En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
4 847.53 PTS
-
4 816.00
-
SBF 120 PTS
3 868.16
-
DAX PTS
11 090.11
-0.41 %
Dowjones PTS
24 404.48
-1.22 %
6 646.81
-2.03 %
1.136
+0.03 %

Au prix de lourds sacrifices, Merkel pose les bases d'un 4ème mandat

| AFP | 452 | Aucun vote sur cette news
De gauche à droite, le leader de la CSU Horst Seehofer, la chancelière Angela Merkel et le leader du SPD Martin Schulz, au cours d'une conférence de presse à Berlin le 7 février 2018
De gauche à droite, le leader de la CSU Horst Seehofer, la chancelière Angela Merkel et le leader du SPD Martin Schulz, au cours d'une conférence de presse à Berlin le 7 février 2018 ( Tobias SCHWARZ / AFP )

La chancelière Angela Merkel a salué mercredi la perspective d'un gouvernement "stable" en Allemagne après son accord au forceps avec les sociaux-démocrates, une alliance qui lui a coûté très cher mais lui ouvre les portes d'un quatrième mandat.

"Je suis convaincu que ce contrat de coalition (...) est le fondement du gouvernement stable dont notre pays a besoin et que beaucoup dans le monde attendent de nous", a insisté la dirigeante conservatrice( CDU/CSU) à l''issue d'un dernier round de 24 heures de tractations sans interruption à Berlin.

Angela Merkel Face aux réticences du SPD à s'allier à nouveau avec elle, les démocrates-chrétiens ont dû faire de nombreuses concessions. Les sociaux-démocrates obtiennent plusieurs ministères-clés, dont celui des Finances.

- L'érosion de Merkel -

Le Parlement allemand
Le Parlement allemand ( smi / AFP )

Cela marque une rupture avec l'héritage du très orthodoxe Wolfgang Schäuble, conservateur et titulaire du poste pendant huit ans jusqu'à fin 2017. Ce ministère devrait revenir à Olaf Scholz, maire de la deuxième ville du pays, Hambourg, et figure respectée au sein du SPD.

"Je veux bien admettre que la question de qui obtient quel ministère n'a pas été simple", a reconnu Mme Merkel. "Oulalala...au moins on gardé la chancellerie", a ironisé sur twitter d'un ton amer un des députés de Mme Merkel, Olav Gutting.

L'ancien président du parlement européen et dirigeant social-démocrate, Martin Schulz, devrait quant à lui être appelé aux Affaires étrangères.

Une volte-face pour celui qui fin 2017 proclamait encore qu'il ne participerait jamais à un gouvernement d'Angela Merkel. Du coup, selon plusieurs médias, il devrait quitter la présidence du SPD un an seulement après y avoir été élu.

Le maire de Hambourg et numéro deux du SPD, Olaf Scholz, arrive au siège de son parti à Hambourg pour les négociations de gouvernement de coalition le 3 février 2018
Le maire de Hambourg et numéro deux du SPD, Olaf Scholz, arrive au siège de son parti à Hambourg pour les négociations de gouvernement de coalition le 3 février 2018 ( Tobias SCHWARZ / AFP/Archives )

La CSU, l'aile la plus à droite de la famille politique d'Angela Merkel, récupère un super-ministère de l'Intérieur, de la Construction et de la Patrie. Un gage à l'adresse de l'électorat le plus conservateur. Ce parti n'a cessé depuis deux ans de dénoncer la politique migratoire généreuse de la chancelière.

Pour le quotidien Bild, la chancelière a trop cédé pour ne pas en passer par "des élections anticipées".

"Quel prix a-t-elle payé ? C'est à la limite du sacrifice personnel! Que lui reste-t-il vraiment d'elle?" assène ce journal. "Que Merkel cède ainsi illustre l'érosion de son pouvoir (...) en matière de politique européenne, elle va le sentir passer".

La chancelière se devait d'arracher un accord pour rester au pouvoir. Les élections législatives de septembre, marquées par un repli des partis traditionnels et une percée de l'extrême droite, n'ont pas permis de dégager une majorité claire à la chambre des députés.

Les discussions ont longtemps buté sur le niveau des dépenses militaires mais surtout sur la réforme de l'assurance-maladie en Allemagne, pour réduire les inégalités entre médecine publique et privée, et le marché du travail.

La ministre de la Défense allemande Ursula von der Leyen, au siège de la CDU à Berlin le 7 février 2018
La ministre de la Défense allemande Ursula von der Leyen, au siège de la CDU à Berlin le 7 février 2018 ( Tobias SCHWARZ / AFP )

- Obstacle de taille -

Le projet de contrat de coalition prévoit que le prochain mandat de la chancelière, théoriquement jusqu'à l'automne 2021, soit placé sous le signe de la relance de l'Europe, au diapason des priorités du chef de l'Etat français Emmanuel Macron.

Il accepte prudemment l'idée française d'un budget d'investissement pour la zone euro et d'une meilleure protection des pays membres face aux crises financières.

Pour entamer son nouveau mandat à 63 ans, la chancelière devra encore franchir un obstacle de taille avec un vote prévu sur le contrat de coalition des quelque 460.000 militants du SPD, dont le résultat est attendu début mars. Et ils sont très divisés sur l'idée même d'une alliance avec la droite, au moment où leur parti ne cesse de plonger dans les sondages.

Pour tenter d'amadouer ses militants, Martin Schulz a obtenu que l'accord de gouvernement inclue une clause de réévaluation au bout de deux ans, une manière de mettre Angela Merkel en sursis dès le début de son mandat.

"Nous allons maintenant convaincre les militants qu'on a négocié un très bon accord", a dit M. Schulz mercredi.

Un rejet du contrat de coalition mettrait la chancelière face à un choix difficile: former un instable gouvernement minoritaire ou accepter de nouvelles élections, deux scénarios inédits dans l'Allemagne d'après-guerre.

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

RETROUVEZ LES WEBINAIRES BOURSE DIRECT

Les Turbos Call, du levier à la hausse pour votre portefeuille
Lundi 28 janvier de 12h30 à 13h30

Les SCPI, un produit incontournable dans la conjoncture actuelle ?
Vendredi 1er février de 12h15 à 13h00

Protéger son portefeuille avec les Turbos Put
Lundi 11 février de 12h30 à 13h00

Tradez sur le CAC 40 avec du levier
Lundi 18 février de 12h15 à 13h00

CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 22/01/2019

Retour d'Assemblée générale...

Publié le 22/01/2019

Paris, le 22 Janvier 2019, 19h00   Cession à Azerion des dernières activités historiques de régie en Belgique, au Portugal et d'une participation en…

Publié le 22/01/2019

WISeKey et le Blockchain Research Institute signent un accord pour créer des Centres d'excellence de la Blockchain interconnectés à travers le monde L'accord a…

Publié le 22/01/2019

Article L.233-8 II du Code de commerce et article 223-16 du Règlement général de l'Autorité des marchés financiers     Dénomination sociale de l'émetteur…

Publié le 22/01/2019

Paris, le 22 janvier 2019 - L'Assemblée générale mixte de Sodexo s'est tenue le 22 janvier 2019 à la Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt, sous la présidence de Sophie…