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Une trentaine de morts dans le premier attentat à Kaboul depuis l'accord USA-talibans

| AFP | 763 | Aucun vote sur cette news
Des forces afghanes bloquent une route près du site de l'attaque qui a fait au moins 27 morts, le 6 mars 2020 à Kaboul
Des forces afghanes bloquent une route près du site de l'attaque qui a fait au moins 27 morts, le 6 mars 2020 à Kaboul ( STR / AFP )

Une trentaine de personnes ont été tuées vendredi dans une attaque contre un rassemblement politique dans l'ouest de Kaboul, qui a été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Quelque "29 personnes, dont des femmes, ont été tuées et 61 blessées", a déclaré Nasrat Rahimi, le porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur, sur la messagerie WhatsApp. Wahidullah Mayar, le porte-parole du ministère de la Santé, interrogé par l'AFP, a fait état de "32 morts, dont cinq femmes, et 58 blessés".

L'EI a revendiqué l'attaque via l'application Telegram. Deux jihadistes "ont visé un rassemblement d'apostats dans la ville de Kaboul avec des armes automatiques, des grenades et des lance-roquettes", a annoncé le groupe jihadiste.

Plus tôt, les talibans avaient nié toute responsabilité dans cette attaque qui souligne le niveau d'insécurité auquel l'Afghanistan est confronté, dans le contexte de l'engagement des Etats-Unis -le 29 février à Doha, la capitale du Qatar- en faveur d'un retrait dans les 14 mois de toutes les forces étrangères, en échange de garanties des talibans.

Dans une vidéo obtenue par l'AFP, Karim Khalili, le chef du Haut conseil afghan pour la paix, un organe public, voit son discours interrompu par un feu nourri. S'ensuivent des hurlements dans la foule.

Des photos sur les réseaux sociaux montrent des alignements de corps, dont certains ont le visage recouvert d'un morceau de tissu, signe qu'il s'agit de cadavres.

De nombreux membres de l'élite politique afghane étaient présents, dont le chef de l'exécutif afghan Abdullah Abdullah, qui dit avoir remporté la présidentielle de septembre même si les résultats officiels le donnent perdant.

Parmi les autres convives, l'ancien président Hamid Karzaï et l'ex-Premier ministre Salahuddin Rabbani avaient quitté l'évènement un peu plus tôt, a raconté Mohammad Mohaqiq, le plus connu des hommes politiques de la minorité hazara - dont les membres sont très majoritairement chiites dans un Afghanistan largement sunnite - et un proche d'Abdullah Abdullah, sur la chaîne de télévision Tolonews.

"Tous les responsables de haut niveau ont été évacués des lieux en toute sécurité", a commenté Nasrat Rahimi, le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

Les deux assaillants, qui avaient ouvert le feu à partir d'un chantier proche de l'évènement, ont été abattus, a-t-il ajouté.

"Crime contre l'humanité"

Localisation de Kaboul, en Afghanistan
Localisation de Kaboul, en Afghanistan ( / AFP )

Le président Ashraf Ghani a dénoncé "un crime contre l'humanité", dans un communiqué.

"Les attaques contre des civils sont inacceptables et ceux qui commettent de tels crimes doivent rendre des comptes", a quant à lui réagi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, cité par son porte-parole Stephane Dujarric.

L'attaque visait une cérémonie commémorant la mort d'Abdul Ali Mazari, un homme politique hazara.

L'année dernière, cette même cérémonie avait déjà été la cible de tirs de mortier. Le groupe État islamique avait alors également revendiqué l'attentat, dans lequel au moins 11 personnes avaient péri .

Cet incident survient moins d'une semaine après la signature de l'accord de Doha.

Une trêve partielle instaurée à la demande de Washington le 22 février avait été levée lundi par les talibans. Ceux-ci ont depuis lors multiplié les attaques contre les forces de sécurité afghanes, soulignant la difficulté d'un dialogue entre les insurgés et le gouvernement de Kaboul, une autre condition figurant l'accord conclu au Qatar.

La rencontre interafghane prévue pour le 10 mars à Oslo semble mal engagée, le président afghan Ashraf Ghani rejetant l'un des principaux points de cet accord : la libération de jusqu'à 5.000 prisonniers talibans en échange de celle de jusqu'à 1.000 membres des forces afghanes aux mains des insurgés.

Vendredi, Suhail Shaheen a répété la position des rebelles sur Twitter. Les talibans sont prêts à négocier mardi prochain "si les provisions de l'accord sont mises en place et les prisonniers sont libérés", a-t-il écrit, un retard dans les discussions ne pouvant être imputé qu'"aux autres parties".

Parmi les dispositions sécuritaires que les talibans se sont engagés à respecter figure aussi l'assurance qu'ils ne prêteront pas assistance à des groupes extrémistes et qu'ils les empêcheront de se faire de l'Afghanistan une base pour menacer la sécurité des Etats-Unis ou de leurs alliés.

Le groupe Etat islamique, présent en Afghanistan depuis 2015, a multiplié les attaques contre la communauté chiite dans ce pays. Ces derniers mois, il a été fragilisé par des frappes aériennes américaines et de multiples offensives des forces gouvernementales ainsi que des talibans.

Chassés de son bastion du Nangarhar, une province frontalière du Pakistan, ses combattants demeurent présents dans le territoire voisin du Kunar ainsi qu'à Kaboul.

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