice-président en charge des affaires économiques, M. Junqueras était notamment chargé de mettre en place une administration fiscale indépendante.

Le juge Llarena avait refusé, début décembre, de le laisser en liberté en considérant que le risque de réitération du délit reproché était trop élevé.

Le magistrat se fonde notamment sur un document trouvé chez son bras droit lors de perquisitions, dans lequel est définie la stratégie du noyau dur indépendantiste pour atteindre son but.

Le texte n'est ni daté ni signé.

L'avocat de M. Junqueras, Andreu Van den Eynde, a expliqué après l'audience qu'il avait plaidé l'absence de risque de "réitération" du délit, soulignant qu'il n'y a jamais eu de "rébellion", car le mouvement n'était pas violent et que, pour l'avenir, M. Junqueras "défendait la voie du dialogue".

"Il a demandé à ce qu'on le laisse en liberté, qu'on lui permette de représenter les gens qui ont voté pour lui, qu'il puisse vivre en famille", a assuré son avocat.

La veille, il avait expliqué qu'il pourrait aussi, le cas échéant, être rapproché de la Catalogne afin de pouvoir profiter d'autorisations de sortie lui permettant d'assister aux débats importants au parlement régional.

Le nouveau parlement catalan doit siéger le 17 janvier et les députés devront commencer leurs débats en vue de l'investiture du futur président catalan, le 31 janvier au plus tard.

La décision des trois juges de la Cour suprême ne sera pas sans conséquences politiques: les indépendantistes jouissent de la majorité absolue en sièges au nouveau parlement, avec 70 députés sur 135, mais huit ne peuvent pas siéger pour l'instant car ils sont soit en fuite en Belgique, soit en prison pour trois d'entre eux.

Au moins six de ces huit élus doivent donc trouver une solution pour permettre au bloc séparatiste de conserver le seuil de 68 députés qui lui garantit la majorité: soit en obtenant une sortie de prison, soit en cédant leur siège au candidat suivant sur la liste.

Jeudi, le parquet a défendu le maintien en prison d'Oriol Junqueras, estimant, contrairement à son avocat, que le risque de réiteration du délit existait bel et bien.

L'avocat de la partie civile, le parti d'extrême droite Vox, Javier Ortega, a accusé la défense d'Oriol Junqueras d'avoir voulu faire de cette audience un "procès politique" et d'avoir évoqué des questions d'ordre "électoral", n'ayant aucun rapport avec le droit pénal.

En Catalogne, les partisans de M. Junqueras ont prévu de manifester jeudi soir à 20h00 (19h00 GMT) à Barcelone et dans son bastion de Sant Vicenç dels Horts.

Les juges trancheront dans les jours qui viennent.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 mars 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/01/2019

COMMUNIQUE DE PRESSE Clermont-Ferrand, le 24 janvier 2019       COMPAGNIE GÉNÉRALE DES ETABLISSEMENTS MICHELIN     Jean-Dominique Senard devient Président de Renault et…

Publié le 24/01/2019

STMicroelectronics (+9,16% à 13,645 euros) domine aisément l’indice CAC 40 à la faveur de perspectives 2019 rassurantes. Le fabricant de semi-conducteurs anticipe en effet une accélération de…

Publié le 24/01/2019

Eurazeo annonce céder à AXA sa participation de 22 % au capital de Capzanine, société de gestion européenne indépendante spécialisée dans l’investissement privé. Cette transaction…

Publié le 24/01/2019

Tikehau Capital, groupe de gestion d’actifs alternatifs et d’investissement, a annoncé la cession de sa participation au capital de Spie batignolles, acteur majeur dans les métiers du bâtiment,…