En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.
  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 576.06 PTS
-
5 523.00
-
SBF 120 PTS
4 416.72
-
DAX PTS
12 313.16
-
Dowjones PTS
26 597.05
-0.22 %
7 784.41
-0.34 %
1.116
+0.04 %

"Ils savaient" : l'accusation accable les pilotes "d'Air Cocaïne"

| AFP | 510 | 4 par 1 internautes
Bruno Odos (G) et Jean Fauret, co-pilote et pilote du Falcon 50, arrivent le 19 mars 2019 à la cour d'assises d'Aix-en-Provence pour la suite du procès
Bruno Odos (G) et Jean Fauret, co-pilote et pilote du Falcon 50, arrivent le 19 mars 2019 à la cour d'assises d'Aix-en-Provence pour la suite du procès "Air Cocaïne" ( GERARD JULIEN / AFP/Archives )

L'avocat général a accablé lundi dans son réquisitoire les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret, convaincu que ces figures centrales du procès "Air Cocaïne" "savaient" qu'elles transportaient des centaines de kilos de drogue à bord de leur Falcon 50.

Au terme d'un réquisitoire de plus de 10 heures dans lequel il a demandé des peines allant jusqu'à 25 ans de réclusion pour les 7 autres accusés, Marc Gouton a fait perdre aux deux pilotes l'air détaché qu'ils affrichaient depuis l'ouverture du procès, six semaines plus tôt.

Le magistrat a réclamé sept années de prison ferme pour leur participation à ce trafic transatlantique de cocaïne, révélé au grand jour par l'interception du Falcon 50, rempli de 700 kilos de cocaïne, en mars 2013 à Punta Cana en République Dominicaine.

Bruno Odos, 59 ans, et Pascal Fauret, 58 ans, qui s'apprêtaient à décoller pour Saint-Tropez, avaient été arrêtés par les Dominicains et condamnés par la justice locale à 20 ans de prison.

Ils avaient reçu de nombreux soutiens en France et étaient parvenus à s'enfuir clandestinement vers l'Hexagone. Ces deux anciens pilotes de l'armée, habilités à transporter l'arme nucléaire, ont toujours nié être au courant de ce qu'ils transportaient.

"Des mercenaires au service du crime organisé? Certainement pas!", a convenu l'avocat général. Mais "ils ont été littéralement confits dans un système dont ils n'ont pas voulu sortir, ce postulat selon lequel le client est roi, qu'on ne peut rien savoir, qu'on ne doit rien savoir".

Ce postulat, "je ne peux pas m'en satisfaire", a-t-il ajouté. "Quand on ne veut pas voir ce que l'on devrait voir, c'est parfois que l'on sait ce qu'il y a à voir. Quand vous ne posez pas de question, c'est bien souvent que vous connaissez déjà la réponse".

"Allez! Donnez-les nous les preuves si vous les avez, et je m'incline !", l'a interrompu après plus de 10 heures de réquisitoire l'avocat des pilotes, Eric Dupond-Moretti, qui doit plaider mardi.

"Mules de luxe"

Le dossier
Le dossier "Air Cocaïne" dans la salle des assises d'Aix-en-Provence le 18 février 2019 ( GERARD JULIEN / AFP/Archives )

Sur le fond, l'accusation souligne que même dans un monde où tout est fait pour ne pas froisser le client, tous les indicateurs étaient au rouge lors des trois vols suspects entre la France, Quito ou la République Dominicaine via les Açores.

Lors d'un vol, un seul passager a embarqué avec dix valises, boueuses et cabossées, un autre trajet a été réservé avec 100.000 euros en cash, un plan de vol modifié 27 fois... "Ni l'aviation militaire, ni l'aviation d'affaire n'empêchent de réfléchir. Si les pilotes de chasse et de ligne étaient recrutés parmi les abrutis ça se saurait !", a martelé le magistrat.

"Notre dossier, c'est un dossier de mules. De mules de luxe, mais de mules quand même", a-t-il résumé, en référence aux petites mains des trafics de drogue qui ingèrent ou transportent des boulettes de drogue avant d'embarquer dans des vols commerciaux, contre rémunération.

Ce "sont des officiers qui ont donné vingt ans de leur vie à la défense de la France, qui ont risqué leur vie, ils n'ont pas le profil de trafiquants", a reconnu l'avocat général, qui a également demandé l'interdiction de toute activité en lien avec l'aéronautique à l'encontre des pilotes.

Mais "le profil absolument sans tâche de Bruno Odos et Pascal Fauret n'est pas en soi la démontration de leur innocence", a-t-il rappelé. Les cours d'assises sont pleines de gens qui n'ont pas le profil".

La peine la plus lourde - 25 ans de réclusion - a par ailleurs été requise à l'encontre d'Ali Bouchareb, considéré comme le commanditaire des trois vols transatlantiques suspects. Le magistrat a aussi demandé 12 ans d'emprisonnement pour Frank Colin, l'organisateur des rotations aériennes du Falcon 50, en contact avec la plupart des protagonistes. Sept ans de prison ont été requis à l'encontre d'un collègue et du patron des pilotes, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus, pour leurs "rôles complémentaires".

Enfin, quatre ans de prison ont été requis contre un douanier complice, François-Xavier Manchet, qui leur a prêté main forte et permis d'ouvrir les portes de l'aéroport d'affaires de Saint-Tropez La Môle, aux pratiques de sécurité laxistes

 ■

Copyright © 2019 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 4
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 24/04/2019

es deux microcathéters ont rejoint le portefeuille de Guerbet à l'issue de l'acquisition d'Accurate...

Publié le 24/04/2019

Worldline annonce son chiffre d'affaires pour le premier trimestre de 2019...

Publié le 24/04/2019

L'annonce était plus ou moins attendue...

Publié le 24/04/2019

Guidance réitérée sur le chiffre d'affaires et l'Ebitda

Publié le 24/04/2019

Mersen a affiché un chiffre d’affaires consolidé pour le premier trimestre 2019 de 240 millions d’euros, en croissance de 8,4 % à périmètre et change constants. En tenant compte d’un effet…