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Belloubet annonce la création d'un parquet national antiterroriste

| AFP | 398 | Aucun vote sur cette news
La ministre de la Justice Nicole Belloubet dans son bureau à Paris, le 15 décembre 2017
La ministre de la Justice Nicole Belloubet dans son bureau à Paris, le 15 décembre 2017 ( JOEL SAGET / AFP/Archives )

La ministre de la Justice a annoncé lundi la création d'un parquet national antiterroriste, présenté comme une "véritable force de frappe judiciaire", afin de faire face à "une menace sans commune mesure" en France, où des attentats jihadistes ont fait 241 morts depuis 2015.

L'objectif du gouvernement est "de disposer d'une véritable +force de frappe judiciaire antiterroriste+", a déclaré Nicole Belloubet devant des procureurs réunis à l'Ecole nationale de la magistrature à Paris. Actuellement, le parquet de Paris est compétent au niveau national pour tous les dossiers terroristes.

Ce nouveau parquet national sera le deuxième spécialisé après la création en 2013 du parquet national financier (PNF), né du scandale des comptes cachés de l'ex-ministre Jérôme Cahuzac.

Le procureur de Paris François Molins, lors d'une conférence de presse au tribunal, le 6 octobre 2017
Le procureur de Paris François Molins, lors d'une conférence de presse au tribunal, le 6 octobre 2017 ( JACQUES DEMARTHON / AFP )

"Je veux un parquet national (antiterroriste) à l'image de ce que l'on a construit pour le PNF. Nous mettrons les moyens nécessaires à cette organisation", a précisé la ministre, indiquant espérer "un débat parlementaire à compter du printemps" 2018 pour donner un cadre à ce futur parquet.

"Avec la création d'un parquet national antiterroriste (PNAT), le parquet de Paris se verrait dégagé de ce contentieux lourd et spécifique. (...) Il ne s'agit nullement de créer une juridiction d'exception mais (...) de renforcer l'action publique en matière terroriste" face à une menace "plus diffuse, moins lisible mais plus présente", avait auparavant expliqué Nicole Belloubet aux magistrats.

Alors que la France vient de sortir du régime d'exception de l'état d'urgence et que plusieurs lois ont récemment renforcé son arsenal judiciaire, la ministre a estimé que la lutte contre le terrorisme était "le principal défi" de la justice, à la fois du fait d'une "menace exogène d'actions terroristes planifiées de l'extérieur" et d'une "menace endogène" de personnes radicalisées en France.

En outre, la prison "apparaît comme un incubateur très préoccupant de la menace", a relevé la garde des Sceaux, précisant que les prisons françaises comptent 509 détenus pour des faits de terrorisme et 1.157 personnes radicalisées.

- Quelle "force de mobilisation"? -

Lundi soir, la présidente du Front national Marine Le Pen s'est félicitée sur twitter de d'une "nouvelle victoire": "@NBelloubet reprend une des propositions que j’ai défendues lors des débats sur la loi terrorisme". Le député de droite (LR) Eric Ciotti a salué une "bonne décision".

Et si, en janvier 2016, le premier concerné, le procureur de Paris, jugeait le principe "contre-productif" s'il s'agissait de simplement transformer la section antiterroriste en parquet, il a estimé lundi "légitime" la proposition de création d'un parquet dédié. "La menace terroriste a considérablement évolué" et "toute réorganisation est bonne si elle a du sens et améliore fortement le dispositif", a-t-il dit à l'AFP.

Pour Virginie Duval, présidente de l'Union syndicale des magistrats (majoritaire), se pose la question de "l'efficacité". Avec la création d'un parquet antiterroriste dédié, "on se coupe de la force de mobilisation d'un grand parquet comme celui de Paris", a-t-elle estimé.

Qui prendra la tête de ce nouveau parquet? Aucun nom n'a encore circulé, mais la ministre a salué le "travail remarquable" de François Molins, en première ligne lors des attentats. Son mandat à la tête du parquet de Paris arrive à échéance en novembre 2018.

La section antiterroriste du parquet de Paris, dite C1, a été créée en 1986, pour traiter les infractions terroristes tout juste inscrites dans le code pénal, après une vague d'attentats revendiqués par un groupe proche du Hezbollah.

Elle s'est alors chargée principalement d'attaques liées à l'islamisme et aux indépendantismes corse et basque. Mais depuis 2012, le nombre de ses dossiers a doublé chaque année, en raison de la menace jihadiste. Elle s'est vue constamment renforcée et dispose aujourd'hui de quatorze magistrats spécialisés permanents, soit 10% environ des effectifs du parquet de Paris.

Au 5 novembre, la section C1 suivait 457 dossiers visant 1.453 personnes, en très grande majorité en lien avec le terrorisme jihadiste.

La ministre veut faire de la création de ce nouveau parquet un des "quatre axes" majeurs de la justice antiterroriste, avec "une prise en charge mieux adaptée des victimes dans le cadre des procès", un renforcement du "suivi des détenus terroristes", ainsi que l'amélioration de la formation des magistrats spécialisés.

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