En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 880.25 PTS
+1.79 %
4 873.00
+1.70 %
SBF 120 PTS
3 888.77
+1.75 %
DAX PTS
11 173.49
+2.33 %
Dowjones PTS
24 576.17
+0.85 %
6 781.38
+0.94 %
1.136
-0.18 %

Theresa May réchappe à un vote de défiance sur le Brexit

| AFP | 1315 | 5 par 1 internautes
Theresa May, le 10 décembre 2018 devant la Chambre des Communes de Londres, lorsqu'elle a annoncé le report du vote sur l'accord de Brexit
Theresa May, le 10 décembre 2018 devant la Chambre des Communes de Londres, lorsqu'elle a annoncé le report du vote sur l'accord de Brexit ( HO / PRU/AFP )

Theresa May a survécu mercredi à un vote de défiance organisé par son Parti conservateur, hostile à son accord de Brexit conclu avec Bruxelles, mais avec plus d'un tiers des députés l'ayant désavouée, le combat s'annonce acharné pour faire passer le texte décrié au Parlement.

Dans une courte déclaration devant sa résidence officielle du 10, Downing Street, la Première ministre britannique s'est dite "ravie" de l'appui manifesté à son égard, qui permettra de "poursuivre la mise en oeuvre du Brexit pour le peuple britannique" et de "réunifier" le pays.

Elle a aussi assuré avoir "écouté" le nombre "significatif" de députés lui ayant retiré leur confiance.

Mme May a obtenu le soutien de 200 députés conservateurs, contre 117 souhaitant la voir partir malgré sa concession faite aux Brexiters à l'origine de la tentative de renversement qu'elle comptait quitter ses fonctions avant les législatives de 2022.

"Le parti a confiance en Theresa May", a annoncé Graham Brady, président du Comité 1922, responsable de l'organisation interne des conservateurs, après un scrutin à bulletin secret déclenché par au moins 48 députés conservateurs, soit le seuil requis de 15% du groupe parlementaire.

Cette victoire, qui a fait monter la livre sterling, signifie que les Tories ne pourront plus chercher à déloger Theresa May pendant un an. Mais sa courte majorité constitue également un camouflet.

"Guerre civile"

"C'est un résultat terrible pour la Première ministre", a commenté sur la BBC Jacob Rees-Mogg, député ultra europhobe, en l'appelant à "démissionner d'urgence". Le député Brexiter Mark Francois y voit un résultat "dévastateur".

Ce score "montre que la guerre civile chez les Tories sur le Brexit est loin d'être terminée", a tweeté le député de l'opposition travailliste Keir Starmer.

Dans la matinée, Theresa May s'était montrée combative, annonçant qu'elle se battrait "de toutes ses forces" pour rester en place et "finir le travail" sur le Brexit.

Si elle devait quitter Downing Street, son remplaçant choisi au sein des conservateurs "n'aurait pas le temps de renégocier" avec l'UE et cela risquerait de "retarder, voire d'arrêter le Brexit", prévu le 29 mars 2019, a-t-elle averti, ralliant plusieurs ministres, y compris ceux dont le nom est évoqué pour lui succéder.

Mais le casse-tête du Brexit n'en est pas pour autant terminé.

Carrière politique de la Première ministre britannique Theresa May
Carrière politique de la Première ministre britannique Theresa May ( Gillian HANDYSIDE / AFP )

Theresa May participera jeudi et vendredi à un sommet européen à Bruxelles où elle tentera désespérément d'arracher aux dirigeants européens des "assurances juridiques et politiques" sur l'accord de Brexit à même de répondre aux inquiétudes du Parlement britannique, vent debout contre le texte.

"Mme May claudique vers son prochain échec, l'accord ne passera pas et la vraie crise est proche", a prédit le héraut du Brexit Nigel Farage.

L'accord de Brexit est vilipendé tant par les "Brexiters" craignant un arrimage permanent du Royaume-Uni à l'UE que par les europhiles espérant encore pouvoir faire marche arrière.

Les Brexiters conservateurs, comme l'allié nord-irlandais de Theresa May, le petit parti unioniste DUP, contestent en particulier la solution dite de "backstop" ou "filet de sécurité" qui doit créer provisoirement un "territoire douanier unique", englobant l'UE et le Royaume-Uni, pour éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord après le Brexit.

Pas de renégociation

Face à la perspective d'un cuisant échec, elle avait annoncé lundi, à la dernière minute, le report du vote sur l'accord prévu le lendemain, promettant de le soumettre à nouveau aux députés avant le 21 janvier.

Mme May a déjà rencontré mardi plusieurs dirigeants européens pour tenter d'obtenir la garantie que le backstop serait "temporaire".

Mais mercredi, Berlin et Paris ont prévenu qu'il n'était pas question de renégocier. Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar et le président du Conseil européen Donald Tusk ont réaffirmé qu'il s'agit d'un "accord équilibré et de la meilleure solution possible", selon un communiqué diffusé par Dublin après leur entretien téléphonique dans la soirée.

Le gouvernement de Theresa May est également sous la menace du dépôt d'une motion de censure par le Parti travailliste, principale formation d'opposition, avec le soutien des indépendantistes écossais du SNP.

Entretemps, l'exécutif comme l'UE accélèrent leurs préparatifs en vue d'un éventuel Brexit sans accord, aux conséquences néfastes pour l'économie britannique.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/01/2019

Chargeurs gagne 2,57% à 19,19 euros, après avoir annoncé une nouvelle organisation pour son pôle Technical Substrates, et précisé ses ambitions pour 2021, où il anticipe notamment franchir 100…

Publié le 18/01/2019

Schlumberger a réalisé au quatrième trimestre 2018 un bénéfice net de 538 millions de dollars, ou 39 cents par action, contre une perte de 2,26 milliards, ou 1,63 dollar par action, un an plus…

Publié le 18/01/2019

GameStop, le premier distributeur mondial de jeux vidéo, a enregistré des ventes meilleures que prévu en fin d’année. Sur la période de 9 semaines s’étant achevée le 5 janvier, ses revenus…

Publié le 18/01/2019

IDI, groupe coté spécialiste du capital investissement, a pris une participation minoritaire dans Group Label pour un investissement en fonds propres de 12 millions d’euros. Group Label…

Publié le 18/01/2019

Neopost annonce la nomination de Martha Bejar (57 ans), experte américaine dans le domaine des logiciels, en qualité d’administratrice indépendante au Conseil d`administration et ce, à compter…