En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 867.78 PTS
-0.17 %
4 863.50
-0.21 %
SBF 120 PTS
3 882.89
-0.15 %
DAX PTS
11 136.20
-0.62 %
Dowjones PTS
24 706.35
+1.38 %
6 784.61
+0.00 %
1.137
+0.04 %

Catalogne: jusqu'à 25 ans de prison requis contre les dirigeants indépendantistes

| AFP | 425 | Aucun vote sur cette news
Le président catalan Quim Torra réagit aux lourdes réquisitions du parquet espagnol contre des dirigeants indépendantistes de la région, dans une déclaration à Barcelone le 2 novembre 2018
Le président catalan Quim Torra réagit aux lourdes réquisitions du parquet espagnol contre des dirigeants indépendantistes de la région, dans une déclaration à Barcelone le 2 novembre 2018 ( PAU BARRENA / AFP )

Un an après la tentative de sécession de la Catalogne, le parquet espagnol a requis vendredi de lourdes peines de prison contre les dirigeants indépendantistes qui doivent être bientôt jugés, confirmant l'accusation controversée de "rébellion" pourtant rejetée par le gouvernement.

La date du procès n'a pas été encore fixée mais son ouverture est attendue début 2019. L'ancien président catalan Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique pour échapper aux poursuites judiciaires, n'est pas concerné par ce procès, la justice espagnole ne jugeant pas "en absence".

Le parquet général a requis de sept à vingt-cinq ans de prison contre douze dirigeants indépendantistes accusés de "rébellion", "détournements de fonds publics" ou "désobéissance grave".

Six autres indépendantistes, qui comparaîtront seulement pour "désobéissance grave", encourent une amende.

En prison depuis un an, l'ancien vice-président catalan Oriol Junqueras est le seul à encourir la peine la plus élevée de vingt-cinq ans de prison et d'inéligibilité. "Ils pourront nous enfermer ici des années et des années, cela ne fera pas faiblir le désir de liberté qui se changera en clameur", avait-il dit jeudi dans une lettre.

Le parquet a également demandé 17 ans de prison contre l'ancienne présidente du parlement régional catalan Carme Forcadell, et les ex-présidents de puissantes associations indépendantistes, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart.

La crise politique en Catalogne
La crise politique en Catalogne ( Sonia GONZALEZ / AFP )

"Est-ce que quelqu'un croit qu'en réclamant 200 ans de prison contre les leaders indépendantistes, on fera disparaître les deux millions de partisans de l'indépendance?", a vertement réagi le président indépendantiste catalan Quim Torra.

Depuis la Belgique, M. Puigdemont a lui accusé l'Etat espagnol de continuer à exercer ainsi "une vengeance" contre le mouvement indépendantiste.

Après avoir organisé le 1er octobre 2017 un référendum d'autodétermination interdit, les séparatistes catalans avaient vainement proclamé le 27 une "république catalane" indépendante.

Selon le parquet, leur "plan sécessionniste envisageait l'utilisation de tous les moyens nécessaires pour atteindre leur objectif, y compris - puisqu'ils avaient la certitude que l'Etat n'allait pas accepter la situation - la violence nécessaire pour s'assurer du résultat criminel visé".

Le ministère public affirme que les dirigeants indépendantistes ont pu se prévaloir de "la force d'intimidation" représentée par "l'action tumultueuse" des grandes manifestations indépendantistes et le recours à la police régionale dont les 17.000 membres "auraient suivi exclusivement leurs instructions".

L'ancien président catalan Carles Puigdemont à Bruxelles, le 25 septembre 2018
L'ancien président catalan Carles Puigdemont à Bruxelles, le 25 septembre 2018 ( JOHN THYS / AFP/Archives )

Dans un autre dossier judiciaire, le parquet a réclamé 4 à 11 ans de prison contre quatre responsables de la police catalane, dont son ancien chef, Josep Lluís Trapero, accusé de rébellion.

- Le gouvernement écarte la rébellion -

Les militaires espagnols qui avaient mené le coup d'Etat avorté du 23 février 1981 à Madrid avaient été condamnés pour "rébellion".

Mais dans le cas de la Catalogne, cette notion est très contestée, notamment par des juristes réputés.

"Il est difficile d'admettre l'existence d'un +soulèvement public et violent+, ce qui caractérise la rébellion selon le code pénal espagnol", avait estimé à la mi-octobre un ancien président du Tribunal constitutionnel et du Tribunal suprême, Pascual Sala.

"Il existe un débat juridique et même un débat social", a fait valoir vendredi l'actuelle ministre de la Justice, Dolores Delgado.

Le gouvernement socialiste a donc choisi d'écarter ce chef d'accusation, via le représentant des intérêts de l'Etat dans le dossier, qui a opté pour celui moins grave de "sédition" et demandé des peines allant jusqu'à un maximum de 12 ans de prison.

L'opposition de droite a aussitôt accusé le chef du gouvernement Pedro Sanchez de céder face aux séparatistes dont il a besoin pour faire approuver le budget.

Dans un tweet, le dirigeant conservateur Pablo Casado a présenté M. Sanchez comme "un otage des auteurs d'un coup d'Etat" qui n'est "plus légitime pour présider le gouvernement".

Le jour du référendum interdit, les images des violences policières avaient fait le tour du monde. Des policiers nationaux avaient ensuite été mis en examen pour usage "disproportionné" de la force.

Mais pour le parquet général, c'est parce que les policiers catalans étaient restés "volontairement passifs" que les forces de l'ordre espagnoles étaient intervenues, "ce qui a abouti à de nombreuses situations de tension, d'affrontement et de violence, face à la résistance" des indépendantistes occupant les bureaux de vote.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/01/2019

Au titre de son troisième trimestre 2018/2019, Oeneo affiche un chiffre d’affaires de 65,7 millions d’euros, en hausse de 15,6% (+12,8% à périmètre et taux de change constants). Une…

Publié le 21/01/2019

  CAISSE REGIONALE DE CREDIT AGRICOLE MUTUEL ALPES…

Publié le 21/01/2019

Soitec a réalisé son point d’activité au titre de son troisième trimestre 2018-2019 (clos fin décembre). Ainsi, le spécialiste des matériaux semi-conducteurs a dévoilé un chiffre d`affaires…

Publié le 21/01/2019

Le groupe Vicat annonce avoir conclu son accord d’acquisition avec les actionnaires de la société Ciplan (Cimento do Planalto), au Brésil. Dans ce contexte, Vicat détient désormais une…

Publié le 21/01/2019

Abeo et Vogo annoncent un partenariat, dans le but de valider commercialement au cours du premier semestre 2019 une nouvelle offre à destination des clients d’Abeo. Celle-ci repose sur une…