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"Air Cocaïne": l'enquête des gendarmes, de Saint-Tropez au grill de la cour d'assises

| AFP | 337 | Aucun vote sur cette news
Les deux anciens pilotes de chasse Pascal Fauret (d) et Bruno Odos arrivent à la cour d'assises spéciale des Bouches-du-Rhône pour le procès d'
Les deux anciens pilotes de chasse Pascal Fauret (d) et Bruno Odos arrivent à la cour d'assises spéciale des Bouches-du-Rhône pour le procès d'"Air Cocaïne", le 18 février 2019 à Aix-en-Provence ( GERARD JULIEN / AFP )

L'enquête des gendarmes sur l'affaire "Air Cocaïne", depuis l'atterrissage suspect d'un jet privé à Saint-Tropez jusqu'au démantèlement d'une organisation internationale d'importation de cocaïne, a subi mardi les assauts de la défense devant la cour d'assises.

Neuf accusés comparaissent pendant sept semaines devant la cour d'assises spéciale à Aix-en-Provence, dont un seul est détenu, Ali Bouchareb, 47 ans, présenté par l'accusation comme le commanditaire de ce trafic de drogue en bande organisée.

"Travail de charlot, de branquignole !" : la défense de cet homme, le seul à risquer la perpétuité car en récidive, a tiré mardi à boulets rouges sur François Segura, le gendarme de la section de recherches de Marseille qui a codirigé l'enquête.

Face aux six magistrats professionnels et à la centaines de tomes jaunes du dossier alignés à leurs pieds, le gendarme, à la retraite après 37 années de service, venait de mettre en évidence "le niveau élevé d'organisation criminelle internationale" de l'équipe "d'Air Cocaïne".

Ses membres sont tombés après l'interception en mars 2013 en République dominicaine d'un Falcon 50, rempli de 680 kilos de cocaïne, que deux pilotes français, Pascal Fauret et Bruno Odos, s'apprêtaient à faire décoller.

La veille, à l'ouverture du procès, MM. Odos et Fauret avaient clamé leur innocence, ce dernier déclarant : "je ne suis ni un délinquant, ni un criminel, je ne fais partie d'aucune bande organisée".

Pour le gendarme, comme pour le magistrat instructeur, Ali Bouchareb, "un trafiquant international de stupéfiants", est la pièce centrale du dossier, connu sous le nom de "Rayan" comme l'organisateur des envois de cocaïne en Europe, à l'aide de ses contacts dans les cartels sud-américains.

- Ecoutes illégales -

Son CV joue contre lui : recherché après avoir été condamné à Lyon pour une affaire de trafic de drogue, il est arrêté en 2014 en Espagne en flagrant délit d'importation d'un container où se trouvent 400 kilos de poudre blanche péruvienne.

Les conclusions du gendarme ont été attaquées pendant plus de quatre heures par Me Frank Berton et Me Philippe Screve, les avocats de M. Bouchareb, exploitant l'absence de preuve matérielle irréfutable à son encontre.

"Vous avez identifié neuf +Rayan+ dans la procédure !" ironise Me Berton, exploitant les flous du dossier qui s'appuie en partie sur des pièces de la justice espagnole ou sur la procédure dominicaine, à propos desquelles le gendarme doit admettre à plusieurs reprises son ignorance ou reconnaître des incohérences.

Ce dernier s'est par ailleurs autorisé une remarque à l'égard des services de l'Ocrtis, l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants, saisi initialement de l'enquête et qui n'aurait pas "transmis tout les éléments qu'il aurait dû".

Avocat des pilotes, Me Antoine Vey a commencé à éreinter la procédure dominicaine, sur laquelle s'appuie en partie l'enquête française : "elle est émaillée d'atteintes au droit et à la défense !", a-t-il lancé.

Les pilotes se sont enfuis du pays après y avoir été condamnés à 20 ans de prison, tout comme deux autres personnages clé, Alain Castany et Nicolas Pisapia, dont les cas ont été disjoints et qui seront jugés plus tard.

De son côté, le président de la cour Jean-Luc Tournier a salué le "travail considérable" de la gendarmerie. En République Dominicaine, a-t-il souligné, il y a eu "des échanges d'une liberté de parole étonnante à l'audience, des interrogatoires et des contre-interrogatoires", "l'impression d'un travail extrêmement précis et bien fait".

Avant de pointer toutefois, lui aussi, deux "choses qui font mal" dans l'enquête française : la présence du visage d'un avocat de la défense sur une planche photo utilisée pour identifier les suspects, et surtout la retranscription illégale d'écoutes de femmes des pilotes avec les avocats de leur mari.

"En démocratie ça ne devrait pas exister", a cinglé le magistrat. "C'est une erreur fondamentale et regrettable", a convenu le gendarme.

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