En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 853.70 PTS
-0.88 %
4 822.0
-1.37 %
SBF 120 PTS
3 857.72
-0.89 %
DAX PTS
10 865.77
-0.54 %
Dowjones PTS
24 100.51
-2.02 %
6 594.96
-2.56 %
1.130
+0.00 %

Asticots et vin de souriceaux: en Suède, un "Musée de la nourriture dégoûtante"

| AFP | 409 | Aucun vote sur cette news
Le cochon d'Inde, une spécialité culinaire du Pérou, le 7 novembre 2018 au
Le cochon d'Inde, une spécialité culinaire du Pérou, le 7 novembre 2018 au "Musée de la nourriture dégoûtante" à Malmö en Suède ( Jonathan NACKSTRAND / AFP )

Hamster rôti, fromage grouillant d'asticots, foie gras ou vin de souriceaux: à Malmö en Suède, un "Musée de la nourriture dégoûtante" présente des recettes déconcertantes pour certains visiteurs peu habitués à de telles concoctions.

Il s'agit en fait d'une exposition imaginée par le créateur du musée des échecs, Samuel West, et proposée pour trois mois dans les anciens abattoirs de Malmö (sud), jusqu'au 27 janvier. Et elle promet de piquantes sensations.

L'idée est de "permettre aux gens d'explorer le monde de la nourriture" et de se rendre compte des "biais" culturels, explique tout de go le directeur, Andreas Ahrens. "Le dégoût, c'est toujours subjectif. Il dépend de ce avec quoi on a grandi. C'est comme si l'on avait été endoctriné."

L'exposition présente époisses, homard, escargots et bonbons gélatineux, plus courants en Europe que les têtes de lapin ou le jus à l'oeil de mouton, également exposés avec d'autres recettes qui, pour le public de Malmö, semblent parfois tout droit sorties d'un grimoire de sorcière.

De l'alcool de souriceaux, une spécialité chinoise, exposé au
De l'alcool de souriceaux, une spécialité chinoise, exposé au "Musée de la nourriture dégoûtante" à Malmö en Suède ( Jonathan NACKSTRAND / AFP )

L'explorateur gastronome est prévenu dès l'entrée: son estomac pourra être retourné lors de ce tour du monde express de spécialités plus ou moins incongrues, relevant autant de la tradition que de l'ultra-malbouffe.

Le billet d'entrée (18 euros pour le plein tarif) n'est autre qu'un sac à vomi, afin de parer à toute éventualité en cas de haut-le coeur du visiteur lors de ce parcours culinaire décapant, qui prend entre une demi-heure et deux heures - selon les goûts.

"Je crois que c'est de loin l'un des musées les plus intéressants que j'ai visités", se réjouit Charlie Lam, une étudiante hongkongaise de 23 ans.

- Contempler, humer, goûter -

Le fondateur des lieux "a commencé par réfléchir aux musées qui n'existent pas et qu'il aimerait visiter, et ça a donné cela", explique M. Ahrens.

Avec ses amis, Charlie a découvert les 80 plats exposés, humé le singulier parfum de quelques-uns et poussé la curiosité jusqu'à goûter certains aliments.

Le
Le "steak tartare", spécialité française, est l'un des mets présentés au "Musée de la nourriture dégoûtante", le 7 novembre 2018 à Malmö en Suède ( Jonathan NACKSTRAND / AFP )

Parmi eux, elle se souviendra de l'inénarrable Su Callu, fromage sarde présenté dans une tripe séchée qui laisse dans la gorge de longs relents d'ammoniaque, ou du hakarl, requin fermenté qui constitue un régal en Islande.

Mention spéciale selon elle au réglisse salé, une friandise très appréciée dans les pays nordiques, et aux fromages britanniques et français dont la puanteur la hante.

Ici, beaucoup de mets sont frais et certains peuvent être touchés. Difficile ainsi pour certains curieux de résister à tâter le pénis de taureau cru, un aphrodisiaque en Chine.

- "Je n'ai pas vomi !" -

Une visiteuse du
Une visiteuse du "Musée de la nourriture dégoûtante" avec un sac à vomi, à Malmö en Suède le 7 novembre 2018 ( Jonathan NACKSTRAND / AFP )

"Si c'était seulement de la nourriture artificielle, en plastique ou des trucs en conserve, ça ne serait pas aussi intéressant ni aussi drôle", ajoute M. Ahrens. "C'est une partie importante de l'expérience pour le visiteur", que le directeur des lieux guide volontiers à travers les tables d'exposition.

Certains mets sont présentés par vidéo, comme le coeur palpitant de cobra - une spécialité du Vietnam - qui se doit d'être dégusté avec son sang. "C'est vraiment ce que j'ai trouvé de plus surprenant", avoue Adam Eliasson, un ouvrier de 24 ans.

Des fromages particulièrement odorants sont, eux, proposés à la dégustation. Les produits frais sont conservés au frigo avant d'être jetés tous les trois, quatre jours.

"D'habitude je suis plutôt difficile en matière de nourriture", s'amuse Adam Eliasson. "Je mange très peu de choses (...) mais là, j'ai tout goûté (parmi ce qui était proposé). Et je n'ai pas vomi!", se réjouit-il.

Nombre de mets tels que les soupes de tortue ou de chauve-souris, le ragoût de crâne de mouton ou l'alcool de souriceaux sont toutefois épargnés aux valeureux visiteurs.

Andreas Ahrens et Samuel West espèrent attirer entre 150 et 500 curieux chaque jour où l'exposition est ouverte (du mercredi au samedi) et présenter celle-ci ultérieurement dans d'autres villes d'Europe, voire du monde.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 14/12/2018

Carbios annonce la nomination de Ian Hudson au poste de Président du Conseil d’administration. Il succède à Jean Falgoux et prendra ses nouvelles fonctions le 1er Janvier 2019, après avoir été…

Publié le 14/12/2018

Deuxième séance consécutive de correction pour l'indice parisien...

Publié le 14/12/2018

Le Conseil d'Administration de SoLocal Group, tenu ce jour, a pris acte de la démission d'Arnaud Marion, qui suite à la prise de ses nouvelles fonctions exécutives au sein de Smovengo, a souhaité…

Publié le 14/12/2018

Dans la continuité de la politique de distribution de dividendes des derniers exercices, le Conseil d’administration de Kering a décidé, lors de sa réunion du 14 décembre 2018, le versement…

Publié le 14/12/2018

Compte tenu des bons résultats de 2CRSi en 2018, une prime a été décidée pour tous les salariés du groupe en France...