En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 398.32 PTS
-0.35 %
5 387.50
-0.51 %
SBF 120 PTS
4 320.54
-0.34 %
DAX PTS
12 561.42
-0.98 %
Dowjones PTS
25 058.12
-0.03 %
7 350.23
-0.03 %
1.172
+0.00 %

Afrique du Sud: nouveau coup dur judiciaire pour le président Zuma

| AFP | 236 | Aucun vote sur cette news
Le président sud-africain Jacob Zuma, le 12 avril 2017 à Soweto
Le président sud-africain Jacob Zuma, le 12 avril 2017 à Soweto ( John WESSELS / AFP/Archives )

La justice sud-africaine a rouvert la voie vendredi à un éventuel procès pour corruption contre le président Jacob Zuma dans une affaire de ventes d'armes qui tient le pays en haleine depuis une bonne dizaine d'années.

Dans un jugement lu à l'audience par le juge Eric Leach, la Cour suprême d'appel de Bloemfontein (centre) a rejeté un appel du chef de l'Etat contre la décision de relancer contre lui 783 inculpations de corruption, fraude fiscale et extorsion de fonds dans le cadre de ce dossier.

Très attendue, cette décision renvoie la balle dans le camp du parquet général sud-africain (NPA), qui doit désormais décider de relancer ou non le dossier et, éventuellement, de renvoyer Jacob Zuma devant un tribunal.

A la pointe du combat contre le chef de l'Etat, le principal parti d'opposition, l'Alliance démocratique (DA), a salué une "victoire pour la justice, pour l'Etat de droit et pour l'Afrique du Sud".

"La loi s'applique à tous, quel que soit son statut", s'est félicité le chef de la DA, Mmusi Maimane, devant la presse. "Si le président est innocent comme il le clame, il doit laisser un tribunal en juger", a-t-il ajouté.

La présidence s'est pour sa part réjouie dans un communiqué que M. Zuma puisse désormais "présenter ses arguments" au parquet afin qu'il rende "une décision fondée".

L'actuel chef de l'Etat est accusé d'avoir touché, alors qu'il était vice-président, des pots-de-vin pour un contrat d'armement de 4,2 milliards d'euros signé en 1999 par l'Afrique du Sud avec plusieurs entreprises européennes, dont la française Thales.

Il avait alors été formellement inculpé, mais ces poursuites avaient été abandonnées en 2009 au motif qu'elles avaient été, selon le parquet général, motivées politiquement.

- Bataille politique -

M. Zuma était alors engagé dans une furieuse bataille politique avec le président de l'époque, Thabo Mbeki.

Limogé de son poste de vice-président en 2005 à cause de son inculpation, M. Zuma avait pris sa revanche en accédant en 2007 à la direction du Congrès national africain (ANC, au pouvoir), puis en obtenant la chute du président Mbeki un an plus tard.

Opportunément libéré de toute poursuite, M. Zuma a accédé à la présidence de l'Afrique du Sud après les élections de 2009.

Depuis huit ans maintenant, l'Alliance démocratique a multiplié les requêtes devant la justice pour obtenir la réouverture du dossier.

Elle a enfin obtenu satisfaction en 2016, lorsqu'un tribunal de Pretoria a jugé "irrationnel" l'abandon des poursuites engagées contre M. Zuma. Mais le parquet général et le président Zuma ont fait appel de cette décision.

"Les appels sont rejetés", a confirmé vendredi la Cour suprême d'appel. "Les raisons avancées pour interrompre les poursuites (...) ne résistent pas à l'examen", a justifié le juge Leach.

Cette décision constitue un nouveau coup dur pour M. Zuma, déjà affaibli par une série de scandales qui perturbent la fin de son règne.

C'est un "revers significatif", a commenté à l'AFP l'expert en droit constitutionnel Lawson Naidoo. Le président "peut désormais saisir la Cour constitutionnelle", la plus haute instance judiciaire du pays, "mais il semble qu'il n'ait pas de raison juridique de le faire", a-t-il estimé.

- 'Plus fragile' -

Le chef de la DA a pressé le parquet de relancer le dossier au plus vite et exhorté le président "à cesser de gaspiller l'argent public en requêtes juridiques interminables".

Le chef de l'Etat "doit se résoudre à affronter son destin", a lancé en écho le président du Mouvement démocratique uni (UDM, opposition), Bantu Holomisa.

M. Zuma doit quitter la présidence sud-africaine au terme de son deuxième et dernier mandat à l'issue des élections générales prévues en 2019.

Son parti, le Congrès national africain (ANC), doit choisir en décembre son successeur à sa tête et, en cas de victoire du parti en 2019, à celle du pays.

Dans cette course, M. Zuma soutient son ex-épouse Nkosazana Dlamini-Zuma avec l'objectif, disent ses détracteurs, qu'elle lui garantisse son immunité judiciaire. Son principal adversaire est l'actuel vice-président Cyril Ramaphosa.

Le jugement rendu vendredi "va renforcer ceux qui au sein de l'ANC souhaitent négocier le départ" anticipé de M. Zuma de la présidence, a estimé l'analyste politique Ralph Mathekga, "il est devenu beaucoup plus fragile".

Jusqu'à présent, M. Zuma a toujours réussi à passer au travers des mailles de la justice. A une exception près. L'an dernier, il a été contraint de rembourser une partie des travaux de "sécurité" financés par l'Etat dans sa résidence privée.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote

SEMAINE TRICOLORE

1000 € OFFERTS*
SUR VOS FRAIS DE COURTAGE

Valable pour toute 1ère ouverture de compte avant le 24 juillet 2018

CODE OFFRE : BLEUS18

Je profite de l'offre

* Voir conditions
N'oubliez pas pour profiter de l'offre, indiquez le code promo : BLEUS18 lors de votre ouverture de compte.

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 20/07/2018

APRRLa filiale autoroutière d'Eiffage communiquera son chiffre d'affaires du deuxième trimestre après la clôture de la Bourse.ICADELa foncière publiera ses résultats du premier…

Publié le 20/07/2018

A 16h00 aux Etats-UnisReventes de logements en juin.source : AOF

Publié le 20/07/2018

Luxembourg, 20 juillet 2018 - Aperam annonce avoir mené à terme son programme de rachat d'actions annoncé le 30 janvier 2018 (ci-après le "Programme"). Au total,…

Publié le 20/07/2018

A l’issue de la période d'acceptation initiale et des périodes de réouverture volontaire et obligatoire de l’offre, près de 96 % des actions de Realdolmen ont été apportées. En…

Publié le 20/07/2018

Eurazeo annonce être entrée en négociations exclusives avec PAI Partners en vue de la cession de sa participation dans Asmodee, un leader international de l’édition et de la distribution de jeux…