En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 535.57 PTS
+0.31 %
5 545.0
+0.51 %
SBF 120 PTS
4 362.16
+0.21 %
DAX PTS
12 355.39
+0.38 %
Dowjones PTS
26 753.17
+0.94 %
7 738.05
+0.92 %
1.129
+0.58 %

Autriche : la chute brutale de la coalition bouscule le jeu électoral

| AFP | 406 | Aucun vote sur cette news
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz arrive pour rencontrer le président autrichien, à Vienne le 19 mai 2019
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz arrive pour rencontrer le président autrichien, à Vienne le 19 mai 2019 ( HANS PUNZ / APA/AFP )

La fin brutale en Autriche de la coalition entre conservateurs et extrême droite, dont une sulfureuse vidéo a entraîné la chute, bouscule la campagne pour les européennes du 26 mai et le jeu politique dans le pays, qui va retourner aux urnes après l'été.

L'extrême droite autrichienne a assisté dans la sidération à la disgrâce de son chef depuis quatorze ans, Heinz-Christian Strache, acculé samedi à la démission de tous ses mandats.

Ce Viennois de 49 ans a abandonné la direction du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ) mais aussi son poste de numéro deux du gouvernement de Sebastian Kurz, qui avait noué une alliance avec le FPÖ après sa victoire aux législatives d'octobre 2017.

Des législatives anticipées ont dans la foulée été annoncées par M. Kurz. Elles devraient se tenir en septembre, comme l'a souhaité dimanche le chef de l'Etat Alexandre Van der Bellen, même si le calendrier précis n'est pas encore arrêté.

La situation était devenue intenable pour le patron du FPÖ après la publication d'extraits d'une vidéo tournée secrètement dans une villa d'Ibiza en 2017.

Un "thriller"

Le vice-chancelier autrichien et président du FPOe Heinz-Christian Strache lors d'une conférence de presse, à Vienne le 18 mai 2019
Le vice-chancelier autrichien et président du FPOe Heinz-Christian Strache lors d'une conférence de presse, à Vienne le 18 mai 2019 ( ALEX HALADA / AFP )

On y voit M. Strache et l'un de ses lieutenants discutant, notamment, de l'octroi de contrats publics autrichiens en échange de soutiens financiers, avec une interlocutrice qui se présente comme la nièce d'un oligarque russe.

Pendant les six heures que dure l'entretien, M. Strache dit aussi être prêt à remodeler la presse autrichienne "comme Orban", le Premier ministre hongrois qui a verrouillé le paysage médiatique de son pays. Et il évoque un mécanisme de financement illégal des campagnes électorales qui serait pratiqué par son parti.

Beaucoup d'interrogations demeurent sur l'élaboration du piège qui semble avoir été tendu au responsable autrichien dans une villa truffée de micros et de caméras.

"On ne peut pas lier la Russie à cette vilaine histoire en se basant sur la vidéo existante", a réagi dimanche un sénateur russe membre du comité pour les Affaires étrangères, Oleg Morozov, qualifiant les extraits diffusés de "thriller digne du cinéma".

En sabordant sa coalition avec l'extrême droite, qui n'aura tenu que 18 mois, Sebastian Kurz espère rester maître du jeu politique.

Dans une interview dimanche au tabloïd allemand Bild, il a appelé les électeurs à "renforcer" la position de son parti conservateur à l'occasion des prochaines législatives.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz à son arrivée pour une rencontre avec le président autrichien, à Vienne le 19 mai 2019
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz à son arrivée pour une rencontre avec le président autrichien, à Vienne le 19 mai 2019 ( HANS PUNZ / APA/AFP )

Mais les critiques pleuvent sur le jeune chancelier de 32 ans, attaqué par l'opposition pour avoir ramené le FPÖ au pouvoir en 2017.

"Il porte la responsabilité entière de l'échec de cette expérience", a accusé la cheffe du parti social-démocrate (SPÖ) Pamela Rendi-Wagner.

L'opposition réclame aussi le départ des cinq autres représentants du FPÖ qui appartiennent encore au gouvernement. Le ministre de l'Intérieur Herbert Kickl est le plus controversé et pourrait quitter ses fonctions, selon un proche du chancelier.

M. Kickl a répliqué dimanche que son parti était "prêt pour la confrontation" des législatives.

L'extrême droite autrichienne, qui se voulait un modèle de crédibilité, doit d'abord tenter de limiter la casse aux élections européennes.

"Strache va certainement entraîner tout le FPÖ dans sa chute", pronostique le quotidien centriste Kurier. C'est la seconde fois qu'une participation du FPÖ à un gouvernement se termine piteusement pour ce parti qui, sous la direction de Jörg Haider, avait implosé lors d'une précédente coalition formée avec les conservateurs entre 2000 et 2002.

Plus nuancés, d'autres analystes soulignaient la capacité de résistance du FPÖ, doté d'une solide base électorale.

L'actuel ministre des Transports, Noberte Hofer, candidat du FPÖ à la présidentielle de 2016 perdue de justesse par l'extrême droite, a été officiellement désigné dimanche comme successeur de M. Strache.

Merkel condamne

Le président autrichien Alexander Van der Bellen accueille le chancelier autrichien Sebastian Kurz, à Vienne le 19 mai 2019
Le président autrichien Alexander Van der Bellen accueille le chancelier autrichien Sebastian Kurz, à Vienne le 19 mai 2019 ( HANS PUNZ / APA/AFP )

Avant l'"Ibiza-gate", le parti d'extrême droite était en légère perte de vitesse, crédité de 23% dans les sondages après une série de dérapages xénophobes de plusieurs de ses membres. Crédité d'environ 30%, l'ÖVP de Sebastian Kurz devançait les sociaux-démocrates (SPÖ, 27%).

Au niveau européen, ce scandale est un coup dur pour l'extrême droite, qui ambitionne de devenir la troisième force du parlement européen.

La crise a d'ailleurs gâché la grand-messe organisée samedi à Milan par le chef de la Ligue italienne Matteo Salvini avec ses alliés européens.

Plusieurs responsables européens ont vu dans cette affaire un avertissement pour les partis tentés par un rapprochement avec l'extrême droite. "Nous sommes confrontés à des courants (... ) qui veulent détruire l'Europe de nos valeurs, et nous devons y résister catégoriquement", a averti la chancelière allemande Angela Merkel.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

OFFRE DE BOURSE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 08 juillet 2019

CODE OFFRE : EVASION19

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : EVASION19 lors de votre ouverture de compte.

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/06/2019

Un brevet exhaustif a été déposé pour OX401 afin de protéger les droits de propriété intellectuelle d'Onxeo...

Publié le 20/06/2019

30% de ces recrutements seront destinés à des Jeunes Diplômés...

Publié le 20/06/2019

Le Conseil d'Administration d'Amoéba est désormais composé de 7 membres dont 3 femmes et 4 administrateurs indépendants...

Publié le 20/06/2019

Conçue pour les déploiements de réseaux LoRaWAN à travers le monde, la Wirnet iStation fonctionne sur plusieurs bandes ISM...

Publié le 20/06/2019

Le recrutement de Jean-Pierre Barré s'insère dans la stratégie de croissance de Wallix...