En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 069.33 PTS
-0.64 %
5 080.50
-0.41 %
SBF 120 PTS
4 065.33
-0.33 %
DAX PTS
11 449.30
-0.20 %
Dowjones PTS
25 269.79
-0.07 %
6 825.27
-0.08 %
1.131
+0.14 %

Cancer du sein: le dépistage se réforme à petits pas, sans faire taire les controverses

| AFP | 351 | Aucun vote sur cette news
Mammographie à l'Institut Paoli-Calmette le 9 octobre 2017
Mammographie à l'Institut Paoli-Calmette le 9 octobre 2017 ( ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP/Archives )

Le dépistage organisé du cancer du sein, au coeur d'un congrès cette semaine à Lille, compte toujours de nombreux détracteurs, tandis que sa réforme, promise au printemps, tarde à se concrétiser.

Généralisé en France en 2004, le dépistage organisé invite tous les deux ans les femmes de 50 à 74 ans à réaliser une mammographie, prise en charge à 100% par l'Assurance maladie, pour détecter une éventuelle tumeur.

Ces examens ont permis de diagnostiquer 37.000 cas entre 2013 et 2014, rapportait l'an dernier Santé publique France.

Mais la participation des Françaises stagne autour de 50%, loin de l'objectif européen de 70%.

Et les critiques ont pris de l'ampleur, reprochant un message trop simpliste et l'absence de preuves que le dépistage organisé a fait baisser la mortalité.

Après une concertation citoyenne, l'ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine avait annoncé en avril douze mesures pour "rénover" le programme.

Mais leur mise en oeuvre tarde. Un amendement gouvernemental au budget de la Sécu, voté fin octobre à l'Assemblée, prévoit bien de créer une consultation de prévention des cancers du sein et du col de l'utérus pour les femmes de 25 ans. Mais cette innovation, annoncée initialement pour le 1er janvier 2018, ne verra pas le jour avant plusieurs mois car il faut en définir précisément les modalités.

De même, la suppression des dépassements d'honoraires pour l'échographie, parfois nécessaire en complément de la mammographie, ne sera pas mise en place avant la seconde moitié de 2018.

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, avec environ 50.000 nouveaux cas invasifs diagnostiqués et 12.000 décès par an en France
Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, avec environ 50.000 nouveaux cas invasifs diagnostiqués et 12.000 décès par an en France ( ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP/Archives )

Quant à la consultation de prévention et dépistage à 50 ans, chez le médecin traitant ou le gynécologue, le calendrier n'est "pas encore affiné", indique-t-on au ministère de la Santé.

Seul point tangible de la réforme pour l'heure: l'Institut national du cancer (INCa) a publié mi-septembre un nouveau livret d'information, se voulant plus complet et équilibré.

Cette brochure, qui sera envoyée avec la lettre d'invitation au dépistage, affirme que celui-ci "augmente les chances de guérison" et permet "des traitements moins lourds" en repérant des lésions avant l'apparition de symptômes. Mais elle reconnaît aussi que "10% à 20% des cancers détectés" auraient peu évolué ou n'auraient pas eu de conséquences (c'est ce qu'on appelle le surdiagnostic).

- 'Illusion de succès' -

Ce livret est encore loin de donner une information scientifique et objective, estime toutefois l'association Cancer Rose.

Pour ce collectif de professionnels, la façon dont l'INCa présente les statistiques "entraîne une illusion de succès" du dépistage organisé, "alors que l'espérance de vie des femmes en France n'est en rien modifiée" depuis sa mise en place.

Mi-octobre, Cancer Rose avait publié une étude qui concluait que le dépistage organisé n'avait pas non plus permis une diminution des traitements lourds, comme les ablations totales du sein.

Un ruban rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein, constitué de 8.000 ballons de football lors d'un événement pour sensibiliser aux risques de ce cancer féminin, à Beyrouth le 8 octobre 2017
Un ruban rose, symbole de la lutte contre le cancer du sein, constitué de 8.000 ballons de football lors d'un événement pour sensibiliser aux risques de ce cancer féminin, à Beyrouth le 8 octobre 2017 ( ANWAR AMRO / AFP/Archives )

Il faut donner ces informations aux femmes "en amont", pour qu'elles décident de se faire dépister ou pas, dit à l'AFP Cécile Bour, présidente de Cancer Rose.

Difficile de laisser les patientes seules face à cette décision, objectent d'autres spécialistes.

"Mieux cibler les femmes à risque, ne pas faire des mammographies pour rien, on aimerait bien, mais c'est illusoire de penser qu'on a les outils", souligne Luc Ceugnart, radiologue et vice-président de la Société de sénologie (SFSPM).

Et lorsqu'on détecte une tumeur, "on ne sait pas reconnaître celle qui évoluera rapidement de celle qui n'évoluera pas", observe Sylvia Giard, spécialiste de la chirurgie du cancer du sein et co-organisatrice du congrès de la SFSPM.

Prévu à Lille jusqu'à vendredi, cet événement scientifique tentera de faire le point sur "l'impact du dépistage organisé". Plusieurs pistes sont explorées pour adapter le suivi des femmes ou éviter des gestes invasifs inutiles. L'Institut Gustave Roussy étudie l'utilisation d'un "score de risque", calculé par logiciel, pour renforcer ou espacer la surveillance.

La société Supersonic Imagine a présenté en septembre un échographe qui permettrait de "mieux caractériser les lésions" suspectes et d'éviter "au moins 47%" des biopsies qui s'avèrent finalement bénignes.

Le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, avec environ 50.000 nouveaux cas invasifs diagnostiqués et 12.000 décès par an en France.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Différents Types d'Ordres de Bourse
Mardi 20 novembre de 12h30 à 13h30

Tradez les indices mondiaux au travers des CFD
Mercredi 7 décembre de 12h30 à 13h30

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/11/2018

Dans le sillage du baril de pétrole, CGG met fin à une série baissière de six séances au cours desquelles le groupe parapétrolier aura perdu près de...

Publié le 14/11/2018

  Information mensuelle relative au nombre total d'actions et de droits de vote de Neopost SA   Etabli en application de l'article 223.11 du Règlement Général de…

Publié le 14/11/2018

Le Model 3 de Tesla débarque en France ! Dans un message électronique adressé aux clients français ayant commandé la nouvelle berline électrique du...

Publié le 14/11/2018

Les travaux doivent débuter en avril 2019

Publié le 14/11/2018

Par courrier reçu le 14 novembre 2018 par l'AMF, le groupe familial Deconinck a déclaré à l'Autorité des marchés financiers avoir franchi en hausse,...