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Iran: indignation après le crash et l'arrestation de l'ambassadeur britannique

| AFP | 523 | 4.50 par 2 internautes
Des étudiants iraniens défilent en hommage aux victimes du crash d'un Boeing ukrainien, à Téhéran, le 11 janvier 2020
Des étudiants iraniens défilent en hommage aux victimes du crash d'un Boeing ukrainien, à Téhéran, le 11 janvier 2020 ( Atta KENARE / AFP )

L'Iran a reconnu dimanche avoir brièvement arrêté la veille l'ambassadeur britannique à Téhéran après un "rassemblement illégal", initialement une cérémonie à la mémoire des victimes du crash d'un Boeing ukrainien abattu "par erreur" par un missile iranien, selon les autorités.

En réaction à ces tensions avec Londres, entre 100 et 200 personnes ont manifesté dans l'après-midi devant l'ambassade de Grande-Bretagne dans la capitale iranienne, brûlant un drapeau britannique, selon un correspondant de l'AFP.

La République islamique a reconnu samedi sa responsabilité dans la catastrophe de mercredi (176 morts, en majorité des Iraniens et des Canadiens, dont beaucoup de binationaux et d'étudiants) après les dénégations opposées jusque-là par les autorités à la thèse du missile avancée dès mercredi soir par Ottawa.

Ces aveux ont déclenché l'indignation des Iraniens. Après avoir dispersé samedi soir un rassemblement d'étudiants ayant scandé des slogans contre les autorités à Téhéran, des forces de sécurité se sont déployées dans le centre de la capitale dimanche.

Des unités de police antiémeute équipées de canons à eaux et armées de matraques étaient déployées en masse près de trois universités, selon des journalistes de l'AFP.

Des Iraniens rendent hommage aux victimes tuées dans l'avion ukrainien abattu par les forces armées iraniennes, lors d'une manifestation à Téhéran le 11 janvier 2020
Des Iraniens rendent hommage aux victimes tuées dans l'avion ukrainien abattu par les forces armées iraniennes, lors d'une manifestation à Téhéran le 11 janvier 2020 ( - / AFP )

La police s'est aussi déployée autour de la place Azadi, dont l'accès a été bloqué aux piétons, et une cinquantaine de Bassidji (volontaires islamistes) armés de pistolet de paintball ont été vus aux abords de l'Université Amir Kabir, d'où était partie la manifestation dispersée samedi.

Dans la journée, le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a confirmé que l'ambassadeur britannique Rob Macaire avait "été arrêté en tant qu'étranger non identifié dans un rassemblement illégal". Il a ajouté que l'ambassadeur avait été libéré 15 minutes après qu'il l'eut identifié par téléphone.

"Je n'ai pris part à aucune manifestation (...). J'ai quitté les lieux après cinq minutes quand certains ont commencé à lancer des slogans" contre les autorités, a de son côté assuré l'ambassadeur britannique en Iran Rob Macaire sur Twitter.

"Chemin diplomatique"

"L'arrestation de notre ambassadeur à Téhéran sans fondement ou explication est une violation flagrante de la législation internationale", a réagi dans la nuit le ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab.

M. Raab a estimé que l'Iran devait choisir entre "sa marche vers un statut de paria" ou "prendre des mesures pour la désescalade et pour s'engager sur le chemin diplomatique".

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a critiqué Téhéran après la "détention temporaire" de M. Macaire et appelé à la "désescalade" dans un tweet.

Paris a appelé dans un communiqué les autorités iraniennes à respecter leurs "obligations prévues par le droit international" tandis que Berlin a condamné sur Twitter l'arrestation, qualifiée d'"infraction inacceptable au droit international".

Selon des journalistes de l'AFP, le rassemblement de samedi, initialement une veillée à la mémoire du drame d'Ukraine Airlines, s'est transformé en manifestation de colère.

Le président américain Donald Trump a mis en garde Téhéran contre "un autre massacre de manifestants pacifiques", en référence au mouvement de contestation en Iran de novembre, violemment réprimé selon l'ONG Amnesty International.

Photo prise à Téhéran le 12 janvier 2020 montrant les unes de journaux iraniens
Photo prise à Téhéran le 12 janvier 2020 montrant les unes de journaux iraniens ( ATTA KENARE / AFP )

Des étudiants ont scandé des slogans "antirégime", selon la télévision d'Etat iranienne, et la foule a réclamé des poursuites contre les responsables du drame et "les menteurs" qui ont selon eux tenté de le couvrir.

Dimanche, les journaux iraniens ont rendu hommage aux personnes tuées lors du crash. "Excusez-vous, Démissionnez", a titré le quotidien réformiste Etemad.

"Impardonnable", a écrit Iran, le journal progouvernemental. "De profondes excuses pour une erreur douloureuse", a estimé Javan, journal proche des Gardiens.

Audition au Parlement

Le chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran, Hossein Salami, a témoigné devant le Parlement à huis clos et reconnu, comme l'ont fait les forces armées, que l'avion ukrainien avait été abattu mercredi "par erreur" à l'aide d'un missile.

Les dirigeants de plusieurs pays, notamment le Premier ministre canadien Justin Trudeau, ont salué cette avancée mais appelé à une enquête complète et transparente.

Capture écran d'une vidéo de la télévision d'Etat iranienne montrant le commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, Amirali Hajizadeh, lors d'une conférence de presse à Téhéran, le 11 janvier 2020
Capture écran d'une vidéo de la télévision d'Etat iranienne montrant le commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la Révolution, Amirali Hajizadeh, lors d'une conférence de presse à Téhéran, le 11 janvier 2020 ( - / IRINN/AFP )

D'après l'agence de presse semi-officielle Isna, le général de division Salami devait aussi évoquer l'assassinat du général Qassem Soleimani, chef des opérations extérieures des Gardiens, par un tir de drone américain, le 3 janvier à Bagdad.

L'Iran a riposté mercredi en tirant des missiles sur des bases en Irak où sont stationnées des troupes américaines, peu avant la tragédie du Boeing ukrainien.

Dans ce contexte de tensions accrues entre Téhéran et Washington, ennemis jurés, l'émir du Qatar --allié des Etats-Unis et proche de l'Iran--, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, effectue une visite à Téhéran.

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