5 614.51 PTS
-0.13 %
5 546.0
-0.23 %
SBF 120 PTS
4 475.40
-0.15 %
DAX PTS
13 077.72
-0.28 %
Dowjones PTS
24 715.09
+0.00 %
6 866.25
-0.51 %
Nikkei PTS
22 930.36
-

Arménie: après le triomphe populaire, un nouveau gouvernement à trouver

| AFP | 567 | Aucun vote sur cette news
Des Arméniens en liesse après la démission de l'ancien président Serge Sarkissian, nommé Premier ministre, à Erevan le 23 avril 2018
Des Arméniens en liesse après la démission de l'ancien président Serge Sarkissian, nommé Premier ministre, à Erevan le 23 avril 2018 ( KAREN MINASYAN / AFP )

L'Arménie va devoir se chercher un nouveau gouvernement et désigner son chef, après la démission de l'ancien président Serge Sarkissian, nommé Premier ministre il y a moins d'une semaine et chassé par la contestation populaire.

Sa démission doit maintenant être suivie par celle de tout le gouvernement, les différents partis siégeant au Parlement ayant sept jours pour proposer leurs candidats au poste de Premier ministre.

La bataille politique n'est sans doute pas terminée, le Parlement étant dominé par une coalition menée par le "Parti républicain" de Serge Sarkissian, qui dispose de 65 sièges sur 105.

"Fier citoyen d'Arménie, tu as gagné! Et personne ne peut te priver de cette victoire. Je te félicite, peuple victorieux!", a déclaré lundi le député et chef de l'opposition Nikol Pachinian, qui a mobilisé pendant onze jours consécutifs des milliers de personnes pour réclamer le départ de Serge Sarkissian.

Sur la place de la République, au coeur d'Erevan, où est situé le siège du gouvernement arménien, des milliers de personnes étaient réunies après l'annonce de la démission du Premier ministre, brandissant des drapeaux arméniens, s'embrassant et dansant.

Liesse populaire à Erevan après la démission du Premier ministre Serge Sarkissian, le 23 avril 2018
Liesse populaire à Erevan après la démission du Premier ministre Serge Sarkissian, le 23 avril 2018 ( KAREN MINASYAN / AFP )

"C'est une nouvelle vie qui commence aujourd'hui!", a assuré à l'AFP Goar Badalian, étudiante de 21 ans.

Dans plusieurs quartiers d'Erevan, les propriétaires de petits commerces installaient des tables dans la rue et ouvraient des bouteilles de vin, invitant les passants à trinquer à l'avenir du pays, selon une journaliste de l'AFP.

- "Je me suis trompé" -

Le Premier ministre arménien Serge Sarkissian le 17 avril 2018 au parlement à Erevan
Le Premier ministre arménien Serge Sarkissian le 17 avril 2018 au parlement à Erevan ( Karen MINASYAN / AFP/Archives )

L'annonce surprise de la démission de Serge Sarkissian est intervenue lundi quelques heures après la libération de Nikol Pachinian, interpellé la veille lors d'une manifestation. Il avait aussitôt rejoint les protestataires dans les rues d'Erevan, lançant: "Tout le monde a déjà compris que nous avons gagné!"

"Je quitte le poste de dirigeant du pays", a laconiquement déclaré Serge Sarkissian dans un communiqué annonçant son départ. "Nikol Pachinian avait raison. Et moi, je me suis trompé", a ajouté M. Sarkissian, élu Premier ministre par les députés après avoir été dix ans président.

"Le mouvement de la rue ne voulait pas que je sois Premier ministre. Je satisfais votre demande et je souhaite paix et harmonie à notre pays", a-t-il précisé, une nouvelle accueillie sur la place de la République par des cris de joie et des applaudissements.

L'ex-président a ajouté qu'il n'avait pas souhaité recourir à la force pour disperser les manifestations, assurant: "ce n'est pas dans ma nature".

Crise politique en Arménie
Crise politique en Arménie ( Laurence SAUBADU, Jean-Michel CORNU, Vincent LEFAI / AFP )

Depuis le 13 avril, les manifestations se succédaient pour exiger la démission de Serge Sarkissian, accusé par les contestataires de s'accrocher à tout prix au pouvoir et de n'avoir rien fait pour améliorer la vie de ses compatriotes.

Après dix ans à la tête de l'Etat, il avait fait voter une réforme constitutionnelle donnant des pouvoirs renforcés au Premier ministre et laissant au président un rôle essentiellement honorifique.

- "Mentalité soviétique" -

Scène de joie à Erevan après la démission de l'ancien président Serge Sarkissian, le 23 avril 2018 en Arménie
Scène de joie à Erevan après la démission de l'ancien président Serge Sarkissian, le 23 avril 2018 en Arménie ( Vano Shlamov / AFP )

"Serge Sarkissian est un dirigeant qui a une mentalité soviétique. Et le monde d'aujourd'hui exige qu'on manifeste une approche nouvelle face aux problèmes", a déclaré à l'AFP un étudiant manifestant de 23 ans, Karen Khatchatrian.

Avant la démission du Premier ministre, le président du Parlement Ara Babloïan, le premier vice-Premier ministre Karen Karapetian et le ministre de la Défense Viguen Sarkissian ont appelé au "dialogue" entre les manifestants et les autorités.

"Je ne veux pas qu'un Arménien se batte contre un autre Arménien", a déclaré le ministre de la Défense lors d'une conférence de presse.

Le Kremlin suit "attentivement la situation en Arménie", un "pays extrêmement important" pour la Russie et son "très proche allié", a déclaré à Moscou le porte-parole du président Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, en prenant soin de souligner que ce mouvement de protestation était "une affaire intérieure arménienne".

Les manifestants reprochent également à M. Sarkissian, un ancien militaire de 63 ans, de n'avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l'économie du pays.

Dimanche matin, une tentative de négociations entre M. Pachinian, ancien journaliste et opposant de longue date, et Serge Sarkissian, réunis devant les caméras de télévision dans un grand hôtel de la capitale arménienne, avait échoué après une brève et acrimonieuse discussion entre les deux hommes.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

ÉVÈNEMENT

IMMERSION EXCLUSIVE AU COEUR DE LA BOURSE
DU 28 MAI AU 1erJUIN 2018

EN PARTENARIAT AVEC

INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT ! Cliquez ici

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 18/05/2018

  Information relative au nombre d'actions et de droits de vote prévue par l'article 223-16 du règlement général de l'Autorité des marchés…

Publié le 18/05/2018

Le démarrage du plan Dimension 2020 commence à porter ses fruits...

Publié le 18/05/2018

A l'issue de l'opération, le FCPE Eiffage Actionnariat Relais 2018 détiendra 1,93% du capital...

Publié le 18/05/2018

L'assemblée a pris acte de la démission de son poste d'administrateur de Christian de Longevialle...

Publié le 18/05/2018

Paris, France - le 18 mai 2018 CGG annonce que l'homologation de son plan de sauvegarde par le Tribunal de commerce de Paris le 1er décembre 2017 a été confirmée par un arrêt…