En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 837.25 PTS
-0.59 %
5 822.5
-0.83 %
SBF 120 PTS
4 598.60
-0.53 %
DAX PTS
13 105.61
-0.46 %
Dow Jones PTS
27 909.60
-0.38 %
8 362.74
-0.41 %
1.106
-0.01 %

Bolivie: la présidente par intérim tente de pacifier le pays

| AFP | 592 | 4 par 1 internautes
Des partisans de l'ex-président bolivien Evo Morales manifestent à La Paz le 14 novembre 2019
Des partisans de l'ex-président bolivien Evo Morales manifestent à La Paz le 14 novembre 2019 ( Aizar Raldes / AFP )

La nouvelle présidente bolivienne par intérim, Jeanine Añez, a annoncé que son gouvernement avait renoué le dialogue jeudi avec le parti d'Evo Morales, mais a rejeté toute candidature de l'ex-chef de l'Etat démissionnaire en exil au Mexique.

Mme Añez tente de pacifier le pays secoué par quatre semaines de manifestations et violences post-électorales qui ont fait 10 morts et quelque 400 blessés.

Dans l'après-midi, des pourparlers ont débuté avec le Mouvement vers le socialisme (MAS), le parti de M. Morales, a annoncé le chef de cabinet de la présidence, Jerjes Justiniano.

"Nous avons installé une plateforme de dialogue", a-t-il déclaré à des médias. Pour l'heure, le MAS n'avait pas confirmé.

Auparavant, le nouvelle présidente avait déclaré que "Evo Morales n'était pas habilité à un quatrième mandat" et ne pouvait donc pas se présenter aux prochaines élections, dont la date n'a pas encore été définie.

Mais le parti de l'ancien président "a le droit de participer aux élections générales", a-t-elle insisté, lui recommandant de "chercher un candidat".

Comme la veille, une manifestation en provenance de la ville voisine d'El Alto est arrivée en milieu d'après-midi au centre de La Paz, a constaté l'AFP.

Ces milliers de manifestants portaient des Wiphalas, le drapeau andin indigène multicolore qu'Evo Morales a introduit comme symbole national en 2009, et scandaient "maintenant, oui, une guerre civile!".

“Nous voulons qu'Evo revienne", a déclaré à l'AFP Nery, femme aymara de 28 ans, portant la "pollera", la jupe traditionnelle. "On est très en colère contre cette dame (Añez) qui s'est auto-proclamée" présidente, a-t-elle ajouté.

Les dates clés de la vie de l'ex-président la Bolivie Evo Morales
Les dates clés de la vie de l'ex-président la Bolivie Evo Morales ( / AFP )

Le rassemblement s'est déroulé dans le calme. La veille, au premier jour de fonction de Mme Añez, des affrontements avaient éclaté dans l'après-midi entre des manifestants partisans d'Evo Morales et les forces de l'ordre à La Paz et ailleurs dans le pays.

Une vingtaine de personnes avaient été arrêtées dans la capitale administrative, selon les médias locaux.

Signe de l’inquiétude de la communauté internationale, l'ONU a dépêché sur place le diplomate Jean Arnault, pour "dialoguer avec toutes les parties" et "trouver une issue pacifique à la crise", a annoncé le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric.

"Nous venons pacifier le pays", a assuré jeudi matin le ministre de la Défense, Fernando Lopez Julio, au cours d'une cérémonie militaire, quelques heures après la nomination mercredi du gouvernement.

Fiche sur la sénatrice bolivienne Jeanine Añez, deuxième vice-présidente du Sénat de Bolivie, qui s'est proclamée présidente du pays
Fiche sur la sénatrice bolivienne Jeanine Añez, deuxième vice-présidente du Sénat de Bolivie, qui s'est proclamée présidente du pays ( Nicolas RAMALLO / AFP )

Au sud de la capitale administrative, les barricades qui bloquaient la route depuis trois semaines pour protester contre l'ancien chef de l'Etat, ont été levées.

