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Après l'accouchement, le réconfort: repos 5 étoiles pour mamans chinoises

| AFP | 274 | Aucun vote sur cette news
Des Chinoises qui viennent d'accoucher suivent un cours de yoga au Centre post-natal international du lac Malaren, le 17 mai 2018 à Shanghai
Des Chinoises qui viennent d'accoucher suivent un cours de yoga au Centre post-natal international du lac Malaren, le 17 mai 2018 à Shanghai ( - / AFP )

En Chine, où les mamans et leur bébé doivent selon la tradition être confinés et bichonnés pendant un mois après l'accouchement, de luxueux centres spécialisés, dignes d'hôtels 5 étoiles, proposent des séjours mensuels à 10.000 euros.

Cours de yoga, salon de massage, nounou attitrée, cheesecakes élaborés par des cuisiniers disponibles à tout moment... Bienvenue dans un "centre de repos post-natal" de Shanghai (est), où tout est pensé pour le bien-être des familles.

La culture traditionnelle chinoise dicte aux jeunes mères de limiter au maximum les efforts, l'exposition aux courants d'air et les aliments épicés durant un mois après la naissance. Elles doivent accorder un soin particulier à leur santé.

Les mamans restent en général à la maison. Mais les établissements d'accueil spécialisés se multiplient. Comme le Centre post-natal international du lac Malaren, à Shanghai. Prix mensuel: jusqu'à 70.000 yuans (9.400 euros).

"On préférait trouver une structure professionnelle pour s'occuper de notre bébé. On n'avait pas d'expérience dans ce domaine", explique Yu Xueting, 34 ans, aux côtés de son fils Kangkang né il y a quelques semaines.

Une armada d'infirmiers, de soignants et de "coaches" sont aux petits soins pour les locataires de cet établissement moderne, orné de tourelles qui s'inspirent de l'architecture de l'Europe du Nord.

Une nounou dort dans la même chambre que maman et bébé. Un studio photo immortalise les premiers instants de la vie du nourrisson. Et des professeurs enseignent aux mères comment s'occuper de l'enfant -- et d'elles-mêmes.

Une employée du Centre post-natal international du lac Malaren s'occupent des nourrissons pendant que les mamans se reposent, le 17 mai 2018 à Shanghaï
Une employée du Centre post-natal international du lac Malaren s'occupent des nourrissons pendant que les mamans se reposent, le 17 mai 2018 à Shanghaï ( - / AFP )

Quant aux pères, ils peuvent également séjourner dans l'établissement s'ils le souhaitent, mais se contentent en général d'effectuer des visites.

Pour la jeune maman Yu Xueting, qui travaille pour la société informatique américaine Hewlett-Packard, le séjour dans ce centre spécialisé permet de "libérer la famille".

"Si on ramène tout de suite le bébé à la maison, personne ne pourra passer de bonnes nuits. J'ai un congé maternité, donc pour moi ça va, mais mon mari doit aller travailler tous les jours".

- Pas de douche -

Fruits, pâtisseries et repas soigné servis aux Chinoises venant d'accourcher au Centre post-natal international du lac Malaren, le 17 mai 2018 à Shanghai
Fruits, pâtisseries et repas soigné servis aux Chinoises venant d'accourcher au Centre post-natal international du lac Malaren, le 17 mai 2018 à Shanghai ( - / AFP )

La tradition du repos post-natal remonte à 200 avant J.-C., explique Elizabeth Hui-Choi, maître de conférence à l'Ecole d'infirmiers de l'Université de Hong Kong.

Les impératrices faisaient alors l'objet d'une attention minutieuse après l'accouchement. Elles devaient suivre un régime alimentaire spécial et des soins afin de se remettre sur pied et d'éviter les maladies.

"Pour les gens de l'époque, bien traiter la mère était forcément bénéfique au bébé. Et cette vision a perduré jusqu'à aujourd'hui", explique Mme Hui-Choi.

En vertu de certains préceptes anciens, des mamans vont pendant un mois arrêter de se doucher, de se brosser les dents ou même de s'aventurer à l'extérieur. Ces actions sont perçues comme susceptibles de bouleverser l'équilibre thermique et spirituel du corps.

Yu Xueting a ainsi cessé pendant une semaine de se laver les cheveux. Mais les médecins du centre lui ont assuré que ce n'était pas nécessaire.

Beaucoup d'experts en Chine recommandent aujourd'hui une approche plus pragmatique, à mi-chemin entre médecines chinoise et occidentale. Pour eux, certains rituels anciens ne sont pas hygiéniques et peuvent renforcer le sentiment d'isolement des femmes et déboucher sur une dépression post-partum.

Selon le journal étatique Legal Daily, le nombre de centres post-natals en Chine a "explosé" ces dernières années, passant de quelques dizaines en 2000 à plus de 4.000 en 2017.

Explication: les Chinoises donnent naissance à leur premier enfant plus tard dans leur vie car elles font davantage d'études qu'auparavant. Les grands-parents sont donc plus âgés et moins capables de donner un coup de main, d'où le recours à une aide extérieure.

- Six repas par jour -

Xu Jingfang (g), la maman du petit Kirk bercé par une nounou, au Centre post-natal international du lac Malaren,  le 17 mai 2018 à Shanghai
Xu Jingfang (g), la maman du petit Kirk bercé par une nounou, au Centre post-natal international du lac Malaren, le 17 mai 2018 à Shanghai ( - / AFP )

L'élévation très rapide du niveau de vie dans le pays depuis plus de 30 ans fait également que les Chinois ont davantage les moyens de se payer ce genre de centre.

Enfin, la demande a gonflé depuis que la Chine a assoupli en 2015 sa politique de limitation des naissances: les parents ayant déjà un enfant peuvent éprouver des difficultés à s'occuper seuls de leur nouveau-né.

Mais l'habitude du "mois post-natal", très respecté en Chine, est parfois accueillie avec scepticisme à l'étranger. Comme l'explique Xu Jingfang, la maman du petit Kirk qu'elle a eu avec son mari britannique.

"Au début, il trouvait l'idée vraiment bizarre. Il m'a dit 'Tu vas avoir un bébé, pas une opération à coeur ouvert'", explique la jeune femme de 30 ans. Elle est l'une des 80 mères à séjourner dans l'établissement de Shanghai.

Elle raconte que "tous (ses) amis et proches" ont décidé de recourir à ce type de centre.

"C'est bien plus simple. Ici, vous avez des soins 24 heures sur 24 pour le bébé. Vous avez quelqu'un qui vous cuisine six repas par jour", ajoute Mme Xu, entourée d'une flopée de soignants prêts à s'occuper du petit Kirk au premier gémissement.

Mais cela ne sera-t-il pas trop dur de rentrer à la maison après un séjour tout confort dans et établissement?

"J'ai recruté une nounou pour chez nous. Je pense que la vie sera plus intéressante qu'ici, où parfois je m'ennuie un peu. Mais elle va aussi devenir plus dure".

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