En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-
5 387.50
-0.51 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-
DAX PTS
12 561.42
-0.98 %
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
-0.03 %
1.174
+0.21 %

Au Venezuela, le sosie du Che cherche en vain le socialisme

| AFP | 277 | Aucun vote sur cette news
Uniforme vert olive, béret noir étoilé, barbe et cheveux légèrement ondulés: à Caracas, le Che vénézuélien, Humberto Lopez, cultive avec soin sa ressemblance avec Ernesto Che Guevara.
Uniforme vert olive, béret noir étoilé, barbe et cheveux légèrement ondulés: à Caracas, le Che vénézuélien, Humberto Lopez, cultive avec soin sa ressemblance avec Ernesto Che Guevara. ( JUAN BARRETO / AFP )

Uniforme vert olive, béret noir étoilé, barbe et cheveux légèrement ondulés: à Caracas, le Che vénézuélien cultive avec soin sa ressemblance avec Ernesto Che Guevara, mais regrette que, dans son pays, ce ne soit pas le socialisme, mais l'anarchie qui règne.

"Eh, Che! Comment ça va ?", lui crient les passants quand il sillonne les rues de la capitale dans sa jeep Willys. Fier de sa petite célébrité, Humberto Lopez salue d'une main avant d'allumer un cigare pour exhaler des volutes de fumée.

Alors que la Bolivie et Cuba ont commémoré ces derniers jours le 50e anniversaire de la mort du révolutionnaire argentin, revendiquant son combat, le président vénézuélien Nicolas Maduro affiche le même discours de lutte contre "l'impérialisme" américain.

Mais pour le Che de Caracas, l'héritier politique de Hugo Chavez est bien loin de tels idéaux.

"Quand Chavez gouvernait, les gens, même dans l'opposition, disaient qu'il était très bon, mais que ceux qui l'entouraient étaient des incapables. Justement, ceux qui l'entouraient sont ceux au pouvoir maintenant", déplore celui qui n'avait que neuf ans quand le Che a été tué par l'armée bolivienne en octobre 1967.

- "L'anarchie" -

Au Venezuela, en plein naufrage économique après la chute des cours du pétrole - son unique richesse -, le mécontentement populaire, dû aux pénuries d'aliments et à l'inflation galopante, a débouché sur une grave crise politique, avec quatre mois de manifestations anti-Maduro qui ont fait 125 morts.

Après ces violences, l'opposition ainsi que plusieurs pays étrangers, dont la France et les Etats-Unis, ont qualifié le gouvernement de "dictature".

"Maduro, un dictateur ? Le mot est trop grand", estime Humberto Lopez, qui refuse aussi de qualifier son pays de socialiste: "Nous n'avons jamais connu les bénéfices ni touché de près ce qu'est le socialisme", affirme-t-il.

"Je crois que ce qui existe, c'est plutôt l'anarchie car il (Maduro, ndlr) dit +Nous allons contrôler les prix+, et le lendemain ils augmentent".

Né dans le quartier populaire de 23 de Enero, où est enterré Hugo Chavez, Humberto se souvient qu'enfant, il dessinait l'image du Che sur les murs et sur ses cahiers.

"A certains gamins, ont leur inculquait (l'admiration de) Superman... Moi je suivais le Che", raconte-t-il à l'AFP, assis sur sa jeep qui porte à l'avant une plaque rouge où l'on peut lire "Chavez".

- "Plus réaliste que communiste" -

Mais si son héros ressuscitait, dit-il, il repartirait illico pour la tombe, horrifié par la débâcle économique, car au Venezuela, "un plateau d'oeufs coûte aujourd'hui le prix d'une voiture dans les années 1970 !".

Pas question, toutefois, pour le Che vénézuélien, de changer de bord politique: selon lui, ceux de l'opposition "sont les mêmes misanthropes qui nous ont déjà mal gouvernés".

Né dans le quartier populaire de 23 de Enero, à Caracas, où est enterré Hugo Chavez, Humberto Lopez se souvient qu'enfant, il dessinait l'image du Che sur les murs et sur ses cahiers.
Né dans le quartier populaire de 23 de Enero, à Caracas, où est enterré Hugo Chavez, Humberto Lopez se souvient qu'enfant, il dessinait l'image du Che sur les murs et sur ses cahiers. ( JUAN BARRETO / AFP )

"Les politiques nous manipulent, d'un camp comme de l'autre. Il faut chercher une troisième voix, un véritable nationalisme", estime-t-il, prédisant une prochaine "implosion sociale. Nous n'allons pas continuer à supporter cela. Moi je suis plus réaliste que communiste !".

Une fois, se souvient-il, lors d'un événement retransmis à la télévision, Hugo Chavez avait dit à Fidel Castro qu'au Venezuela aussi, il y avait un Che.

- "Le fanatisme rend idiot" -

Mais Humberto marque également ses distances avec le révolutionnaire argentin: "Le fanatisme, ça rend idiot. Le Che était marxiste, pas moi. Je suis nationaliste. Je ne suis pas d'accord avec le Che qui disait +même pas un soupçon d'impérialisme+. Moi je dis +même pas un soupçon d'impérialisme chinois+", la Chine étant devenue l'un des principaux créanciers de Caracas.

Le sosie du Che au Venezuela se retrouve ainsi, paradoxalement, à prôner des négociations avec les Etats-Unis, le secteur privé et les investisseurs étrangers car "ici, nous ne produisons rien".

Et il regrette tout autant l'image du guérillero rebelle reproduite sur "des préservatifs, des soutien-gorges, des culottes et des porte-clés", que celle de l'impitoyable assassin communiste dépeinte par ses détracteurs.

"Parler du Che, c'est parler de l'homme nouveau, de créer des hommes qui agissent selon des instincts moraux et non pour l'argent. Et je crois que dans ce XXIe siècle, il n'y pas un seul être humain qui ait suivi son héritage", assure cet homme qui gagne sa vie comme mécanicien, électricien et peintre en bâtiment.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

L'ANR triple net EPRA ressort à 54,9 E/action au terme du semestre...

Publié le 20/07/2018

    Compte-rendu de l'Assemblée Générale annuelle du 20 juillet 2018   L'assemblée générale mixte (ordinaire et extraordinaire) des actionnaires de la société BIGBEN…

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…