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Courte majorité pour Merkel au début d'un mandat semé d'embûches

| AFP | 463 | Aucun vote sur cette news
La chancelière Angela Merkel prête serment devant le président du Bundestag allemand Wolfgang Schaueuble, le 14 mars 2018 à Berlin
La chancelière Angela Merkel prête serment devant le président du Bundestag allemand Wolfgang Schaueuble, le 14 mars 2018 à Berlin ( Odd ANDERSEN / AFP )

Angela Merkel a enfin entamé mercredi, après six mois de complications, son quatrième mandat de chancelière allemande, mais c'est émoussée qu'elle doit s'attaquer aux défis du populisme et de la refonte de l'Union européenne.

Signe de ses difficultés, elle n'a obtenu lors du vote à bulletins secrets qu'une courte majorité de 364 suffrages, soit neuf voix de plus que la majorité requise mais surtout 35 de moins que les 399 élus conservateurs et sociaux-démocrates de sa coalition.

"C'est plus de +contre+ que ce que j'attendais", a reconnu la présidente désignée du parti social-démocrate Andrea Nahles. "J'aurais souhaité un autre résultat", a admis aussi le chef des jeunes conservateurs, Paul Ziemiak.

Angela Merkel
Angela Merkel ( Jonathan STOREY / AFP )

La chancelière, dans un entretien qui sera diffusé à la télévision publique dans la soirée, n'a pas commenté le score, se disant simplement "contente de la confiance accordée". Chemise blanche, pantalon noir et collier aux couleurs noir-rouge-or de l'Allemagne, Mme Merkel était d'ailleurs tout sourire après avoir prêté serment, sous les yeux de sa mère de 89 ans.

Le vote de mercredi marque la fin de la plus longue quête de gouvernement dans l'histoire d'après-guerre. En cause, les législatives en septembre qui ont laissé le pays sans majorité claire mais avec une extrême droite en plein essor.

Finalement, c'est la coalition sortante et mal-aimée réunissant la CDU/CSU de Mme Merkel et le SPD qui est reconduite. Et pour la première fois la question de la succession est posée sérieusement, une partie des conservateurs ayant critiqué leur cheffe pour ses concessions au centre-gauche.

- "Regagner la confiance" -

Le président Frank-Walter Steinmeier a lui mis en garde le nouveau gouvernement qu'une "simple répétition de l'ancienne (coalition) ne sera pas suffisante pour regagner la confiance perdue".

Mme Merkel devra diriger un pays divisé, comme en témoigne l'essor historique de l'extrême droite, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) étant désormais la première force d'opposition.

La chancelière allemande Angela Merkel pose au milieu de son nouveau gouvernement pendant une cérémonie d'investiture le 14 mars 2018 au Palais Bellevue à Berlin
La chancelière allemande Angela Merkel pose au milieu de son nouveau gouvernement pendant une cérémonie d'investiture le 14 mars 2018 au Palais Bellevue à Berlin ( Stefanie Loos / AFP )

Ce mouvement a su capitaliser sur les déçus du centrisme de la chancelière, ceux outrés par sa décision en 2015 d'accueillir des centaines de milliers de demandeurs d'asile et ceux qui voient la mondialisation et la numérisation comme une menace pour leur emploi, leur pays.

Elle a d'ailleurs promis mercredi de "résoudre les problèmes de ceux qui ont voté par protestation pour ce parti" afin "qu'il sorte du Bundestag".

Face à la menace de l'AfD, elle a déjà dû donner des gages à l'aile la plus à droite de son parti, promettant de plafonner les arrivées de migrants et accordant une place au gouvernement à son principal critique de la CDU, l'ambitieux Jens Spahn.

- "Clarté" européenne -

Certains observateurs prédisent cependant une fin prématurée à Mme Merkel, d'autant que le SPD a prévu un bilan d'étape de la coalition dans 18 mois. Le ministre des Finances et poids lourd social-démocrate Olaf Scholz a promis cependant de la stabilité gouvernementale, même s'il ne s'agit pas d'"un mariage d'amour".

Le président allemand Frank-Walter Steinmeier et la chancelière Angela Merkel avant la cérémonie d'investiture au Palais Bellevue à Berlin, le 14 mars 2018
Le président allemand Frank-Walter Steinmeier et la chancelière Angela Merkel avant la cérémonie d'investiture au Palais Bellevue à Berlin, le 14 mars 2018 ( Stefanie LOOS / AFP )

En Europe, on espère que la première puissance économique du continent sera vite en ordre de bataille. Angela Merkel doit en effet rassurer ses partenaires sur sa capacité d'action alors que l'Union européenne (UE) est ébranlée par le Brexit, le repli sur soi de certains membres et la popularité croissante des partis anti-système.

La réforme de l'UE figure à ce titre en haut de la feuille de route du nouvel exécutif allemand. Dès vendredi, Mme Merkel sera à Paris pour discuter des propositions du président français Emmanuel Macron qui veut notamment la mise sur pied d'un budget dans la zone euro, accueillie avec peu d'enthousiasme par Berlin.

"Je ne crois pas une seule seconde qu'un projet européen puisse avoir du succès sans ou contre l'Allemagne", a insisté M. Macron, selon une traduction de l'allemand d'une interview publiée mercredi par le quotidien FAZ.

En vue du Conseil européen des 22 et 23 mars, les deux dirigeants veulent, selon Mme Merkel, "apporter de la clarté sur (...) la prochaine étape".

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