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Bolivie: 5 paysans pro-Morales tués, Añez menace son prédécesseur de poursuites

| AFP | 1346 | Aucun vote sur cette news
Affrontements entre pro-Morales et forces de l'ordre à Sacaba, dans la banlieue de Cochabamba (centre de la Bolivie), le 15 novembre 2019
Affrontements entre pro-Morales et forces de l'ordre à Sacaba, dans la banlieue de Cochabamba (centre de la Bolivie), le 15 novembre 2019 ( STR / AFP )

Cinq paysans favorables au président déchu Evo Morales ont été tués vendredi lors d'affrontements avec la police et l'armée en Bolivie, dont la nouvelle dirigeante Jeanine Añez a haussé le ton contre son prédécesseur en exil au Mexique, le menaçant de poursuites s'il revenait dans son pays.

Cinq cultivateurs de coca ont été tués vendredi dans la banlieue de Cochabamba (centre), fief politique de l'ancien président, où des affrontements ont opposé toute la journée durant des milliers de manifestants aux forces de l'ordre qui les empêchaient de se rendre dans le centre-ville, selon un journaliste de l'AFP qui a vu les corps dans un hôpital.

La Commission interaméricaine des droits humains (CIDH) a confirmé les cinq décès ainsi qu'un nombre indéterminé de blessés. Elle a dénoncé dans un communiqué "l'usage disproportionné de la force policière et militaire", notamment des armes à feu pour réprimer des manifestations.

"C'est un vrai massacre, c'est un génocide, je déplore toutes ces morts", a réagi Evo Morales, interrogé au Mexique par CNN.

Les protestataires "portaient des armes, des fusils, des cocktails molotov, des bazookas artisanaux et des engins explosifs", s'est défendu le commandant de la police de Cochabamba, le colonel Jaime Zurita, qui a annoncé une centaine d'arrestations mais n'a pas confirmé les décès.

La police anti-émeutes bolivienne arrête des manifestants pro-Morales dans la banlieue de Cochabamba (centre), le 15 novembre 2019
La police anti-émeutes bolivienne arrête des manifestants pro-Morales dans la banlieue de Cochabamba (centre), le 15 novembre 2019 ( STR / AFP )

Les pro-Morales maintenaient également la pression à La Paz, la capitale administrative, où de nouvelles échauffourées ont éclaté. La police et l'armée ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Auparavant, plusieurs milliers de personnes scandant notamment "Evo, reviens!" et agitant des Wiphalas, le drapeau andin indigène multicolore, étaient descendues de la ville voisine d'El Alto pour manifester leur colère dans les rues de La Paz.

"Groupes subversifs armés"

La présidente par intérim a dénoncé la présence de "groupes subversifs armés" composés de Boliviens et d'étrangers chargés, notamment, de saboter la distribution du gaz en allant jusqu'à utiliser des "explosifs" pour détruire des centres de production d'hydrocarbures.

La présidente par intérim de Bolivie Jeanine Añez donne une conférence de presse à La Paz, le 15 novembre 2019
La présidente par intérim de Bolivie Jeanine Añez donne une conférence de presse à La Paz, le 15 novembre 2019 ( RONALDO SCHEMIDT / AFP )

Jeanine Añez, une ex-sénatrice de droite, a jugé qu'Evo Morales était "parti de lui-même" pour le Mexique après sa démission dimanche. S'il rentrait au pays, il devrait "répondre devant la justice" d'irrégularités lors de la présidentielle du 20 octobre et d'"accusations de corruption", a-t-elle ajouté, lors d'une réunion avec la presse étrangère.

Evo Morales, a affirmé Mme Añez, a "encore des comptes à rendre".

Un manifestant pro-Morales agite un drapeau Wiphala dans le centre de La Paz, le 15 novembre 2019
Un manifestant pro-Morales agite un drapeau Wiphala dans le centre de La Paz, le 15 novembre 2019 ( AIZAR RALDES / AFP )

Trois jours après s'être proclamée présidente par intérim de ce pays andin enclavé, Mme Añez, une avocate de 52 ans, s'est engagée à "organiser des élections (présidentielle et législatives, ndlr) transparentes".

Evo Morales, 60 ans, s'était proclamé vainqueur de la présidentielle du 20 octobre, prétendant ainsi effectuer un quatrième mandat.

Mais l'opposition a crié à la fraude et de nombreuses manifestations, parfois très violentes, ont eu lieu. Une mutinerie au sein de la police et enfin son lâchage par l'armée l'ont poussé à quitter la présidence.

Depuis qu'Evo Morales a annoncé sa démission, ce sont ses partisans qui affichent leur colère, assurant que son départ était dû à un "coup d'Etat" fomenté par l'opposition.

"Il ne faut pas oublier qu'Evo Morales a obtenu 40% des suffrages à la présidentielle", rappelle le politologue Carlos Cordero. Ces manifestations sont "l'expression de la loyauté" de certaines couches de la population, majoritairement indigènes, envers Evo Morales.

La rupture la plus marquante avec la présidence d'Evo Morales qu'opère Jeanine Añez concerne les relations de la Bolivie avec ses voisins latino-américains.

La ministre des Affaires étrangères Karen Longaric a ainsi annoncé l'expulsion prochaine de l'ensemble du personnel diplomatique vénézuélien qui "représente le gouvernement de (Nicolas) Maduro" car il a fait preuve d'"ingérence" dans les affaires intérieures du pays andin.

La veille, le gouvernement de Mme Añez avait reconnu l'opposant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, tout comme une cinquantaine d'autres pays, dont les Etats-Unis.

Une mesure hautement symbolique, compte tenu des liens qui unissaient Evo Morales et le défunt président vénézuélien Hugo Chavez (1999-2013).

Dans le même ordre d'idées, la Bolivie va quitter l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (Alba) qui réunit notamment Cuba, le Nicaragua, le Venezuela et plusieurs pays des Caraïbes, et l'Unasur, créée en 2008 à l'initiative d'Hugo Chavez et de son homologue brésilien de l'époque, Luiz Inacio Lula da Silva.

Cuba a pour sa part dénoncé l'arrestation de six de ses citoyens en Bolivie, accusés de manière "calomnieuse" de financer les manifestations contre le nouveau gouvernement de Jeanine Añez. Parmi ces six personnes figure la cheffe de la mission de coopération médicale cubaine en Bolivie, Yoandra Muro, qui a été remise en liberté après avoir été interrogée par la police, selon La Havane.

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