En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques d'audience et vous proposer des services ou publicités adaptés à vos centres d'intérêt.  En savoir plus  J'accepte

  Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
5 494.17 PTS
+0.78 %
5 475.50
+0.65 %
SBF 120 PTS
4 397.14
+0.71 %
DAX PTS
12 430.88
+0.85 %
Dowjones PTS
26 743.50
+0.32 %
7 531.07
-0.50 %
1.175
+0.00 %

Affaire Skripal: May réunit son Conseil de sécurité, Moscou réclame "preuves" ou "excuses"

| AFP | 232 | Aucun vote sur cette news
Des policiers devant la maison de l'ex-espion russe Serguei Skripal à Sallisbury, au sud de l'Angleterre, victime d'une tentative d'empoisonnement
Des policiers devant la maison de l'ex-espion russe Serguei Skripal à Sallisbury, au sud de l'Angleterre, victime d'une tentative d'empoisonnement ( DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP )

La première ministre britannique Theresa May réunit mardi son Conseil de sécurité, après que Moscou eut exigé la veille des "preuves" ou des "excuses" de Londres qui l'accuse d'être responsable de l'empoisonnement d'un ex-espion russe au Royaume-Uni.

"Tôt ou tard, il faudra répondre de ces accusations infondées: soit fournir des preuves, soit présenter ses excuses", a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, tandis qu'à Bruxelles les chefs de la diplomatie de l'Union européenne faisaient bloc derrière Londres, l'assurant de leur "totale solidarité".

Tout juste réélu pour un 4e mandat avec un score écrasant, le président russe Vladimir Poutine avait vivement rejeté toute responsabilité dimanche soir, parlant de "grand n'importe quoi".

Mais, tandis que le chef de la diplomatie britannique, Boris Johnson, a évoqué de nouvelles sanctions contre Moscou, Theresa May a réitéré ses accusations lundi en déclarant: "J'affirme que ce que nous avons vu montre qu'il ne peut y avoir d'autre conclusion que la culpabilité de l'Etat russe dans ce qu'il s'est passé dans les rues de Salisbury", petite ville du sud-ouest de l'Angleterre où l'ex-espion Serguei Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été attaqués.

Mme May doit réunir à nouveau le Conseil de sécurité britannique mardi pour faire le point sur l'affaire.

Le président français Emmanuel Macron a appelé lui "les autorités russes à faire toute la lumière sur les responsabilités liées à l'inacceptable attaque de Salisbury, et à reprendre en main fermement d'éventuels programmes qui n'auraient pas été déclarés à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques" (OIAC).

"La réponse de la Russie a démontré un mépris évident pour la paix et la sécurité internationales", a commenté pour sa part le secrétaire général de l'Otan Jens Soltenberg, "nous continuons à demander à la Russie de fournir des informations complètes sur le programme Novitchok à l'OIAC".

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entendu lundi pour que l'UE "donne une réponse ferme et non seulement symbolique" à l'affaire, a déclaré M. Morawiecki à Varsovie.

L'ex-agent double et sa fille ont été empoisonnés le 4 mars à l'aide, selon les Britanniques, d'un agent innervant identifié comme appartenant à la famille des agents Novitchok, développés par la Russie. Ils sont toujours dans un état "critique", selon la police.

- Absurde -

Des experts de l'OIAC sont arrivés lundi au Royaume-Uni pour rencontrer leurs collègues du laboratoire militaire de Porton Down, près de Salisbury, et de la police britannique. Ils doivent repartir avec des échantillons de la substance utilisée.

Ces prélèvements "seront testés dans les laboratoires internationaux les plus réputés", les résultats devant être connus au mieux "après deux semaines", selon les autorités britanniques.

"Que quelqu'un puisse penser qu'en Russie quelqu'un se permettrait de faire de telles choses juste avant l'élection et la Coupe du monde de football, c'est absurde, du grand n'importe quoi", a commenté Vladimir Poutine.

"Nous avons détruit toutes nos armes chimiques sous la supervision d'observateurs internationaux", a-t-il affirmé, assurant que la Russie était "prête" à "participer aux enquêtes nécessaires". "Pour cela, il faut que la partie d'en face (les Britanniques, ndlr) soit aussi intéressée. Pour l'instant, nous ne le voyons pas".

La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova, a elle suggéré que d'autres pays que la Russie travaillaient sur les substances Novitchok.

"Ces pays, ce sont le Royaume-Uni, la Slovaquie, la République tchèque, la Suède. Au sujet des Etats-Unis, il faut aussi se poser la question", a-t-elle dit sur la chaîne Rossiya 24.

Des allégations fermement rejetées par la République Tchèque, la Slovaquie et la Suède lundi. "La Russie devrait plutôt répondre aux questions du Royaume-Uni", a tweeté la ministre suédoise des Affaires étrangères Margot Wallström. L'ambassadeur de Russie a été convoqué au ministère.

- Nouvelles sanctions en vue-

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, à Bruxelles lundi pour chercher le soutien de ses homologues européens, a qualifié "les démentis de la Russie" de "plus en plus absurdes".

La veille, il avait affirmé que Londres disposait de "preuves que la Russie a non seulement cherché à développer des agents innervants à des fins d'assassinat ces dix dernières années, mais a aussi fait des réserves d'agents Novitchok".

En réaction, le Royaume-Uni a décidé d'expulser 23 diplomates russes et de geler des contacts bilatéraux. La Russie a répondu en expulsant 23 diplomates britanniques et en ordonnant la cessation des activités en Russie du British Council, un organisme faisant la promotion des relations culturelles et de l'éducation.

Boris Johnson a expliqué que les individus "qui ont fait fortune grâce à la corruption et en lien avec le Kremlin, avec Vladimir Poutine" pourraient devoir expliquer l'origine de leurs biens situés au Royaume-Uni, sous peine de saisies.

 ■

Copyright © 2018 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
CONTENUS SPONSORISÉS
À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 21/09/2018

Paris, le 21 septembre 2018                                                                    Communiqué de mise à…

Publié le 21/09/2018

Vicat a annoncé la nomination d'Hugues Chomel comme Directeur financier du groupe, en remplacement de Jean-Pierre Souchet, Directeur général adjoint, qui devient conseiller du Président Directeur…

Publié le 21/09/2018

L'Assemblée Générale de Laurent-Perrier réunie le 21 septembre 2018 a décidé de nommer Philippe-Loïc Jacob en qualité de censeur...

Publié le 21/09/2018

Gascogne a révélé ses résultats au titre de son premier semestre 2018. Ainsi, le spécialiste du papier et de l’emballage a publié un résultat net consolidé de 5 millions d’euros, un…

Publié le 21/09/2018

Amoeba vient de publier des résultats semestriels 2018 impactés par le repositionnement de la société. Ainsi, le groupe a dévoilé une perte nette de 4,497 millions d’euros sur la période,…