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Attentat de la rue Copernic: non-lieu en faveur du suspect Hassan Diab

| AFP | 389 | Aucun vote sur cette news
Hassan Diab arrive au palais de justice de Paris, le 24 mai 2016.
Hassan Diab arrive au palais de justice de Paris, le 24 mai 2016. ( BERTRAND GUAY / AFP/Archives )

La bataille judiciaire autour de l'attentat de la rue Copernic est loin d'être finie: les juges d'instruction ont rendu un non-lieu en faveur de l'unique suspect, Hassan Diab, mais le parquet, qui avait requis son renvoi aux assises, a aussitôt fait appel.

Près de 40 ans après l'attentat à la bombe devant une synagogue qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980 à Paris, les magistrats ont estimé que les charges pouvant être retenues contre le Libano-Canadien de 64 ans "ne sont pas suffisamment probantes" et "se heurtent à trop d’éléments à décharge", a appris vendredi l'AFP de sources proches du dossier.

Conformément à la décision des juges qui ont ordonné sa "mise en liberté immédiate", cet ancien professeur de sociologie de l'université d'Ottawa est sorti de prison vendredi après-midi, d'après une des sources, après avoir passé plus de trois ans en détention provisoire depuis son extradition du Canada en novembre 2014.

Le parquet a fait appel de l'ordonnance de non-lieu, a indiqué une source judiciaire. Cet appel n'étant pas suspensif, il ne remet pas en cause la remise en liberté de M. Diab.

Dans leur ordonnance signée vendredi et également révélée par France Inter, les magistrats mettent en lumière "un certain nombre d'éléments (..) qui permettent d'estimer qu'Hassan Diab se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période" et ne pouvait donc ni avoir confectionné ni posé l'engin explosif, caché sur une moto.

Ce dernier a toujours assuré qu'il était à Beyrouth au moment des faits pour passer ses examens à la faculté. "Les documents de l'université libanaise" et "les témoignages de plusieurs étudiants" ont corroboré sa version, soulignent les juges. Son ex-épouse avait aussi affirmé qu'il se trouvait au Liban quelques jours avant l'attentat contrairement à ce que la découverte d'un passeport au nom de Diab, principale pièce à conviction à son encontre, semblait montrer.

Des pompiers sur les lieux de l'attaque contre la synagogue rue Copernic à Paris, le 3 octobre 1980
Des pompiers sur les lieux de l'attaque contre la synagogue rue Copernic à Paris, le 3 octobre 1980 ( STF / AFP/Archives )

Les magistrats relèvent aussi "l'absence d'empreintes digitales" de l'ancien professeur parmi toutes celles retrouvées sur différentes pièces qui ont pu être manipulées par le ou les auteurs de l'attentat.

"Cette décision de non-lieu dans une affaire de terrorisme d’une extrême gravité est exceptionnelle. Elle consacre la rigueur et l’indépendance des juges d’instruction face à toutes les pressions", se sont félicités ses avocats William Bourdon, Apolline Cagnat et Amélie Lefebvre.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a, en revanche, exprimé sa "consternation", son président, Francis Kalifat, estimant que "cette libération sans procès du principal suspect est une injure à la mémoire des victimes et une douleur supplémentaire pour leurs familles".

la Ligue contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) considère de son côté que "les réquisitions du parquet étaient suffisamment solides pour justifier la tenue d'un procès", a déclaré son président Mario Stasi.

- "Doutes" -

L'enquête, l'une des plus anciennes à Paris, avait attribué cet attentat, non revendiqué, au Front populaire de libération de la Palestine -Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d'une scission du FPLP, et les renseignements français avaient identifié Hassan Diab en 1999.

Depuis plusieurs mois, son cas est au cœur d'une bataille judiciaire entre le parquet et les juges.

Ces derniers, faisant déjà part de leurs "doutes" quant à sa présence en France à l'époque, avaient demandé à plusieurs reprises sa remise en liberté, avec assignation à résidence et port d'un bracelet électronique. Mais à chaque fois, le ministère public avait fait appel et la cour d'appel avait décidé de prolonger sa détention.

Le 29 novembre, le parquet de Paris avait requis son renvoi devant la cour d'assises spéciale de Paris, seule habilitée à juger les crimes terroristes.

Il s'appuyait notamment sur des notes des renseignements, des expertises graphologiques et la ressemblance de Diab avec des portraits-robots réalisés à l'époque, estimant que les "éléments à charge et à décharge" devaient être débattus lors d'un procès.

Les juges d'instruction se montrent, eux, particulièrement critiques quant à la fiabilité des renseignements fournis par les services français et israéliens. Ils sont "très riches (mais) fourmillent de contradictions et d'inexactitudes", observent-ils.

Plusieurs parties civiles ont annoncé qu'elles allaient également faire appel de ce non-lieu. "Vu les nombreuses divergences qui existent dans ce dossier, ce sera une bonne chose que la cour d'appel tranche", a relevé l'un de leurs avocats, Eric Morain.

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