Au Bangladesh, l'art du tissage de sari de Tangail ne tient plus qu'à un fil

Credits Munir UZ ZAMAN / AFP

Même s'il vient d'être officiellement consacré par l'Unesco, l'art multicentenaire du tissage de sari de Tangail file un mauvais coton au Bangladesh, menacé par l'irrémédiable évolution des modes et la compétition économique.Dans son atelier de la ville qui a donné son nom à son artisanat, Ajit Kumar Roy ne se fait plus guère d'illusion sur l'avenir de la technique qu'il s'efforce de perpétuer."Ce n'est que du travail pénible", résume le tisserand de 35 ans en triant les fils sur son métier. "Il faut bouger en même temps les mains, les jambes et les yeux", détaille-t-il, "une…