Aide à mourir: au Canada, le choix de sa fin et la célébration de sa vie
"Est‑ce que je suis lâche de demander l'aide médicale à mourir?"La question, le Canadien Jacques Poissant l'a posée à sa fille quand à 93 ans les souffrances provoquées par son cancer de la prostate sont devenues insupportables."Il dépérissait, il n'avait plus de joie de vivre", se souvient Josée Poissant, 61 ans. Quand cet ancien courtier d'assurances a su qu'il était autorisé à partir "il a cessé de souffrir". Ensuite, il n'a jamais douté, raconte cette femme au large sourire et aux lunettes aux couleurs acidulées.Cinq années plus tard, en 2025, sa mère a fait le même choix,…