C'est avec deux exemplaires de la Bible à la main et sous les "Gloire à Dieu!" que la sénatrice de droite Jeanine Añez, 52 ans, a pris mardi ses fonctions à la tête du pays, à la faveur d'une vacance de pouvoir provoquée par les démissions successives de M. Morales et de ses successeurs constitutionnels.

"Nous reviendrons"

Depuis Mexico, où il est arrivé mardi pour y bénéficier de l'asile politique, Evo Morales s'est dit prêt à rentrer en Bolivie pour "apaiser" la situation.

"Nous reviendrons tôt ou tard", a-t-il assuré mercredi lors d'une conférence de presse.

Le nouveau gouvernement de La Paz a annoncé qu'il allait présenter une réclamation officielle à Mexico, estimant qu'un exilé politique ne devrait pas être autorisé à faire des déclarations politiques de ce type.

Le gouvernement mexicain a répondu que la liberté d'expression des demandeurs d'asile politique ne pouvait être restreinte.

La nouvelle présidente bolivienne par interim Jeanine Anez serre la main du commandant en chef des forces armées, le Général Carlos Orellana à La Paz le 14 novembre 2019
La nouvelle présidente bolivienne par interim Jeanine Anez serre la main du commandant en chef des forces armées, le Général Carlos Orellana à La Paz le 14 novembre 2019 ( AIZAR RALDES / AFP )

Le "droit à la liberté d'expression" garanti notamment par la Constitution ne "fait aucune distinction entre les citoyens et les étrangers, ni entre les conditions dans lesquelles ils se trouvent dans le pays", a déclaré le ministère des Affaires étrangères mexicain dans un communiqué.

La première décision de politique étrangère de Mme Añez a été de reconnaître jeudi le dirigeant de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido en tant que président du Venezuela, faisant volte-face par rapport à l'alliance entre Evo Morales et le président socialiste Nicolas Maduro.

Juan Guaido a été reconnu en tant que président par intérim du Venezuela par une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis, qui jugent illégitime le pouvoir exercé par Nicolas Maduro.

Mercredi soir, la Chambre des députés bolivienne a de nouveau siégé et élu son président, le socialiste Sergio Choque, membre du parti d'Evo Morales. Le Sénat en revanche n'a pas repris ses activités.

Après les Etats-Unis mercredi, qui ont reconnu Mme Añez comme présidente de la Bolivie, la Russie à reconnu de facto la nouvelle dirigeante, tout en continuant de dénoncer un "coup d'Etat" dans ce pays.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE ASSURANCE VIE

BOURSE DIRECT HORIZON

Découvrez le nouveau contrat d'assurance vie de Bourse Direct

JUSQU'A 170 € DE PRIME OFFERTE*
OU 500 € OFFERTS* EN FRAIS DE COURTAGE

* SOUS CONDITIONS

Pour toute 1ère adhésion au contrat d’assurance vie Bourse Direct Horizon avant le 31 décembre 2019 inclus, avec un versement initial investi à 20% minimum sur un (ou des) support(s) d'investissement en unités de compte non garantis en capital.

Je profite de l'offre

PRIMÉ MEILLEUR NOUVEAU CONTRAT D’ASSURANCE VIE

Ce contrat présente un risque de perte en capital.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 09/12/2019

Les sociétés d'investissement de Jean-Charles Naouri, qui coiffent le groupe de distribution Casino, ont annoncé lundi avoir finalisé leurs projets de plans de sauvegarde.

Publié le 09/12/2019

Le groupe Avenir Telecom a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 15,2 millions d'euros au 1er semestre 2019-2020, quasiment stable par rapport à...

Publié le 09/12/2019

La cession de l'activité banque de détail de HSBC en France serait devenue une priorité, selon des sources syndicales citées lundi par 'Les Echos".

Publié le 09/12/2019

Prochaines rendez-vous à San Francisco...

Publié le 09/12/2019

Visiativ présentera le 8 janvier 2020 son 3e plan stratégique, baptisé Catalyst 2023, après avoir achevé avec succès ses deux précédents plans stratégiques avec un an d'avance...